<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100</id><updated>2011-09-26T14:56:56.184+02:00</updated><category term='033'/><category term='009'/><category term='11-12'/><category term='titre proposé'/><category term='015'/><category term='022'/><category term='010'/><category term='024'/><category term='019'/><category term='031'/><category term='029'/><category term='007'/><category term='020'/><category term='013'/><category term='028'/><category term='026'/><category term='les24'/><category term='004'/><category term='liste d&apos;accès aux Jukins'/><category term='006'/><category term='15-16-17'/><category term='Tous les Jukins.'/><category term='002'/><category term='024-2'/><category term='023'/><category term='011'/><category term='016'/><category term='021'/><category term='032'/><category term='accès direct à un Jukin'/><category term='003'/><category term='025'/><category term='008'/><category term='018'/><category term='017'/><category term='030'/><category term='005'/><category term='001'/><category term='012'/><category term='014'/><category term='027'/><title type='text'>Jukin - à la vie, à la con</title><subtitle type='html'>série de nouvelles entre le cartoon et le surréalisme&lt;br&gt;
publié un lundi sur deux</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>39</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-5575689169260729800</id><published>2011-03-09T01:05:00.004+01:00</published><updated>2011-03-09T01:21:41.373+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bonjour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si jamais vous êtes choqué de l'absence de mises à jour ici, vous avez raison. En fait je suis en pleine réflexion quant à la direction à prendre avec Jukin.&lt;br /&gt;En effet les épisodes sont de plus en plus longs, donc plus trop adaptés à l'internet puisque personne ne se lance dans la lecture d'un paragraphe de plus de 6 lignes (choix arbitraire mais surement juste).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus les publications s'espacent d'autant. Je songe donc à modifier la formule tout en voulant développer l'univers. Donc je pensais à faire des épisodes qui se suivent dans une histoire avec une intrigue plus général, mais le problème c'est qu'il faut suivre pour comprendre ce qui se passe. Et comme je suis lent ça risque d'être compliqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine aussi passer à une édition papier car les 33 premiers opus représentent 160 pages en livre de poche (j'ai calculé avec mes petites mains).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, voilà où j'en suis pour le moment. Je trouverai bien un passage à un moment, peut être un passage secret d'ailleurs. Vous en serez les premiers avertis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs n'hésitez pas à donner un avis, un encouragement ou des insultes gratuites dans la partie commentaire de ce billet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kiss kiss bye bye.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'auteur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; (ça fait classe ça mais ça veut rien dire).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-5575689169260729800?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/5575689169260729800/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2011/03/bonjour.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/5575689169260729800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/5575689169260729800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2011/03/bonjour.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-1072130918134310471</id><published>2010-12-27T17:20:00.018+01:00</published><updated>2010-12-27T18:19:34.884+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='033'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='titre proposé'/><title type='text'>33</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204); font-weight: bold;font-size:110%;" &gt;Ce matin, Jukin se réveille demain.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 204, 204);font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;titre proposé par Leila&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TRjDaD0wdmI/AAAAAAAAAlc/PHKlCXu3aZc/s1600/jukin%2B-%2B33%25282%2529.png"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TRjDaD0wdmI/AAAAAAAAAlc/PHKlCXu3aZc/s320/jukin%2B-%2B33%25282%2529.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5555404992832108130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il se gratta les fesses, énervé. La nuit avait été mauvaise, donc il s’était levé très tard mais il n’avait pas le temps. Comme chaque année à cette date, les habitants préparaient leur Bidule de la journée du Truc. Ils avaient 24 heures afin d’être au point. Le lendemain ils défilaient à tour de rôle sur la scène du théâtre, à l’horaire assigné.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Anxieux, Jukin se figea devant sa table. Le petit dej’ était déjà déballé et semblait-il consommé. Pourtant il l’avait débarrassé la veille au matin. Dans l’urgence il finit ce qui restait, les cauchemars flottant encore dans son esprit.&lt;br /&gt;Il était enfant, perdu seul en forêt, submergé par des ombres tortueuses. De rares flashs lumineux d’un soleil blanc l’éblouissaient à travers la canopée. Dans ces décharges de photons la nausée lui montait. Il était projeté furtivement dans son futur où il se voyait flétri, coincé dans un cul de sac de briques rouges. Enfant esseulé, ces visions intermittentes le tétanisaient. Alors quand une énorme masse gluante d’encre jaillit d’un tronc d’arbre, il ne put s’enfuir. Son lui futur se mit à paniquer aussi. La masse sombre approcha indéfiniment, pendant toute la nuit. Son angoisse ne cessa de monter, sans jamais atteindre de paroxysme. Ses lui passés et futurs alternaient sans cesse dans la tête de son lui présent, créant une confusion de terreur. Au moment du réveil, une décharge phénoménale le traversa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore embrouillé de ces sensations, il ouvrit son atelier au fond du jardin. Tout le matériel était déballé et des chutes de matériaux découpés. Les copeaux jonchaient le sol. Alors en entendant le bougonnement de son voisin Sirunyk, il alla l’interpeller:&lt;br /&gt;_ Excuse moi, aurais-tu utilisé mes outils par hasard ?&lt;br /&gt;Surpris dans ses noires pensées, il tourna vivement la tête avant de gargouiller :&lt;br /&gt;_Hein, comment, quels outils ?&lt;br /&gt;_Les outils de mon atelier ont été utilisés, lui précisa Jukin.&lt;br /&gt;_ Tu insinues que je suis rentré chez toi, dans ton atelier, pour manipuler tes outils ? s’indigna-t-il.&lt;br /&gt;_Je me renseigne Sirunyk, tout est déballé et je n’y ai pas touché.&lt;br /&gt;_ C’est insultant. Et puis je n’ai pas le temps. Je passe sur scène dans une heure, lança-t-il en se détournant.&lt;br /&gt;_ Comment, qu’est ce que tu viens de dire ? se précipita Jukin.&lt;br /&gt;_ J’ai tout juste fini mon bidule, mais je passe tout à l’heure.&lt;br /&gt;_ C’est demain Sirunyk, affirma-t-il mollement.&lt;br /&gt;_ Ah ! Demain ! Ca m’aurait bien arrangé ! Pour peaufiner. Mais t’entends pas le son du Truc, dit-il en rentrant chez lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin n’avait pas prêté attention au son fluctuant mais permanent qui emplissait la ville. L’année précédente, Pétro le boucher avait gagné l’exemption et la responsabilité du son du Truc pour la journée entière. Privilège accordé au meilleur bidule. Malgré la situation catastrophique, Jukin reconnut qu’il se débrouillait très bien, c’était un grand cru.&lt;br /&gt;Sans privilège et la journée de préparation envolée, la menace devint très concrète. Autant les meilleurs étaient récompensés, autant les mauvais recevaient des gages pénibles. Et les malheureux qui ne réalisaient pas leur bidule à temps étaient déshabillés, leur logement brûlé puis bannis à vie, ainsi que leur descendance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune trace de son bidule dans l’atelier. De retour au séjour, le petit dej’ était débarrassé. Il ne restait qu’une tasse qui décolla et plana. Jukin la suivit dans la cuisine. Elle alla rejoindre toute seule le reste de vaisselle dans l’évier. Ensuite l’éponge se souleva. Rejoint par le torchon ils volèrent jusqu’à la table. Le torchon flottait à hauteur d’épaule et vibrait aux saccades de l’éponge sur la table. Une fois la table humide, le torchon prit le relais. C’était son exact rituel de nettoyage, Jukin était stupéfait.&lt;br /&gt;Complètement à court de temps il partit tout de même chez Patiel à qui il avait prévu de confier l’ébauche de son bidule. Il était le seul capable de machiner un chose particulier dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Patiel était charpentier et tenait en parallèle une petite boutique de bricolage spécialisé. L’échoppe était minuscule, voire confidentielle. Un fatras de matériaux totalement hétéroclite recouvrait les étagères, les meubles et le sol. Des ressorts géants, des spirales en plastique orange, des rouleaux de mousse végétale. Tout était en tas et pourtant Patiel pouvait retrouver la moindre vis guimauve en moins de 30 secondes. C’était d’ailleurs l’unique boutique où l’on pouvait trouver un écheveleur de crâne.&lt;br /&gt;Bien qu’ayant eut affaire à lui à quelques occasions, Jukin était toujours fasciné par sa constitution. Il était aussi immense que fin, un véritable bonhomme fil de fer. En plus ses bras étaient rattachés à son tronc à peine au dessus du nombril ce qui le rendait incroyablement maladroit. Comme son système nerveux ne devait pas être adapté à sa morphologie, dès qu’il remuait ses bras fins tous les objets tombaient autour de lui. Sans parler de son allure ridicule.&lt;br /&gt;Quand Jukin lui dit bonjour, il se retourna, le contenu de l’étagère à gauche du comptoir valdingua. Il n’y prêtait plus attention mais son esprit reclassait instantanément la nouvelle position des objets dans sa mémoire.&lt;br /&gt;Il semblait circonspect de voir Jukin :&lt;br /&gt;_ Salutations de bienvenu, que me vaut déjà l’honneur de te revoir, dit-il de sa voix forte et égale.&lt;br /&gt;_ Oh, je ne suis pas venu depuis longtemps. Cela dit, rien n’a changé.&lt;br /&gt;_ C’est parce que je n’ai pu t’aider que tu oublies ta visite d’hier ? Tu sais je n’aurais jamais pu terminer dans les délais, dit il en accompagnant la parole d’un geste inutile qui renversa une commode et son contenu.&lt;br /&gt;Jukin craignait une telle réponse.&lt;br /&gt;_ Je suis venu hier ?&lt;br /&gt;_J’espère que tu as pu terminer ton bidule quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rouages venaient de s’emboîter. Sa veille se déroulait en parallèle aujourd’hui. Bien sûr pour les autres elle avait eu lieu normalement. Il y avait déjà fait toutes ses actions. Mais pour lui, le Jukin d’hier n’agissait qu’aujourd’hui. Il n’avait plus qu’à espérer qu’il finirait son bidule hier avant son passage au théâtre aujourd’hui.&lt;br /&gt;_ Justement, qu’est ce que j’ai fait de mon bidule hier ?&lt;br /&gt;_ C’est un peu fort ça. Tu es amnésique ?&lt;br /&gt;_ Non, lâcha-t-il plus sèchement qu’il ne le voulait. J’ai passé une très mauvaise nuit.&lt;br /&gt;Patiel sentait son interlocuteur troublé, il préféra l’informer.&lt;br /&gt;_Tu es simplement reparti avec en espérant te débrouiller seul.&lt;br /&gt;Aujourd’hui encore il espérait. En sortant, Jukin sursauta au fracas de multiples objets heurtant le sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour chez lui, il découvrit une ébauche de son bidule qui planait à hauteur de hanche à côté d’un tréteau de bricolage. Ils filèrent vers le grenier, il monta aussi.&lt;br /&gt;Son lui d’hier y avait déjà rassemblé tout un bric-à-brac. Restant à peine une heure avant son passage, Jukin se saisit de son bidule incomplet. Il rassembla plein de petits machins, la colle à truc et les agrafes à chose et se mit frénétiquement au travail. Il n’attendit même pas que ça sèche et partit pour le théâtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A temps pour valider sa participation et ainsi éviter le bannissement, c’était déjà un soulagement. Mais tandis qu’il attendait dans l’antichambre, il prit le temps de tester rapidement son bidule. Toute la partie du truc mobile s’était retrouvée collée et le support agrafé lui resta dans les mains ! C’est à ce moment précis qu’on l’appela sur scène.&lt;br /&gt;Les spots l’éblouirent d’abord, mais quand il put découvrir le public, il les fixa volontairement à se rendre aveugle pour ignorer cette foule qui le terrorisait. La scène était immense, il se sentait ridicule au pied de ces majestueux rideaux de soie carmin. Déjà très mal à l’aise, il feignit la timidité extrême pour gagner du temps. La moitié de son bidule pendait lamentablement. Il n’atteignit le micro qu’après deux longues minutes. Approchant ses lèvres frémissantes, sa bouche fut repoussée par un violent larsen quand il tenta de l’ouvrir.&lt;br /&gt;Alors il partit en arrière comme déséquilibré et s’affala dix mètres plus loin. On le releva. Il profita de l’hilarité générale pour gagner encore des minutes, l’enthousiasme repoussait la lassitude. Il feignit de boiter maladroitement  jusqu’à l’avant scène. Quelques secondes de sauvées. Des rires fusèrent encore. Tous les spots braqués sur lui, la sueur commençait à le démanger. Dans la coulisse, les organisateurs s’agitaient. Jukin risqua un regard vers le jury, il regretta aussitôt. Les cinq individus à la mine austère le fixaient comme une proie. Ses épaules se tendirent, quelqu’un siffla dans le public. L’attente devenait insupportable. Il souleva son bidule qui ne ressemblait à rien mais ne put commencer. Il s’humiliait lui même. Les organisateurs le menacèrent alors. Jukin se retrouvait à nouveau sous le coup du bannissement ! Au même instant le public lança des huées de plus en plus vindicatives. Les larmes lui montèrent aux yeux. A son bureau, le jury prenait des notes sévères. Il ne pouvait plus repousser le présent. Quand une larme roula du coin de son œil gauche il souleva à nouveau son bidule. Ce geste simple calma déjà les ardeurs. Il posa sa main sur la partie mobile mais ne reconnut pas son toucher. Il baissa la tête et découvrit son bidule comme il l’avait imaginé (son Jukin d’hier avait réussi).&lt;br /&gt;Qu’il s’agisse d’un rêve ou non, il s’exhala à le contempler. Tout s’arrêtait autour de lui, son ouïe devenait cotonneuse. Il l’empoigna et se mit à machiner comme jamais, porté par une rage fiévreuse. Sa technique moyenne s’effaçait derrière son lyrisme mélodramatique. Il occupait tout l’espace scénique en virevoltant de gestes hargneux. Jukin termina en trombe, lessivé. Le public l’applaudit bizarrement, encore sous le choc du changement. Le jury persistait dans son austérité hermétique bien qu’une crispation se percevait, signe qu’ils avaient été touchés.&lt;br /&gt;Jukin rata de peu les privilèges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin chez lui, l’énergie lui manqua. Il s’affalait dans son fauteuil en os quand son lui d’hier apparut, déjà assis. La chute étant lancée, Jukin lui tomba dessus. Mais en fait, ils fusionnèrent. La dimension temporelle put retrouver son équilibre. Jukin sentit un bref instant son lui passé se relâcher au point de se liquéfier, enfin libre. Il était complet à nouveau.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-1072130918134310471?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/1072130918134310471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/12/jukin-33.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/1072130918134310471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/1072130918134310471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/12/jukin-33.html' title='33'/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TRjDaD0wdmI/AAAAAAAAAlc/PHKlCXu3aZc/s72-c/jukin%2B-%2B33%25282%2529.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-1171348941339980343</id><published>2010-12-09T19:46:00.009+01:00</published><updated>2010-12-27T18:20:24.900+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='032'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='titre proposé'/><title type='text'>32</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 204, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:110%;"&gt;Ce matin, Jukin a compris l’univers.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;titre proposé par Tim&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TQEk5yWvH9I/AAAAAAAAAiI/SOAkPxa5JFA/s1600/Jukin%2B32.png"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TQEk5yWvH9I/AAAAAAAAAiI/SOAkPxa5JFA/s320/Jukin%2B32.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5548756791085440978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la rue montant jusque chez lui, il sautillait. Son cours de klégniole lui faisait toujours le plus grand bien. Quand il approcha de son mur, une épaisse fumée noire s’envolait du jardin. Il se pressa calmement dans sa cours et trébucha. Le mur mitoyen était défoncé en son centre. Une énorme sphère rocailleuse le remplaçait. Noire comme du charbon, elle rougeoyait encore en certains endroits, rejetant de la sciure dans l’atmosphère.&lt;br /&gt;Entre les briques brisées, Jukin approcha prudemment, il trébucha tout de même. Derrière la masse chaude, son voisin Sirunyk bougonnait comme à son habitude. Seulement, en l’apercevant, une lueur apparu dans son regard morne.&lt;br /&gt;_ C’est mon météore de toute façon. Il est dans mon jardin et je l’ai vu en premier lui balbutia-t-il d’une voix sourde et enrouée.&lt;br /&gt;Jukin ne releva pas, trop fasciné par le spectacle. Autour de la sphère, l’impact était matérialisé par des stries en saillies concentriques qui avaient fait onduler la terre. Bien qu’immobile, la scène semblait vivante. La chaleur dégagée faisait bouillonner l’air sur un bon périmètre et le rougeoiement régulier donnait l’impression d’une respiration. Il crut même voir la surface du météore se dilater. Et la répartition des briques fracassées donnait encore à voir le mouvement de l’explosion. La fumée noire s’élevant maintenant en un mince filet achevait le tableau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_ Je suis désolé voisin, mais le droit de propriété s’applique uniquement à la possession des espaces privées.  Autrement dit, comme le météore penche plus de mon côté, il m’appartient lança-t-il tout à coup d’une manière de défi.&lt;br /&gt;Il n’était pas certain que le rocher stellaire dépassait plus chez lui, c’était autant une vague impression qu’une envie de taquiner.&lt;br /&gt;Les termes juridiques avaient visiblement touchés Sirunyk. Il ne répondit pas, mais se mit consciencieusement à juger la taille de l’espace entre le bout du météore et son mur, tout en émettant un gargouillement de mécontentement. Tandis que Jukin l’observait mi amusé mi consterné, de petits seins poilus noir charbon se détachèrent de la surface de la pierre sidérale et glissèrent sous sa porte d’entrée.&lt;br /&gt;Sirunyk pencha la tête dans son jardin. Il enjamba finalement le reste de muret et observa le météore du côté de Jukin, toujours en grommelant. Sans qu’ils ne puissent les apercevoir, des centaines de seins sombres et velus se décollèrent du météore du côté de Sirunyk et pénétrèrent à toute vitesse sa maison par la porte restée entrouverte.&lt;br /&gt;C’est alors que sa sonnette retentit :&lt;br /&gt;_ C’est Pétro qui m’amène ma viande, lança Sirunyk repassant de l’autre côté pour se diriger vers sa grille.&lt;br /&gt;Il s’agissait du boucher du quartier, autant apprécié pour la qualité de ses abats que de ses calembours. Jukin les trouvait particulièrement lourds, mais appréciait la bonne humeur du bonhomme. Petro apparut un grand sourire aux lèvres qui fondit aussitôt face au météore pour laisser la place à une bouche béante et molle. Il faillit en lâcher son paquet sanguinolent :&lt;br /&gt;_ Cte bouse qui vous ont fait les petits hommes verts !&lt;br /&gt;Son tablier était encore tâché. Il avait l’habitude de le porter été comme hiver, sans rien en dessous. Il n’était pas tellement gros mais si gras que personne ne se souciait qu’il ait froid en hiver. Un cercle de cheveux noirs frisés faisant une couronne autour de sa tête ronde lui donnait un air romain, période décadence.&lt;br /&gt;Feignant la fierté, Sirunyk tenta le coup :&lt;br /&gt;_ C’est MON météore.&lt;br /&gt;_ Et bien mon vieux, ça fait de toi l’éboueur des étoiles !&lt;br /&gt;Sirunyk se marra carrément. Jukin n’avait jamais vu ça. Comme ci sa morosité s’envolait un instant.&lt;br /&gt;_ Mon cher voisin s’avance un peu, précisa-t-il, le météore penche plus de mon côté, il est donc à moi.&lt;br /&gt;_ Il a raison Siru. C’est celui qu’en a le plus gros bout qui garde tout pour lui. C’est comme le gras de jambon.&lt;br /&gt;Sirunyk se rapprocha de Pétro :&lt;br /&gt;_ Tu crois vraiment que ça penche pour lui ? Que c’est tout pour lui ?&lt;br /&gt;_ Ben mon vieux, nous c’est pareil les jours d’approvisionnement à l’abattoir. Le premier boucher qui fout sa paluche sur un quartier de viande, c’est pour sa poire.&lt;br /&gt;Sirunyk alla se brûler la main sur la roche.&lt;br /&gt;_ Mais non ! Elles viennent pas du ciel nos carcasses. Là c’est la…la…&lt;br /&gt;_ La propriété, compléta Jukin avant de trébucher légèrement.&lt;br /&gt;_ Oui. La propriété qui compte.&lt;br /&gt;Sirunyk se rembrunit aussitôt. Il se déplaça lentement vers le mur et fixa la partie du météore côté Jukin. Pétro le dépassa et enjamba le reste de mur.&lt;br /&gt;_ Je me permets, adressa-t-il à Jukin qui acquiesça du menton.&lt;br /&gt;_ Oh ouai, ya p’tet un p’tit queque chose y’m semble. Ca se joue à un poil de mouton votre histoire.&lt;br /&gt;Sirunyk passa une seule jambe chez Jukin et s’adossa au muret. Bien dans l’axe, il espérait découvrir une preuve qu’il méritait plus ce météore.&lt;br /&gt;_ Et bien mon Jukin, laisse moi te rappeler que j’ai toujours apprécié ta discrétion et ta passion pour les viandes. N’oublie pas les beaux morceaux que j’avais trouvés pour ta collection quand tu toucheras des millions avec ton météore, fit Pétro avec un clin d’œil discret avant de ponctuer sa phrase d’une tape exagérée derrière l’épaule.&lt;br /&gt;Sirunyk lui lança un regard noir. Jukin se contenta de rire légèrement avant de s’avancer et d’ajouter presque pour lui :&lt;br /&gt;_ Ce monstrueux rocher est fascinant.&lt;br /&gt;Les autres l’écoutèrent en silence.&lt;br /&gt;_ Imaginez qu’il dérivait déjà avant que la terre n’existe. A travers le froid du vide sidéral. Et pendant ce temps majestueux, il restait toujours seul. Jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sonnettes des maisons raisonnèrent simultanément, les faisant sursauté tous les 3. Sirunyk et Jukin se regardèrent, inquiets. Pétro les regarda se diriger lentement vers leur grille suite au 2ème coup de sonnette péremptoire.&lt;br /&gt;Profitant de la diversion, des dizaines de petits nichons sales de poils bondirent encore du météore. Ils s’étaient maintenant tous réfugiés dans les maisons. Quand les grilles s’ouvrirent à l’unisson, deux équipes de 4 types en costume s’avancèrent. Ils portaient tous des masques de protection respiratoire. Leur cravate avait la forme d’une fusée et les montures de leurs lunettes noires étaient rehaussées de reproductions dorées de satellites, ce qui leur donnait une allure grotesque malgré le sérieux et l’austérité du reste de l’uniforme. Un gars de chaque équipe, en retrait, portait une petite mallette argentée.&lt;br /&gt;Pétro observait la scène depuis le météore, il avait l’impression de voir double. Heureusement que Sirunyk et Jukin ne se ressemblaient pas.&lt;br /&gt;_ Nous sommes du département de recherche extraterrestre de l’Agence Spatiale Européenne, lancèrent en parfaite synchronisation les deux plus grands hommes costumés de part et d’autre du mur. Nous avons détecté l’impact d’un petit météore dans votre jardin. Le gouvernement va vous le racheter.&lt;br /&gt;_ C’est le jackpot les gars ! hurla Pétro derrière eux.&lt;br /&gt;Ils ne le suivirent pas dans son enthousiasme. Les deux équipes entrèrent et se déployèrent autour du rocher. En emboîtant le pas, Jukin eut l’impression que le météore était plus petit et plus clair, il trébucha. Le boucher s’écarta prudemment, gardant son grand sourire. Deux des types déposèrent leur mallette et se saisirent d’un boîtier. Ils l’agitèrent dans l’air environnant, scrutant des cadrans de niveaux. Quand un voyant vert s’éclaira sur le dessus, un léger soulagement se fit sentir parmi eux, ils ôtèrent leurs masques.&lt;br /&gt;Les deux chefs reprirent simultanément :&lt;br /&gt;_ Le météore n’émet ni radioactivité, ni gaz dangereux. Vous toucherez la prime compensatoire maximale.&lt;br /&gt;A ce mot, Sirunyk se retourna vers Pétro et Jukin :&lt;br /&gt;_ Vous voyez, c’est autant MON météore.&lt;br /&gt;_ Cependant Monsieur, nous dédommageons au prorata de la propriété.&lt;br /&gt;Sirunyk se détourna, les sourcils froncés. Les mêmes informations produisaient des effets inverses des deux côtés du mur.&lt;br /&gt;_ Nos relevés satellites révèlent une répartition de 61/39, fut annoncé côté Jukin et 39/61 du côté Sirunyk.&lt;br /&gt;Ce dernier lâcha spontanément un « non ! » et le long des façades, un paquet de seins glissa depuis la porte de Sirunyk à celle de Jukin.&lt;br /&gt;_ Il n’y a pas 39/61 ! s’emporta-t-il d’une voix rauque. Même 45/55 serait exagéré, il n’y a pas 39/61.&lt;br /&gt;_ Monsieur. La mesure satellite est extrêmement fiable. Et notre agent spécial à la responsabilité de valider cette mesure, lui fut-il répondu laconiquement.&lt;br /&gt;_ Il n’y a pas 39/61. Où est votre agent spécial ? Je vais lui parler. Il n’y a pas 39/61. Vous perdez tous la raison.&lt;br /&gt;Il s’arrêta car tout le monde faisait silence et regardait en l’air. Un « hum » de gorge racla au dessus de sa tête. Il découvrit, posté sur le reste de mur, un autre homme costumé pas du tout grotesque. Celui-ci avait glissé le bout de sa cravate entre deux boutons de sa chemise et ne portait pas les lunettes noires. Pourtant, son regard était encore plus confidentiel. Sa voix emplit alors tout l’espace :&lt;br /&gt;_ Monsieur. Je suis la voix de l’état. Je suis mandaté pour valider les relevés satellites par mon expertise. Mes compétences uniques sont infaillibles. Je déclare une correction satellite en décalage ouest d’une valeur de 1%. Le répartition définitive est donc de 62/38 en faveur de M. Jukin.&lt;br /&gt;Sirunyk ouvrit une bouche immense en aspirant l’air bruyamment. Un 2ème paquet de seins noirs rejoignit la maison de Jukin depuis la porte de son voisin. Cette fois tout le monde remarqua.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un même mouvement ils se dirigèrent vers la porte. L’agent spécial avait déjà disparu. Face à l’imprévu, les uniformes s’effaçaient quelque peu, pour laisser apparaître les hommes en dessous. Les regards intrigués s’échangeaient à la dérobée, que ce soit entre les agents, entre Pétro, Sirunyk ou Jukin, mais aussi entre les agents et les 3 habitants. De manière tacite, ils laissèrent Jukin approcher la porte en premier. Il trébucha. Aucun bruit suspect ne se faisait entendre depuis l’intérieur. S’en était presque plus effrayant. Les chefs des costumes sortirent leur arme et lui firent un signe de la tête. Il déverrouilla la serrure et attrapa la poignée. Sirunyk rota d’anxiété.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin ferma les yeux en tournant la clenche qui grinça vulgairement. L’espace d’un instant, plus rien ne bougea. La porte s’entrouvrit alors, mais rien n’en sortit, comme tous l’attendaient voire l’espéraient. Jukin dévisagea les hommes autour de lui, Pétro ne souriait plus, il s’engouffra chez lui.&lt;br /&gt;Tout était noir à l’intérieur, il chercha l’interrupteur au toucher et l’actionna. Son séjour resta noir. Pourtant l’ampoule brûlait. Seulement l’éclairage lui renvoya une légère brillance et il identifia des poils qui recouvraient tout. Il crut avoir été miniaturisé et glissé dans une cavité nasale, mais une paroi ondula et le ramena à la réalité : des milliers de sphères mammaires chevelues grouillaient sur ses murs et ses meubles. Un des chefs s’introduit à sa suite, le flingue en avant et se figea, comme face à un cul de sac. Il dû faire le même parcours mental que Jukin car finalement il pointa son arme vers les poils puis lui fit signe de ressortir.&lt;br /&gt;Une fois dehors, il convoqua le 2ème chef. Pendant ce temps, Pétro et Sirunyk questionnèrent Jukin du regard. Ce dernier ne put qu’hausser les épaules. Quand Pétro s’approcha de la porte, un agent le maintint à distance.&lt;br /&gt;_ T’es pas curieux de savoir ce qu’ils ont vu là d’dans ? lâcha-t-il.&lt;br /&gt;L’homme resta impassible.&lt;br /&gt;_ Tu fais un drôle de cerbère avec tes lunettes disco !&lt;br /&gt;Apparemment l’homme était bien entraîné.&lt;br /&gt;Les deux chefs s’isolèrent dans un coin et sortirent un boîtier de communication. Sirunyk approcha pour protester sur la répartition. Ils le pointèrent aussitôt avec leur arme.&lt;br /&gt;_ Des poils ?&lt;br /&gt;Pétro essayait de soutirer des informations à Jukin. Il n’était pas satisfait alors il retourna tenter le coup auprès du garde.&lt;br /&gt;Jukin s’avança vers le météore et trébucha encore, il décida qu’il était bien là.&lt;br /&gt;_Je te refile les plus belles parties d’un mouton et tu me laisses entrer, ça vaut ! essaya Pétro.&lt;br /&gt;Les deux chefs semblèrent acquiescer en direction de la petite lentille sur le dessus du boîtier et achevèrent ainsi leur aparté. Ils s’approchèrent en saccade et s’adressèrent aux deux habitants :&lt;br /&gt;_ Suite à la découverte de cette dégueulasse et misérable vie extraterrestre qui pullule et prolifère dans tout notre univers, votre météore perd toute valeur marchande. L’A.S.E. n’est plus intéressée par son rachat.&lt;br /&gt;Comme répondant à ces paroles, un bourdonnement discret s’éleva. Les deux équipes se replièrent d’une manœuvre longtemps répétée. Aussitôt, les grilles se refermèrent sur les jardins vides. Silence momentané.&lt;br /&gt;Sirunyk comprit alors les conséquences et se retourna vers Jukin :&lt;br /&gt;_ C’est ton météore, il ne vaut plus rien, fais en ce que tu veux, gronda-t-il avant d’esquiver un mouvement vers son jardin.&lt;br /&gt;Semble-t-il déclenché par ces nouvelles paroles, le bourdonnement s’intensifia. Sirunyk stoppa. Les 3 habitants se regardèrent avant de s’éloigner vivement de la porte de Jukin qui vibrait. En passant devant le trou dans le mur, ils aperçurent celle de Sirunyk qui vibrait aussi, quoique moins intensément.&lt;br /&gt;Le grondement se fit alors plus effrayant. Un raclement multiple tambourinait sur le bois à une allure infernale. Il sembla même se gonfler. Les portes cédèrent.&lt;br /&gt;La nuée de tétons au charbon s’envola depuis les chambranles. Une matière inconnue devait animer ces créatures car elles volaient sans ailes en émettant un léger bruit feutré. Il y en avait pourtant des milliers.&lt;br /&gt;Une centaine d’entre elles forma une fine ligne en spirale autour du météore qui se mit en rotation. L’énergie cinétique l’arracha au sol, d’une trajectoire fluide il rejoignit le cosmos. Quelques secondes plus tard tout était fini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps de comprendre ce qui s’était passé, Sirunyk repassa dans son jardin directement par le trou en lâchant :&lt;br /&gt;_ C’était bien TON météore.&lt;br /&gt;Puis Pétro et Jukin entendirent la porte claquer. Un cri sourd retentit alors et la porte se rouvrit. Un dernier sein poilu s’éleva vers le ciel. La porte claqua de nouveau, encore plus fort&lt;br /&gt;Ils se regardèrent et sourirent. Pétro tendit le quartier de viande qu’il avait toujours gardé à la main. Comme Jukin lui rendait une expression incrédule, il lui posa carrément dans la paume avant de se retourner et partir discrètement. Quoique ses fesses aux auréoles rouges visibles sous le nœud du tablier ne passaient guère inaperçues.&lt;br /&gt;Jukin, maintenant seul, regretta de n’avoir pu toucher le météore. Aussi futile et vaniteux que puisse paraître ce geste, devant la cupidité qui semblait régir l’univers, il avait espéré que la sensation d’une roche millénaire et le symbole métaphysique derrière ce contact le réconcilierait avec le mystère à l’origine de la vie. Il alla vers sa porte et trébucha.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-1171348941339980343?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/1171348941339980343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/12/032.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/1171348941339980343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/1171348941339980343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/12/032.html' title='32'/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TQEk5yWvH9I/AAAAAAAAAiI/SOAkPxa5JFA/s72-c/Jukin%2B32.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-1522647037243685706</id><published>2010-11-26T02:17:00.024+01:00</published><updated>2010-12-27T18:20:49.600+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='titre proposé'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='031'/><title type='text'>31</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 204, 204);font-size:110%;" &gt;Ce matin, Jukin se sent flasque.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204); font-style: italic;font-size:85%;" &gt;titre proposé par Marion&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8LlMVqZ0I/AAAAAAAAAhQ/G9tcJmSQbG0/s1600/Jukin%2B31.png"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8LlMVqZ0I/AAAAAAAAAhQ/G9tcJmSQbG0/s320/Jukin%2B31.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543662399911520066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C’était une période sombre. Jukin voulait en inverser la tendance. Il ressortit à cet effet sa plume de collection dont le coffret prenait la poussière au grenier. Elle lui évoquait un passé faste et il espérait ainsi briser le flux négatif.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Assis dans un fauteuil du séjour, la tige roulait entre ses doigts tandis que son cœur se réchauffait à ses souvenirs. Mais elle lui échappa. Comme paralysé, il regarda son vol irrégulier jusqu’au radiateur. Quand il put se mouvoir, elle s’engouffra derrière les barreaux de fonte. Vraiment, il fallait rompre cette chaîne. Bien entendu sa main ne passait pas. Alors il s’allongea au sol et tenta de souffler sa plume par en dessous. Elle remontait pratiquement en haut, mais le radiateur était trop grand pour qu’il puisse en même temps s’en saisir de la main. Furieux, il se redressa et força pour passer son bras. Il se meurtrissait et ça ne changeait rien. Il abandonna. La plume coincée semblait le fixer.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Cet affront supplémentaire l’avait épuisé, si bien que son bras lui semblait se liquéfier d’accablement. Il n’avait pas encore remarqué, mais le bout de ses doigts était vert pistache. Laissant son imagination dériver de ses sensations, il plaça sa main au dessus du radiateur. Elle s’allongeait mentalement à mesure que la couleur verte remontait. Jukin la remarqua, mais ses doigts immenses et gélatineux atteignaient la plume. Il se disait que c’était formidable même si le vert recouvrait déjà son poignet. Quand le bout de ses ongles déplaça la plume, il sursauta. Tout cela était réel. Sa main molle et verte pendait derrière le radiateur sur 70cm. Le majeur à lui seul devait atteindre les 40cm. Paniquant à cette vision, il se mit à courir sans but. Son membre retrouva alors son état normal. Il s’arrêta net et vérifia 1000 fois qu’il n’était plus élastique et compara longtemps sa couleur avec son autre main. Convaincu que tout était rentré dans l’ordre, il devina la raison de sa déformation temporaire.&lt;br /&gt;Voilà quelques semaines, il avait gagné un concours. En récompense, on lui livra le poids d’un éléphant en boîtes d’entremets. Ils étaient si délicieux qu’il s’en était gavé. C’est simple, la semaine passée il ne mangeait plus que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A genoux devant ses toilettes, l’angoisse faisait encore frissonner ses mains tandis qu’il vidait les sachets dans la cuvette. Ce sont des centaines de cartons de poudre dont il se débarrassait frénétiquement. Fébrile mais consciencieux, les emballages finissaient dans le sac de tri sélectif. Il activa encore sa chasse d’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par les tuyaux en PVC, les entremets déshydratés se déversaient jusqu’aux égouts. Ne se mélangeant pas bien aux eaux usées, ils formaient un petit patatoïde verdâtre gluant qui flottait lentement. La totalité des lots du concours s’agglutinait ainsi progressivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin déambulait déjà au supermarché, il voulait se refaire une santé. Dans son caddie s’accumulait tous les aliments riches en fibres, ainsi que des boîtes de smecta. En passant il fit tomber une conserve de cassoulet. Las, il souhaitait qu’elle remonte toute seule dans le rayon. Son bras ramollit aussitôt et s’allongea en verdissant. Il se saisit de la boîte. Dans le même mouvement il la déposa avec ses consœurs avant de faire quelques pas en arrière. Aussi pratique qu’effrayant. Son bras redevint normal.&lt;br /&gt;En recommençant aussitôt l’expérience avec succès, il fut rassuré de contrôler la manœuvre. Au bout de l’allée, une grosse femme le dévisageait. Quand il se retourna, elle lui lança : « Vous êtes un répugnant personnage Monsieur. » avant de se détourner, le visage crispé d’une grimace. Bien que commençant à apprécier son pouvoir, le dégoût persistait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les égouts, l’immense masse atteignait les rapides. Le courant s’y accélérait en chutes saccadées qui remuaient l’eau. La poudre commença à se dissoudre aux pieds des cascades où se formait une mousse verte. Les entremets se gélatinisaient. Le volume du dessert emplit rapidement la totalité du tunnel qui achevait sa course dans un bassin de rétention.&lt;br /&gt;Un gros rat à la crête blanche drue sortit d’un tuyau, sûrement alerté par le vrombissement qui approchait. Ses petits yeux noirs et brillants ne voyant rien qu’ils puissent associer à ce son, il s’avança sur une pierre à gué.&lt;br /&gt;L’entremet géant, complètement formé désormais, déboula du virage un peu plus haut. Le rat se retourna et bondit vers son tuyau. Mais le dessert fut plus rapide et l’engloutit avant de submerger le bassin de rétention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin transportait ses deux gros sacs à travers le parking. Leur masse imposante le rassurait même si les poignées lui meurtrissaient les phalanges. Du concret solide et pesant, voilà ce à quoi il voulait se raccrocher pour oublier sa différence. Quand il atteint le bout du parking, un cri aigu transperça l’air, il se retourna en sursaut.&lt;br /&gt;La scène devant le supermarché s’était métamorphosée. Des familles entières couraient en tout sens depuis l’entrée. Elles étaient aussitôt remplacées par celles qui sortaient du magasin et succombaient à leur tour à la terreur. La plaque d’égout à 20 mètres de l’entrée déversait un immense monstre vert gélatineux. Il agitait simplement sa masse flasque pour créer la panique. On pouvait appeler tête cette excroissance décorée de deux pépites noires brillantes qui oscillait au rythme des fuyards. De même, si les gens affolés s’arrêtaient un instant, ils désigneraient sûrement par crête cette brosse verte plus pâle qui dépassait du sommet.&lt;br /&gt;Jukin était fasciné par le monstre qui se contorsionnait sur place. Comme cette foule vibrait toujours dans le même espace, les gens alimentant indéfiniment le cycle de panique, on obtenait le tableau d’une agitation immobile perpétuelle.&lt;br /&gt;Finalement la créature attrapa une voiture et la jeta sur la foule. Ce test l’amusa alors il recommença. Un homme furieux de voir son 4x4 fracassé s’avança imprudemment. La masse verte l’engloutit d’un tentacule, ce qui augmenta la panique générale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quelques instants plus tard, tout se figea. Batman arrivait. Rassurés, les gens se remirent à courir en applaudissant. L’entremet gigantesque se détourna avec dédain avant d’attraper une nouvelle voiture. Jukin admirait &lt;img style="margin: 0px -4px -11px; cursor: pointer; width: 37px; height: 22px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8MLBrpasI/AAAAAAAAAhY/TsIvb43UGYY/s320/batmanpetit.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543663049885969090" border="0" /&gt; depuis toujours. Il était presque fier qu’il vienne régler sa catastrophe.&lt;br /&gt;Après avoir interpellé le monstre sans résultat, le justicier sombre lui jeta un batarang© qui disparu dans la gélatine. Puis un second avec le même résultat. Alors il sortit son bat filin© et en enroula une voiture. Avec autorité il rassembla des volontaires aux gros bras pour soulever le véhicule. D’un saut puissant il alla accrocher l’extrémité à l’enseigne du magasin et d’un geste de sa main ils lâchèrent le véhicule. Dessinant une belle courbe, il fonça vers la masse verte. Mais il passa au travers et défonça la devanture. Des éclaboussures pistaches aspergèrent les affolés les plus proches.&lt;br /&gt;De retour au sol, &lt;img style="margin: 0px -4px -11px; cursor: pointer; width: 37px; height: 22px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8MLBrpasI/AAAAAAAAAhY/TsIvb43UGYY/s320/batmanpetit.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543663049885969090" border="0" /&gt; s’approcha de l’entremet qui continuait de l’ignorer. Il appela : « Hé ! Toi là ! ». Le monstre se retourna, prit un air étonné et se désigna d’un tentacule vert. « Oui toi la grosse morve ! Tu retournes d’où tu viens ! » Le gluant vert se redressa. Jukin crut qu’il le cherchait dans la foule, il angoissa intérieurement, sans bouger. L’entremet gonfla encore, il dépassait le supermarché. Quand il atteint le lampadaire il s’affaissa sur &lt;img style="margin: 0px -4px -11px; cursor: pointer; width: 37px; height: 22px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8MLBrpasI/AAAAAAAAAhY/TsIvb43UGYY/s320/batmanpetit.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543663049885969090" border="0" /&gt; et l’avala. La foule était stupéfaite. Nouvelle suspension. Puis tout le monde hurla et paniqua subitement. Jukin était dévasté.&lt;br /&gt;Dans la cohue, une petite fille non loin de lui fut bousculée. Elle allait tomber avant d’être piétinée. Par réflexe il tendit son bras et comme il était trop court, il le ramolli et rattrapa la petite fille. Il jeta aussitôt des regards autour de lui. Heureusement personne n’avait fait attention. La gamine s’approcha. « Merci monsieur, vous êtes gentil. Vous êtes Superflasky ? Vous allez nous sauver ? » Il était confus et ne put que balbutier. Il perçut alors un appel dans sa direction : « Emy ! Emy ! Tu vas bien ? » Les parents, semblait-il, se frayaient un chemin dans la masse affolée. Avant qu’ils ne les atteignent, la petite fille ajouta : « Monsieur, est-ce que votre bite est toute flasque elle aussi ? » Jukin était bouche bée quand les parents enlacèrent leur fille et la couvrirent de baisers. « Merci monsieur, merci infiniment » lâchèrent-ils en poursuivant leur route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’avait pas le courage d’agir, mais étant le responsable de ce désastre, il se mit en marche vers l’entremet. Il ne savait pas ce qu’il allait faire exactement, mais il ne pouvait pas rester plus longtemps à observer. Une grosse voix grésillante l’interpella. Pourtant le monstre était occupé à suspendre des gens par leur pied tout en leur donnant des pichenettes dans la tête. Tandis que la police installait un cordon de sécurité, un agent lui parlait au mégaphone : « Monsieur ! Nous prenons les choses en main, veuillez regagner la zone de sécurité ! » Jukin voulait protester mais l’homme ajouta : « L’armée est en route. Ne tentez rien d’idiot. Evacuez immédiatement la zone ! »&lt;br /&gt;La voix alerta le monstre. Il se retourna et découvrit Jukin à contre courant. Il se laissa rouler en arrière et fut aussitôt sur lui. Un tentacule verdâtre jaillit pour l’engloutir. Jukin ne bougea même pas, mais la matière verte à son contact fut repoussée. Pendant un court instant, son cou et sa nuque qui avaient été touchés, revêtirent une teinte verte avant de redevenir beiges. Surpris, l’entremet lança une énorme masse pour le recouvrir. Jukin était englouti. Mais quand le monstre réintégra cette masse à son corps, Jukin était encore debout au même endroit. Un fourmillement le parcourait, accompagné d’une chaleur intérieure. Sa teinte émeraude s’estompa rapidement, une énergie nouvelle le remplissait. Il ressentait la puissance de son pouvoir alors il cria : « Je suis SuperFlasky ! » En même temps il tenta d’arracher sa chemise. Le bouton du haut sauta, suivi uniquement du 3ème. Il ne portait rien en dessous, alors quand le coup de sang fut passé, il resta ainsi avec une chemise à moitié déchirée.&lt;br /&gt;&lt;img style="margin: 0px -8px -14px; cursor: pointer; width: 32px; height: 24px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8NQqK_RQI/AAAAAAAAAhg/dEda7z0dvyg/s320/superflasky.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543664246165816578" border="0" /&gt; leva un bras de façon très théâtrale, les gens continuaient de courir en tout sens autour de lui. Et il se jeta dans le monstre. Tout était vert à l’intérieur. &lt;img style="margin: 0px -8px -14px -7px; cursor: pointer; width: 32px; height: 24px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8NQqK_RQI/AAAAAAAAAhg/dEda7z0dvyg/s320/superflasky.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543664246165816578" border="0" /&gt; était tout de même déçu qu’il n’y ait pas un petit effet visuel. Vert en permanence, une bulle se formait autour de lui. D’ailleurs il s’habituait à cette couleur, et l’acceptait petit à petit si elle devait être la sienne jusqu’à la fin de ses jours. Il chemina dans la masse en croisant quelques personnes prisonnières. Il les accepta dans sa bulle et les amena jusqu’à la paroi pour les délivrer. Jusqu’à présent il n’avait frayé que dans de la gélatine, mais quelque chose devait animer cette masse. Un léger couinement se faisait entendre, il décida de suivre sa direction. Il progressa un peu et réalisa que le bruit venait de plus haut. Alors il se mit à escalader dans sa bulle.&lt;br /&gt;Une masse sombre apparut. C’était &lt;img style="margin: 0px -4px -11px; cursor: pointer; width: 37px; height: 22px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8MLBrpasI/AAAAAAAAAhY/TsIvb43UGYY/s320/batmanpetit.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543663049885969090" border="0" /&gt;, recroquevillé, qui suçait son pouce ! Ne l’ayant pas encore remarqué, Jukin prit le temps de graver cette image dans sa mémoire. Sa pitié se mêlait à son ancienne admiration désormais brisée. Alors il recula d’un pas. &lt;img style="margin: 0px -4px -11px; cursor: pointer; width: 37px; height: 22px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8MLBrpasI/AAAAAAAAAhY/TsIvb43UGYY/s320/batmanpetit.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543663049885969090" border="0" /&gt; ne l’avait pas vu.&lt;br /&gt;Le couinement se fit entendre à nouveau. De plus haut. &lt;img style="margin: 0px -8px -15px; cursor: pointer; width: 32px; height: 24px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8NQqK_RQI/AAAAAAAAAhg/dEda7z0dvyg/s320/superflasky.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543664246165816578" border="0" /&gt; poursuivit son ascension. De l’intérieur, le monstre apparaissait bien plus immense.&lt;br /&gt;Soudain sa bulle sembla se percer. En fait elle fusionnait avec une autre bulle, encore plus grande. Il découvrit alors l’atroce vérité. Un vieux rat dégueulasse surmonté d’une crête blanche trônait sur un renflement gluant. De fins tentacules vert foncé tombaient du plafond jusqu’à son crâne. &lt;img style="margin: 0px -8px -14px; cursor: pointer; width: 32px; height: 24px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8NQqK_RQI/AAAAAAAAAhg/dEda7z0dvyg/s320/superflasky.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543664246165816578" border="0" /&gt; sortit de son effarement pour arracher les monopodes de l’encéphale du rat. Mais à chaque fois qu’il en enlevait un, un nouveau tentacule jaillissait du plafond de la bulle et se reconnectait. Il accéléra alors la manœuvre, mais les tentacules naissaient encore plus vite. Il abandonna, une boule pesant sur son estomac.&lt;br /&gt;Dans la logique floue de cette situation il se dit que ça pouvait marcher. Alors il ferma les yeux et repensa à toute cette période sombre. La boule se gonflait de son ressentiment et il se sentait de plus en plus mal. Mais pour déclencher le mécanisme, il lui manquait quelque chose. Il invoqua sa propre répulsion de son pouvoir. Ça venait. Un énorme dégueulis crapaud jaillit de sa bouche tordue. Il dirigea tant bien que mal le jet sur les connections. Ses pieds avaient déjà perdu leur teinte, ils s’enfonçaient dans le sol. Les tentacules se détachaient un à un en lâchant une petite fumée, et aucun ne venait les remplacer. Par contre le plafond s’affaissait à chaque déconnexion.&lt;br /&gt;&lt;img style="margin: 0px -8px -14px; cursor: pointer; width: 32px; height: 24px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8NQqK_RQI/AAAAAAAAAhg/dEda7z0dvyg/s320/superflasky.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543664246165816578" border="0" /&gt; avait déjà de l’entremet jusqu’à la taille et sa gorge le brûlait. La masse entière perdait toute consistance. Mais un dernier tentacule lui résistait. Celui fixé au bulbe céphalo-rachidien du rat. &lt;img style="margin: 0px -8px -14px; cursor: pointer; width: 32px; height: 24px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8NQqK_RQI/AAAAAAAAAhg/dEda7z0dvyg/s320/superflasky.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543664246165816578" border="0" /&gt; n’avait presque plus de vomi et il restait maintenant à peine 8 cm entre le plafond et le sol. Il alla chercher le fond du réservoir par une pensée sombre dans un dernier spasme, il n’avait plus rien. Les dernières gouttes roulèrent sur le crâne du rat et atteignirent le tentacule. Il se détacha. &lt;img style="margin: 0px -8px -14px; cursor: pointer; width: 32px; height: 24px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8NQqK_RQI/AAAAAAAAAhg/dEda7z0dvyg/s320/superflasky.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543664246165816578" border="0" /&gt; se jeta aussitôt pour s’enrouler autour du rat. Son contact le répugna mais il le serra bien fort avec ses bras et son abdomen. Tout s’affaissait. La masse verte n’était plus qu’un liquide en suspension alors la gravité reprit vite le dessus. Un pseudo tentacule tenta d’atteindre le rat pour se reconnecter, mais &lt;img style="margin: 0px -8px -14px; cursor: pointer; width: 32px; height: 24px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8NQqK_RQI/AAAAAAAAAhg/dEda7z0dvyg/s320/superflasky.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543664246165816578" border="0" /&gt; le protégeait. Tout s’affala en cascade, dans un bruit aqueux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="margin: 0px -4px -11px; cursor: pointer; width: 37px; height: 22px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8MLBrpasI/AAAAAAAAAhY/TsIvb43UGYY/s320/batmanpetit.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543663049885969090" border="0" /&gt; était déjà debout, se débarrassant des restes d’entremet. Quelques militaires accoururent. Jukin était sonné, il se redressa sur son coude. Le rat en profita pour fuir vers une plaque d’égout. Jukin savait qu’il n’y avait plus de risques. Un militaire le redressa brutalement :&lt;br /&gt;_ Vous n’avez pas réussi à sortir comme les autres otages ?&lt;br /&gt;Blessé par cette présomption, il ne put répondre. Le militaire l’amena au cordon de sécurité. Un peu plus loin, &lt;img style="margin: 0px -4px -11px; cursor: pointer; width: 37px; height: 22px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8MLBrpasI/AAAAAAAAAhY/TsIvb43UGYY/s320/batmanpetit.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543663049885969090" border="0" /&gt; s’exprimait à la télévision :&lt;br /&gt;_ J’ai compris que tout se passait à l’intérieur, alors je me suis laissé engloutir. Ensuite, j’ai lutté longtemps pour tuer le cerveau gélatine.&lt;br /&gt;Jukin n’en revenait pas, il s’approcha :&lt;br /&gt;_ Vous ne manquez pas de culot. C’est moi qui ai tué le monstre, vous pleuriez en suçant votre pouce !&lt;br /&gt;Un éclat de rire claqua tout autour de lui, mais il poursuivit :&lt;br /&gt;_ Il n’y avait pas de cerveau, c’était un rat qui donnait vie à la créature !&lt;br /&gt;Le journaliste amusé se tourna vers lui :&lt;br /&gt;_ Où est-il ce rat maintenant Monsieur ?&lt;br /&gt;_ Il s’est enfui, répondit Jukin prit de court.&lt;br /&gt;Le journaliste reprit tout de même :&lt;br /&gt;_ Mais comment vous déplaciez-vous Monsieur ? Les otages nous affirment avoir été englués à l’intérieur.&lt;br /&gt;_ Vous ne m’avez pas vu ?! J’avais le pouvoir d’être vert aussi !&lt;br /&gt;Le rire général l’informa que personne ne l’avait vu.&lt;br /&gt;_ Mais alors comment lui se serait-il déplacé ? contre attaqua-t-il en désignant &lt;img style="margin: 0px -4px -11px; cursor: pointer; width: 37px; height: 22px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8MLBrpasI/AAAAAAAAAhY/TsIvb43UGYY/s320/batmanpetit.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543663049885969090" border="0" /&gt;.&lt;br /&gt;Ce dernier semblait gêné tout à coup, mais un homme dans la foule lui évita l’embarras de répondre :&lt;br /&gt;_ C’est &lt;img style="margin: 0px -4px -11px; cursor: pointer; width: 37px; height: 22px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8MLBrpasI/AAAAAAAAAhY/TsIvb43UGYY/s320/batmanpetit.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543663049885969090" border="0" /&gt; Monsieur !&lt;br /&gt;Tout le monde rit à nouveau. Le journaliste enchaîna :&lt;br /&gt;_ Devenez vert alors Monsieur, montrez nous vos extraordinaires pouvoirs.&lt;br /&gt;Jukin se renfrogna, il lâcha d’une voix blanche :&lt;br /&gt;_ J’ai dû les sacrifier pour sauver tout le monde.&lt;br /&gt;Nouvelle hilarité. Il baissa la tête et commença à s’éloigner lentement. Au passage un militaire lui lança :&lt;br /&gt;_ Vous pourriez remercier &lt;img style="margin: 0px -4px -10px; cursor: pointer; width: 37px; height: 22px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8MLBrpasI/AAAAAAAAAhY/TsIvb43UGYY/s320/batmanpetit.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543663049885969090" border="0" /&gt;, il vous a sauvé la vie !&lt;br /&gt;_ Laissez, laissez, coupa &lt;img style="margin: 0px -4px -12px; cursor: pointer; width: 37px; height: 22px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8MLBrpasI/AAAAAAAAAhY/TsIvb43UGYY/s320/batmanpetit.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543663049885969090" border="0" /&gt; faussement magnanime.&lt;br /&gt;Jukin se retourna une dernière fois, juste le temps de voir un enfant se faire prendre en photo avec le héros. Le flash de l’appareil lui rappela la photo que Batman lui avait offerte une nuit d’errance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dégoûté, il quitta le parking. Les parents de la petite fille le rattrapèrent. Ils souhaitaient le remercier à nouveau d’avoir sauvé leur Emy. Elle lui fit un bisou sur la joue, Jukin se réchauffa un peu.&lt;br /&gt;_ Tu sais Monsieur, j’ai vu que tu avais sauvé tout le monde.&lt;br /&gt;_ Vraiment, tu sais que c’est moi ?&lt;br /&gt;_ Oui &lt;img style="margin: 0px -8px -14px -7px; cursor: pointer; width: 32px; height: 24px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8NQqK_RQI/AAAAAAAAAhg/dEda7z0dvyg/s320/superflasky.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543664246165816578" border="0" /&gt;, et je sais que je dois garder le secret, comme pour tous les supers héros.&lt;br /&gt;Jukin mit toute sa reconnaissance dans son simple « merci ». Elle comprit son soulagement et ajouta :&lt;br /&gt;_ Je sais maintenant que ta bite n’est pas flasque et que tu as deux grosses couilles.&lt;br /&gt;Afin de ponctuer son affirmation, comme si la chorégraphie était prévue, ses parents s’agenouillèrent à côté d’elle et tous lui firent un immense sourire plastique. Elle était fière de lui et ses parents semblaient fiers d’elle. Jukin était atterré, mais il réussit à sourire. Ils le quittèrent finalement sur cette image de reconnaissance. La gêne passée, Jukin rentra chez lui tout regonflé et la queue bien dure.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-1522647037243685706?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/1522647037243685706/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/11/031.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/1522647037243685706'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/1522647037243685706'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/11/031.html' title='31'/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TO8LlMVqZ0I/AAAAAAAAAhQ/G9tcJmSQbG0/s72-c/Jukin%2B31.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-2122041371557277568</id><published>2010-11-08T09:00:00.009+01:00</published><updated>2010-12-27T18:24:16.512+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='titre proposé'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='030'/><title type='text'>30</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 204, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:110%;"&gt;Ce matin, Jukin ne s’est pas réveillé chez lui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 204, 204);font-size:85%;" &gt;titre proposé par Candice&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TNmWJylfFwI/AAAAAAAAAfo/SkI-2AG8HEw/s1600/Jukin%2B30%2B-%2B01.png"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TNmWJylfFwI/AAAAAAAAAfo/SkI-2AG8HEw/s320/Jukin%2B30%2B-%2B01.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5537622311770724098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les yeux encore fermés, il profitait de cet instant fugace entre deux mondes. Il se savait réveillé mais le doute persistait. Sa pensée consciente était embrouillée de fantasmes, de sensations floues toutes enchevêtrées et superposées. Cet état fou était agréable comme une ivresse. Insaisissable en pleine possession de ses moyens rationnels.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Savourant ses sensations, il avait l’impression que ses draps étaient plus doux qu’à l’accoutumée. Même son ressenti corporel devait être altéré. Il succomba au bonheur de son érection matinale. Elle était dure comme du bois.&lt;br /&gt;C’est alors qu’une main se posa dessus. Et ce n’était pas la sienne. Malgré le sursaut, elle persista et commença à le caresser. Très doucement, de la pulpe des doigts, c’était presque chatouilleux. Il ne pouvait deviner qu’une forme sous le drap. Elle ondulait sensuellement au rythme de la main. Jukin sentait son membre comme jamais, les yeux toujours fermés, il l’imaginait violacé.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Maintenant la main l’empoignait fermement à le rendre fou et une seconde main glissa sur ses boules pour le supplicier. Il ne respirait déjà plus. Expédié dans le 3ème monde, son esprit flottait de délectation. Il éprouvait pleinement cette joie spontanée, alimentée par ces mains sulfureuses. Les lents mouvements des doigts qui serraient fortement son membre l’envoûtaient.&lt;br /&gt;A cet instant une bouche aussi humide que gourmande l’engloutit. Il ne put retenir un cri d’extase avant de se laisser aller. Aussi dur qu’il était, il se sentait fondre comme une guimauve. Et malgré la surprise, les gestes étaient tellement fluides, inscrits dans une logique paraissant si évidente, qu’il ne se posait aucune question. C’était si naturel qu’il lâchait totalement prise. Sans s’en rendre compte, sa main glissa doucement sur les longs cheveux soyeux et commença à les caresser. Son corps tel qu’il l’appréhendait autrefois avait disparu. Son corps était désormais sur le même plan que son esprit, vivant directement en sensations. Plus rien d’anguleux ni de solide. Les frissons vibrants s’enchaînaient à mesure que les mains parcouraient son bas ventre et ses cuisses. La bouche insatiable n’avait de cesse de remuer son âme. Et la fine langue de braise venait brûler encore un peu plus ses chaires.&lt;br /&gt;Dans une vague fluide, une main experte lui enfila un préservatif. Toujours sans brusquerie ni interruption, il se retrouva en elle. La volupté intense fit éclater toutes les limites. Elle plongea dans son cou, toujours sous le drap. Il laissa ses bras la serrer très fort et découvrit ses gémissements si excitants. Déjà, leurs respirations étaient simultanées et leurs transpirations se mélangèrent pour achever la fusion. Le plaisir enflait de minute en minute, tout avait disparu autour. Ne persistait que la sensation, l’oubli. Eux-mêmes n’existaient plus. La tension extatique atteint l’orgasme. Ils se serrèrent. Le corps physique reprenait le dessus. Suzanne fut chavirée par les contractions de son membre au fond d’elle. Jukin libérait des jets d’une puissance inconnue, il cria de nouveau. Le tourbillon dura longtemps encore après que la jouissance fut consommée. Ils ne pouvaient plus bouger. Lentement, ils redescendaient vers le lit. Enfin ils atterrirent dans la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin avait ouvert les yeux, Suzanne avait rejeté le drap. Après un regard de complicité, un moment passa à savourer le présent. Quand finalement ils s’ébrouèrent et se levèrent, elle proposa le petit déjeuner. Ils étaient nus dans la cuisine, elle préparait le plateau. Jukin ne résista pas longtemps à venir se frotter derrière elle. Affamée, elle le repoussa gentiment.&lt;br /&gt;Une fois dans le salon, ils grignotèrent copieusement. Il lui caressa les seins et commença à l’embrasser trop lascivement à son goût, elle s’esquiva. Après avoir débarrassé le petit dej, quand Suzanne remit de l’ordre à la chambre, il agrippa avidement ses fesses. Cette fois elle le repoussa fermement et lui reprocha son obsession. Ses fines lèvres roses se pincèrent. Sans brusquerie elle exprima sa retenue. Elle espérait partager d’autres choses avec lui, estimant qu’une telle fusion pouvait s’étendre sur d’autres plans, qu’ils s’en trouveraient enrichis et que l’extase elle-même en serait grandie. Dans le prolongement de sa parole, Suzanne alla prendre sa douche, pour laisser le temps à Jukin de se calmer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois seul il put rassembler ses idées. Ça avait été tellement bon et fort que son désir affolé ne s’arrêtait plus. Suzanne et lui s’étaient croisés des mois plus tôt, sans faire vraiment connaissance ni pouvoir échanger leurs contacts. La veille ils s’étaient rencontrés fortuitement, car Suzanne était revenue habiter la même ville. Le plaisir étant partagé ils firent naturellement connaissance. Et le plus logiquement du monde, ils dormirent chez Suzanne, nus. Mais toujours sans consommer ce désir qui naissait.&lt;br /&gt;En se repassant le film des évènements, Jukin réalisait qu’il avait totalement cédé les commandes à son sexe depuis le matin. Tout à coup il était confus et même honteux de ses gestes. Sans plus réfléchir, il attrapa un stylo et une feuille sur le bureau afin de s’excuser. La note rédigée rapidement fut laissée derrière lui avant de quitter l’appartement. Il se disait que c’était la meilleure chose à faire. Il ne pouvait plus assumer ses pensées, son réel désir devant elle. Elle méritait mieux que cela.&lt;br /&gt;Une fois dans la rue, il se sentit soulagé de sa culpabilité. Elle resterait sans cet appartement, avec Suzanne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand elle sortit de la salle de bain en lingerie sexy, Suzanne ne trouva pas Jukin dans la chambre. Ni nulle part chez elle. Prête à assouvir son désir et le sien, elle trouva la note. Quel dommage qu’il ait réagit si brusquement. Elle avait eu l’intention de faire monter leur désir, que ça ne devienne pas banal, tout en comprenant et en étant flattée de ses gestes. Elle regrettait de l’avoir blessé, n’imaginant pas du tout qu’il refoule ainsi son désir spontané. Mais elle ne pouvait renier ses paroles sincères. Elle accepta avec tristesse et frustration sa décision. N’ayant laissé aucune adresse, elle n’avait pas moyen de le retrouver. Suzanne espérait profondément qu’il reviendrait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vieille femme affolée interpella Jukin dans la rue. Son chat était bloqué en haut d’un arbre. Heureux de penser à autre chose, il entreprit aussitôt l’escalade. Il regretta bien vite son enthousiasme, car l’arbre était épineux. Même avec 1000 précautions, à chaque fois qu’il posait sa main, il se piquait. C’était d’autant plus surnaturel que là où le tronc était bien lisse, il se blessait douloureusement sur des épines invisibles. Le calvaire dura un bon moment. En plus la vieille hurlait hystériquement, croyant à chaque instant que son chat immobile faisait une chute mortelle. Et ce foutu chat avait peur de lui. Il fuyait sur une autre branche à chaque fois qu’il tentait une approche. Bien entendu, l’animal ne semblait se piquer nulle part.&lt;br /&gt;Finalement il l’attrapa, tout énervé et se laissa tomber. La vieille devint soudain trop enthousiaste, comme s’il venait de sauver la terre entière. Elle sautait partout de façon grotesque et l’embrassait sans gène. A voir toute cette énergie, Jukin se dit qu’elle aurait très bien pu aller le chercher elle-même ce chat. Puis la vieille lui proposa de prendre le thé chez elle pour le remercier. Il accepta de bon cœur, il avait besoin d’un réconfort.&lt;br /&gt;Marthe vivait à moitié dans le noir, si on exceptait son immense télé toujours allumée, le son coupé. Le salon était vaste mais vieillot. Difficile à distinguer, le sol devait être un vieux plancher car d’affreux craquements couinaient sous leurs pas. Marthe lui offrit un fauteuil et alla à la cuisine. Il profita de cet instant de calme pour observer l’intérieur. Bien qu’il soit assis, il percevait encore des craquements un peu étouffés.&lt;br /&gt;Un motif rayure recouvrait tous les murs et les meubles, c’était quelque peu oppressant. Heureusement qu’il y faisait frais. La vieille revint avec son plateau à thé et s’installa dans l’autre fauteuil. Le vieux cuir devait être tout sec car il fit un terrible bruit de déchirement. Marthe était très bien conservée pour son âge, elle avait encore un charme attirant, même pour des hommes plus jeunes. Quand elle posa la main sur le genou de Jukin, toute sa frustration sexuelle remonta. Elle le complimentait et commença à caresser sa cuisse. Il percevait l’assouvissement possible de son désir, ça l’excitait, alors il se laissait faire. Elle lui proposa de lui faire visiter sa chambre à l’étage, il la suivit.&lt;br /&gt;Dans le couloir vers l’escalier, le craquement continua. Tout comme dans l’escalier qui devait être vétuste. Enfin, dans la chambre à l’épaisse moquette murale, le craquement redoubla. Jukin se figea alors, car le sol était aussi en moquette. Dans cette pièce, rien ne pouvait craquer. Marthe vit son changement d’expression, elle s’approcha dans un autre grincement. Lentement, elle posa sa main sur sa joue. C’était comme du carton ! Sa peau à l’allure normale était en fait rêche comme du papier de verre.&lt;br /&gt;Toutes les lamentations de plancher usé et de cuir desséché depuis leur rencontre jouèrent dans sa tête. Les tiraillements du derme de la vieille prirent la place des images de matériaux qui y étaient associés. L’écoeurement monta aussitôt. Il sourit à Marthe mais fit volte face et sortit de la maison en un éclair. Se retrouvant seule, elle cracha salement puis cria : « encore raté ! »&lt;br /&gt;Une fois dans son jardin, elle ressortit l’échelle de sa cachette et la posa contre l’arbre. En un mouvement souple Marthe avait déjà replacé son chat en haut de l’épineux.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-2122041371557277568?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/2122041371557277568/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/11/030.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/2122041371557277568'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/2122041371557277568'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/11/030.html' title='30'/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TNmWJylfFwI/AAAAAAAAAfo/SkI-2AG8HEw/s72-c/Jukin%2B30%2B-%2B01.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-8357335194126685024</id><published>2010-10-25T09:00:00.016+02:00</published><updated>2010-12-27T18:41:44.467+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='titre proposé'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='029'/><title type='text'>29</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204); font-weight: bold;font-size:110%;" &gt;Ce ma&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204); font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;tin, Jukin a perd&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204); font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;u son bulbe céphalo-rach&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204); font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;idien. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 204, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;titre proposé par Tim&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TMSEcNtIZZI/AAAAAAAAAeQ/BbPzzUmt60o/s1600/Jukin+29.png"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TMSEcNtIZZI/AAAAAAAAAeQ/BbPzzUmt60o/s320/Jukin+29.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5531691862567970194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les rayons du soleil étaient jaunes. De petites pattes poilues tentaient de jouer avec. Mais à peine effleurés, ils disparaissent. Finalement lassé de cette lumière immatérielle, le chaton se laissa glisser dans la maison depuis le rebord de la fenêtre. Deux moutons de poussière attirèrent son attention pour les faire rouler quelques instants. Après avoir éternué, il se détourna et bondit sur une masse brune. Elle se souleva aussitôt d’un geste réflexe.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jukin fut surpris de cette attaque, puis se rallongea en découvrant son assaillant. Le chaton noir venait de le tirer de sa rêverie ou peut être d’une sieste, il ne savait pas bien. Allongé par terre dans son séjour, il profitait d’une vue différente par la fenêtre. Le feuillage de l’arbre lui apparaissait autrement par en dessous. En plus, le soleil s’alignait avec la frondaison ce qui soulignait le relief des feuilles. Il se saisit de la boule de poils et se laissa aller à plat dos. Il redécouvrait sa maison. Tandis que le chaton s’agitait entre ses mains, il observait ses objets familiers. La perspective les déformait, faisant apparaître leur face cachée. Comme-ci une vie dérobée à son regard s’épanouissait chaque jour à quelques centimètres. Ne pouvant plus retenir l’animal entre ses doigts, il le laissa filer dans son cou. Même ses murs semblaient venir d’une dimension parallèle. Extérieurement semblable à la notre, mais recélant un brin d’altérité invisible. Dans cette position il put se prêter à un jeu qu’il adorait : s’imaginer marcher sur le plafond devenu le sol de la pièce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est alors que le chaton lui gratta le bulbe céphalo-rachidien. Mais rien ne se passa. Jukin se releva précipitamment et toucha son bulbe avec réticence. Il s’était interdit ce geste par auto reconditionnement car une sensibilité exacerbée lui faisait perdre connaissance à chaque contact. Son bulbe n’était plus là ! Il courut ouvrir le tiroir dans lequel il le rangeait quand il entreprenait des tests dessus, dans l’espoir de mettre fin à son syndrome.&lt;br /&gt;Le tiroir était vide, et son bulbe lui manquait. Il fixa l’arbre par la fenêtre dont le feuillage avait retrouvé son aspect normal, vu à hauteur d’homme, le temps de glisser ses mains dans ses poches. Son majeur rencontra alors du métal froid. C’était la mini clé du mini tiroir dans le tiroir à bulbe. Mais elle était habituellement rangée dans le pot à cerise. Quelque chose se passait. Un plan était en marche, chez lui, et il n’était pas au courant. Comme un viol. Il espérait secrètement que le chaton avait maladroitement déplacé tous ces objets. Quand il découvrit au fond du mini tiroir dans le tiroir une pièce de puzzle, le souffle lui manqua. Elle représentait la tête d’un chaton portant un nez rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il parcourait déjà les boîtes de puzzle dans la grande armoire de sa chambre et trouva celle qui correspondait. A l’intérieur, les autres pièces attendaient d’être assemblées. Et rien d’autre. Pas de quoi constituer un indice. Était-il simplement dans un délire paranoïaque ? Même si son esprit était enclin à cette tendance, il lui semblait tout de même que ce morceau de puzzle représentait le départ d’une chaîne logique.&lt;br /&gt;L’idée surgit alors dans une fulgurance. Le lien était indirect, il fallait utiliser les associations d’idées. Jukin plaça la pièce dans la paume de sa main bien plate et laissa courir son esprit : puzzle / énigme / musulman / coran / cochon / jambon ! Il fondit dans son réfrigérateur et sortit sa barquette de jambon. Sous la tranche il découvrit une autre tranche. Mais sous la 2ème tranche il y avait une ampoule. Il posa à plat l’ampoule dans la paume de sa main et recommença : ampoule / lumière / vitesse / infini / tube / gouttière ! Il grimpa au grenier d’un trait, sortit par la trappe menant au toit et inspecta toutes ses gouttières. De retour au séjour, il avait récolté une belle boule de mousse et deux oiseaux morts. Ça n’allait pas. Il se saisit à nouveau de l’ampoule et remarqua cette fois un griffonnage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Alors il intervertit avec celle du séjour et alluma. Mais l’inscription qui apparu au mur était brouillée par le motif du papier peint. Il l’enleva et s’introduit dans la salle de bain obscure. En effet, l’ampoule y manquait mystérieusement. Il plaça directement celle qui sentait le jambon dans le culot, elle s’emboîta parfaitement. Cette fois l’inscription était nette :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TRjO-ZhfjAI/AAAAAAAAAmM/yQWep1Zx4kk/s1600/Jukin%2B29%2Bmessage%2Bfd111.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 208px; height: 128px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TRjO-ZhfjAI/AAAAAAAAAmM/yQWep1Zx4kk/s320/Jukin%2B29%2Bmessage%2Bfd111.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5555417711760083970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le message crypté luisait sur le mur d’un blanc intense. Il s’agissait d’un vieux système de son enfance. Heureusement le souvenir lui revint.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TRjO-Ak26fI/AAAAAAAAAmE/TYJibAsH9Lk/s1600/Jukin%2B29%2Bcode%2Bfd111.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 207px; height: 185px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TRjO-Ak26fI/AAAAAAAAAmE/TYJibAsH9Lk/s320/Jukin%2B29%2Bcode%2Bfd111.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5555417705063311858" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TMVljKpxmwI/AAAAAAAAAew/kpBKXdk6oZE/s1600/Jukin+29+le+code+noir.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Et il cracka le code :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;dessus&lt;br /&gt;meuble&lt;br /&gt;cuisine&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Déjà sur son escabeau branlant, il découvrit au dessus de la hotte aspirante des lettres formées dans la poussière : la face cachée de la lune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La boîte des pétards du 14 juillet était encore dans son atelier. La poudre de ses bisons 4 remplit un gros sachet d’où il fit pendre une mèche. Fourrant le tout dans un tube d’aluminium qu’il colla sous un tonneau, il mit le feu aux poudres avant de bondir dans le tonneau. La poussée fut suffisante pour décoller. Cependant, dans la précipitation, il n’avait pas pensé à sortir l’engin de l’atelier avant de l’allumer. Après un fracas et une volée de petit bois, il se redressa et aperçut depuis le ciel par le trou dans le toit son sol cramé.&lt;br /&gt;L’ascension se fit régulière mais la lune approchait déjà plus lentement. Toujours en apnée, Jukin visa un cratère à travers la buée de ses lunettes de piscine. La trajectoire rectiligne de l’engin se courbait à mesure qu’il ralentissait, si bien que l’ellipse serait trop courte pour croiser celle du sol lunaire. Il devrait sauter au bon moment. Les dernières traînées de poudre pétaradèrent, il se prépara. Ses calculs ne pouvaient souffrir d’aucune erreur sous peine d’errer à jamais dans le cosmos. Il s’élança. Sous l’impulsion, le tonneau presque immobile retomba derrière lui dans le vide vers la terre. La vitesse initiale acquise par Jukin l’amenait vers le sol lunaire. Il semblait trop court et se vit renvoyer à l’espace, mais un petit pet salvateur lui apporta la poussée manquante. Il agrippa la roche froide et se hissa. Enfin sur ses pieds, la tête en bas, il courut s’absorber dans l’ombre d’un noir absolu. Ses doigts à quelques centimètres de son visage demeuraient invisibles.&lt;br /&gt;L’air commençait à lui manquer et le froid l’engourdissait. Il trébucha alors et se figea. Ce n’était pas une pierre. Il se mit à 4 pattes et fouilla le sol au toucher. Il crut trouver plusieurs fois mais ce n’était que des cailloux inertes. Aïe ! Son genou s’était posé sur quelque chose de dur. Il le dégagea de sa rotule et après l’avoir caressé le reconnut : un noyau. Ne tenant plus, il se releva et se laissa tomber de la lune. Le champ de gravité de la terre prit aussitôt le relais, déjà il se réchauffait sur l’exosphère. Le trou dans le toit de son atelier fut rapidement visible. L’atterrissage s’annonçait violent. En pleine chute libre un cormoran le percuta et fut tué sur le coup. Jukin ralentit quelque peu et dévia assez pour terminer sa chute dans un tas d’herbe fraichement coupée. Il remercia mentalement Sirunyk son voisin d’avoir tondu sa grande pelouse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans prendre le temps de se remettre de la chute, il fonça prendre le bus. 5 minutes plus tard, il descendait à la station touristique de l’Anus. Le billet était cher, mais il n’avait pas d’autre possibilité. Un petit tour en train touristique s’imposait.&lt;br /&gt;La descente ne fut d’ailleurs pas désagréable et les informations plutôt instructives dans la mesure où elles faisaient se poser des questions sur le comment et le pourquoi de la vie. Malheureusement, il n’avait pas le temps de se laisser aller à des pensées métaphysiques. Le train avait atteint le fond avant d’amorcer la remontée, il quitta le convoi discrètement. Caché derrière un rocher, il attendait son départ imminent.&lt;br /&gt;Une fois seul, il put marcher en direction des panneaux d’avertissement. Sa recherche commençait précisément là où la visite touristique s’achevait. Il jeta un coup d’oeil à la ronde et s’engouffra dans le tunnel surmonté des inscriptions « Passage interdit », « Danger de mort douloureuse » et « Ne passez pas voyons ! ».&lt;br /&gt;Bien entendu il faisait de plus en plus chaud, et les secousses sismiques étaient de plus en plus violentes, quand le boyau rocheux s’élargit pour déboucher dans une immense cavité. Tout bouillonnait. Même la lumière jaune et rouge oscillait entre les anfractuosités. Jukin s’approcha prudemment. Le gigantesque noyau de la terre trônait au centre. Même si sa surface avait une texture irrégulière, sa forme générale était une sphère parfaite. La partie basse s’enfonçait légèrement dans la roche. Le long du bord une petite rigole laissait circuler un peu de lave. En se déplaçant, Jukin crut deviner une inscription au sol. C’était illisible, roche sur roche. Alors il détacha, non sans mal, un piton rocheux et commença à marteler la pierre au bord du noyau. Ça fonctionnait, la roche était assez friable. Une dérivation de la lave glissa hors de sa rigole. Il l’amena à la sueur de son front et à l’huile de son coude jusqu’au semblant d’inscription. La matière orange en fusion y coula vivement et par un magnifique effet en révéla le message : orteils 1-2 / 9-10.&lt;br /&gt;Jukin fit aussitôt sauter chaussures et chaussettes pour glisser le petit doigt de chaque main entre les orteils sus nommés. En plus de la moisissure, il décoinça deux petits carrés de plastique noir reliés par une charnière ainsi qu’une tête de clé en fer blanc. Pratiquement fusionnés avec sa chair, ils laissèrent des marques une fois extirpés. La base de la tête de clé s’emboîta sur le bord d’un carré tandis que l’autre fut rabattu et clipsé. C’était une clé. Il la reconnut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, son périple l’avait ramené à la commode au tiroir à bulbe. Car à droite de ce tiroir, il y avait un autre tiroir, laissé toujours vide. Étrangement, il était fermé à clé. Bien sûr la clé des orteils correspondait et le déverrouilla. Cependant il était encore vide.&lt;br /&gt;Pour s’en assurer, sa main glissa à l’intérieur. Ne touchant rien, elle faillit se détourner définitivement quand une odeur particulière le saisit. Il alla aussitôt s’équiper de sa loupe à atome et parcourut les parois du tiroir. Là, dans un coin, il trouva un atome isolé. Il reconnut son odeur, c’était un atome à lui, l’atome clé.&lt;br /&gt;L’angoisse monta subitement d’un cran. Non seulement on avait farfouillé sa maison, mais lui même avait été trafiqué dans le fin fond de ses entrailles. Il enleva son polo et écarta aussitôt deux cotes sur son flanc. Avec son coude il les maintint en place avant de glisser sa main à l’intérieur. Il la retira immédiatement. Un organe occupait l’espace réservé à l’atome clé. Il commençait à trembler. Ce sentiment de ne plus rien contrôler, d’être le jouet d’une force inconnue retournait son esprit comme une chaussette. Une sueur froide le parcourut encore. De façon tout à fait automatique il se mit à genoux devant la table du séjour et extirpa le rein qui gênait. Mais impossible de le remettre car l’estomac avait pris son emplacement ! Il savait qu’il devait faire immédiatement le vide mentalement sous peine de succomber au vertige.&lt;br /&gt;Méthodiquement, il sortit tous ses organes ainsi que les parties de lobes cérébraux qu’il retrouvait dans son abdomen et les plaçait dans des bassines. Un bout de lobe et son pancréas étaient tellement loin de leur emplacement d’origine que des petits tubes installés précisément servaient de rallonges afin qu’ils bénéficient et participent toujours à la circulation sanguine. Malgré sa concentration, un frisson le glaça devant cette découverte. Et enfin, appuyé contre des vertèbres, il retrouva son bulbe céphalo-rachidien ! Consciencieusement il le fit glisser dans une bassine réservée.&lt;br /&gt;Après avoir sorti deux dernières pièces, Jukin entreprit de tout replacer. Très concentré, il s’aida d’ouvrages anatomiques pour sécuriser la manœuvre.&lt;br /&gt;Quand l’abdomen fut rempli, il s’attaqua aux morceaux de lobes cérébraux. Par une ouverture sur le dessus du crâne, après avoir enlevé quelques lobes, il déplaça un gros bloc qui n’était pas à sa place. Aussitôt il sentit une compression s’annuler dans son esprit. Il s’agissait d’une zone de la mémoire.&lt;br /&gt;Quelques instants plus tard, tout était en place, il ne restait que le bulbe céphalo-rachidien. Il savait qu’il allait s’évanouir car il ne pourrait éviter de le toucher au moment où il le reconnecterai. Mais il le fallait. Alors il prit une grande inspiration, empoigna le bulbe et le repositionna. Quand il entendit le craquement spécifique d’un organe remit à sa place, ses oreilles bourdonnaient déjà et son champ de vision se rétrécissait jusqu'au noir absolu. Pendant qu’il perdait connaissance, des éléments de sa mémoire, libérés de la compression, s’écoulaient à nouveau dans sa conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin se réveilla d’un bond et se prit la tête à deux mains. Il réalisait aussitôt la catastrophe. Son bulbe était de nouveau vulnérable. Il se souvenait maintenant. Il avait miraculeusement réussit à modifier la position de ses organes et de certains lobes cérébraux pour protéger son bulbe après des milliers de tentatives infructueuses. Cette fois tout avait trouvé une place, excepté l’atome clé qui n’était pas indispensable. Par la même occasion, les changements avaient amélioré le rendement de son corps et de son esprit. Plus vif, plus efficace, il ne se fatiguerait plus, pourrait enregistrer des masses de savoir sans effort et développer ses aptitudes physiques.&lt;br /&gt;Seulement voilà, il avait tout annulé. Ironiquement, en retrouvant le souvenir de ce qui s’était passé, il avait aussi effacé à jamais les étapes précises des inversions faisant de lui un surhomme.&lt;br /&gt;Sachant qu’il oublierait avoir effectué ces modifications par la légère compression nécessaire sur un lobe de la mémoire, seul compromis avec les deux rallonges à la réalisation de ce merveilleux projet, il avait mis au point ce stratagème devant l’empêcher de replacer l’atome clé et donc défaire toutes ces améliorations.&lt;br /&gt;Pourquoi ne pas s’en être simplement débarrassé ? A l’heure du sacrifice il n’avait pas trouvé la force de s’en séparer pour toujours. Bien qu’en théorie il devait oublier aussitôt son existence, se séparer d’une partie de lui, aussi infime soit elle, lui avait été impossible. Aussi bénéfique que puisse être cette séparation.&lt;br /&gt;Maintenant il devrait trouver les ressources afin d’accepter son sort banal et imparfait, d’accepter sa vulnérabilité bulbo céphalo-rachidienne. Et d’accepter qu’il avait eu le génie de se créer surhomme mais qu’il lui manquait celui de se faire une petite note mémoire pour le rester.&lt;br /&gt;Un dernier souvenir lui revint subitement. Juste avant de sombrer dans le premier coma, il avait noté la date et l’heure du miracle sous le tiroir à atome. C’était deux heures plus tôt.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-8357335194126685024?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/8357335194126685024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/10/029.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/8357335194126685024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/8357335194126685024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/10/029.html' title='29'/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/TMSEcNtIZZI/AAAAAAAAAeQ/BbPzzUmt60o/s72-c/Jukin+29.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-3598712103550892650</id><published>2010-02-22T01:14:00.019+01:00</published><updated>2010-12-27T18:25:08.270+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='028'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='titre proposé'/><title type='text'>28</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:110%;" &gt;Ce matin, Jukin s’émerveille.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;titre proposé par Marion&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/S7JIBUYLtvI/AAAAAAAAAMY/M598ZT8dPZU/s1600/Jukin+28+-+01.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/S7JIBUYLtvI/AAAAAAAAAMY/M598ZT8dPZU/s320/Jukin+28+-+01.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5454501286186301170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans ce coin, ce sera parfait. Le séjour manquait d’un fauteuil spectaculaire, alors Jukin avait rendez-vous à l’abattoir. Johnny, le directeur, dont il avait fait la connaissance à un salon de viande, lui avait promis les plus beaux os. Car il désirait se faire un magnifique fauteuil en os. A son arrivée, il fut présenté à Dévine, un nouvel employé à qui le directeur faisait une visite détaillée. Jukin joint la visite.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Dévine était très drôle, malgré lui. Il avait quelque chose de mignon, trop mignon, ce qui inspirait la pitié. Et mêlé à cela des dents horribles et une démarche atrophiée. Jukin pouffait de rire intérieurement, ce qui le distrayait d’ailleurs pendant cette visite si ennuyeuse. Ses os. C’est tout ce qu’il désirait. Patience.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Johnny, ce grand type costaud comme un taureau, les amena à la salle des carcasses. Jukin demanda s’il était vraiment nécessaire d’aller jusque là. Mais le directeur devait tout montrer à son employé, alors il leur emboîta le pas. La porte épaisse découpée dans un métal mat vert bouteille était percée d’un tout petit hublot. Pourquoi étaient-ils toujours aussi mesquins sur les hublots ? On devinait à peine les quartiers suspendus. Jukin entra derrière Johnny qui lui cachait la vue.&lt;br /&gt;Quand le dos s’écarta, un spectacle singulier se découvrit à son regard. La pièce bas de plafond, baignée d’une lumière jaune, offrait des rangées infinies d’animaux pendus. Sur le fond sombre des murs lisses, le rouge des bêtes saisissait. La température fraîche engendrait une légère brume blanche qui ralentissait le temps. Jukin se suspendit, fasciné. Il se sentait chez lui. La régularité du rangement et les étiquettes numérotées lui plaisaient déjà. Mais c’étaient les carcasses qui le touchaient profondément. De la viande morte. Froide. Qui se décomposait à peine. Le velouté des muscles. Cette teinte rouge vin, sombre, semblait pouvoir devenir translucide. Barré d’éclats de membrane blancs laiteux. Jukin se figurait ces sculptures de chair être le résultat heureux de l’assemblage de plusieurs puzzles, dont il manquait la moitié des pièces. Bien entendu, tout ne correspondait pas, alors il fallait forcer. Les ¾ des pièces avaient été écrasés les unes sur les autres par des monstres de la mythologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Johnny entreprit d’expliquer à Dévine le fonctionnement de la soufflerie. Jukin prit alors le temps de déambuler dans une rangée pour savourer le spectacle. Il fit quelques pas, et derrière un gros quartier presque carré, une apparition. Une petite carcasse, légèrement bleuie, l’émut particulièrement. Elle lui sembla vivante à l’intérieur. Sur le flanc un trou béant respirait. Pas de tête à cette viande, pourtant elle semblait lui faire un clin d’œil. Jukin était séduit. Après avoir jeté un coup d’œil aux deux hommes toujours occupés à des détails techniques, il s’approcha, fébrile, comme pour un premier rendez-vous.&lt;br /&gt;Sa main effleura la chair. Le désir s’éveilla immédiatement. Il avait peu de temps alors il se laissa guider par sa pulsion. Ses gestes étaient parfaits, la carcasse s’offrait à lui. Avant de la pénétrer, il crut voir la fente s’élargir. Son pénis se fraya un chemin impertinent. L’intérieur, dense, agrippait sa peau au passage, créant un frottement irrésistible à la limite de la douleur. Il retint un râle de peur d’être entendu. Sa jouissance montait déjà, il saisit violemment la carcasse et accéléra. Johnny venait de terminer ses explications, mais Jukin ne pouvait pas s’arrêter. Alors il mordit la viande. Une grosse décharge éjaculatoire remplit le trou. Johnny débarqua dans l’allée. Par réflexe Jukin retira son sexe qui expulsa dans un second spasme sa semence sur le sol. Le directeur se figea, Dévine le cogna dans le dos. Jukin éjacula encore une fois. Visiblement compréhensif, Johnny recula en cachant délibérément la vue à son employé. Jukin put remballer son membre déjà flapi et les suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de sortir, Dévine demanda pourquoi ils n’allaient pas dans l’autre pièce. Le directeur l’assura qu’il s’agissait simplement de la deuxième salle à carcasse, qui était totalement identique. Jukin reconnut effectivement des rayonnages de bêtes par l’autre petit hublot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tour était terminé, Johnny conduit Jukin dans le débarras à os. Il lui fournit un grand sac pour faire sa sélection avant d’emmener Dévine dans son bureau, afin de régler la partie administrative. Son envie de fauteuil lui semblait si lointaine maintenant que cette apparition avait envahi son esprit. Il ne désirait que la revoir. Alors il fourra le sac d’os au hasard pour se créer un alibi et reprit le chemin de la salle aux carcasses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les couloirs aussi bien que la salle étaient vides. Son cœur battait à ses tempes. Elle était là. Peut être encore plus bleue que tout à l’heure, son excitation commençait à le démanger. Cependant il voulait découvrir les carcasses de la 2ème salle avant de se laisser aller à la volupté. On ne voyait rien par ce foutu hublot. Il ouvrit lentement la porte épaisse et se glissa à l’intérieur. Exceptée son apparition, les quartiers de viande y étaient encore plus formidables lui semblait-il. Sauf par rapport à son apparition. Ils avaient une fraîcheur particulière comme s’ils étaient encore vivants ou qu’ils avaient une vitalité nouvelle.&lt;br /&gt;Jukin fit quelques pas sur sa gauche et découvrit 3 hommes dans une rangée. Ils portaient la blouse de l’abattoir avec le logo dans le dos. Par contre leur pantalon était en bas de leurs pieds. Et ils pénétraient des carcasses avec leur sexe. Il lâcha instinctivement un « hé ! » désapprobateur qu’il regretta. Les 3 hommes se retournèrent simultanément et éjaculèrent au sol. Jukin ne comprenait pas ce qui se passait tout à coup. Il sortit d’un bond en refermant la porte. Mais il ne pouvait pas la verrouiller. Il plongea jusqu’à la grille d’aération qui se déclipsait, s’enfouit dans le conduit et replaça la grille dans le même mouvement. Les 3 hommes débarquèrent aussitôt mais ne vérifièrent pas l’aération. Les deux plus petits quittèrent la salle mais le dernier resta et termina de remettre sa ceinture. Jukin n’avait plus le choix, il devait emprunter la gaine. Heureusement les conduits étaient larges et l’installation semblait neuve, donc propre. Il longea plusieurs tubes et prit quelques virages avant que des rectangles de lumière ne lui barrent la route. Des fentes perçaient la paroi et donnaient sur une pièce. Jukin s’avança et reconnut le bureau de Johnny :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Ne vous inquiétez pas, vous n’aurez pas à vous occuper des éjaculations vous-même. Une équipe spécifique en est chargée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était bien la voix du directeur. Jukin apercevait une partie du visage de son interlocuteur : Dévine qui écoutait attentivement. Un grain dans son regard le rendait moins mignon, mais il demeurait très drôle. Jukin s’empêcha de pouffer, cette conversation l’intéressait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Je suis prêt à participer vous savez, répondit Dévine, très confiant. J’estime qu’il est nécessaire de s’impliquer dans toutes les tâches d’une production si l’on veut en être un maillon efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_C’est ce que j’apprécie chez vous. Vous n’êtes pas comme tous ces jeunes diplômés, choqués d’un rien et qui veulent tout obtenir, sans effort, sans le moindre investissement personnel, le félicita Johnny. Vous savez, il n’était pas simple de faire accepter ce traitement particulier des carcasses. J’ai dû essuyer beaucoup d’incompréhension, d’insultes. Ma fierté fut ébranlée, mais j’ai persévéré. Quand j’ai enfin réussi à convaincre toute une équipe de travail, nos carcasses ont fait fureur. Ce procédé leur redonne un éclat et une saveur unique. Nos chiffres d’affaire se sont envolés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin lâcha un pet très sonore. Il ne l’avait absolument pas senti venir. La gaine d’aération amplifia aussi bien l’onde sonore qu’elle propagea l’odeur. Il s’évanouit immédiatement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le visage de Johnny l’accueillit à son réveil. La tête lui tournait encore et sa vue était légèrement troublée, mais il était sûr que le directeur lui souriait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Ah, il revient a lui messieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 3 employés qu’il avait surpris étaient aussi debout autour de lui, souriants. Dévine, assis plus loin avait une expression impassible. Jukin se redressa doucement, sa vision se précisait déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Mon vieux, vous nous avez lâché une de ces bombes, lança subitement Johnny, plein d’entrain. Notre système d’aération a dû être lancé à plein régime. Ca a pris 10 bonnes minutes pour tout évacuer sans abîmer les quartiers de viande. Par contre je voudrais vous féliciter pour votre petite action dans la salle des carcasses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus grand des 3 hommes s’avança timidement à ce moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Monsieur le directeur nous a expliqué ce que vous avez fait. Alors moi et mes collègues on voulait vous féliciter et si c’était possible vous serrer la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Euh, oui, bien sûr, répondit-il gêné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun leur tour ils lui serrèrent la main avec admiration, un grand sourire aux lèvres, puis quittèrent la pièce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Ce que vous avez fait n’est pas donné à tout le monde, dit Johnny en s’installant à son bureau. Alors j’ai décidé de vous offrir une place ici. Ils vont vous ramener votre carcasse, qui doit être resplendissante maintenant. Qu’en pensez vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin n’en croyait pas ses oreilles. A peine réveillé, il avait pensé avoir des menottes aux poignets et devoir expliquer son action. Une vague d’enthousiasme le submergea intérieurement. On le félicitait et on lui proposait de le payer pour….non, ce n’était pas possible. C’était un rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Bien entendu, vous n’êtes pas prié de valoriser des carcasses à longueur de journée. Oui, nous employons le terme « valoriser », c’est beaucoup plus pratique et élégant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 3 hommes entrèrent, l’air déconfit. Les deux plus petits amenaient une immense feuille morte brûlée, tandis que le 3ème fermait la porte dans un geste de recueillement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Oh mon dieu ! laissa échapper Johnny en se levant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se tourna vers Jukin, d’un air navré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Je suis vraiment désolé mon vieux. Vous ne pourrez pas travailler pour nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Mais….., qu’est ce qui se passe ? Qu’est ce que c’est que ce truc ? souffla-t-il en désignant la feuille géante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_C’est la carcasse que vous avez valorisée mon vieux. Malheureusement, votre semence est incompatible avec la viande morte. Vous l’avez faite pourrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son sperme avait tué son amour. Jukin était abasourdi. Si vite, il passait de la joie totale à la déroute complète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Enlevez-la ! cria-t-il malgré lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 3 hommes baissèrent la tête et emmenèrent le bout de viande noire rabougri. Johnny lança alors un regard à la dérobée vers Dévine. Ce dernier comprit. Il se leva et s’approcha lentement de Jukin. Il lui posa une main paternelle qui se voulait réconfortante sur l’épaule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Ce n’est pas de votre faute vous savez. Vous pourrez revenir quand vous voulez. Et puis si une carcasse n’a pas le profil pour que nous puissions la commercialiser, on devrait pouvoir vous laisser la valoriser tout de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin était touché par l’intention. Il sentait des ondes positives autour de lui. Ces types étaient sincèrement désolés. Alors il se leva et fit face à Dévine pour le remercier. Ce dernier était encore plus mignon qu’habituellement. Sûrement car il débordait de sollicitude. Cette fois, Jukin ne put se retenir. Il éclata de rire. Un énorme rire sucré. Des convulsions joyeuses l’accompagnaient. Ils se tordait littéralement de rire.&lt;br /&gt;Mais Johnny changea subitement d’attitude. Ses sourcils osseux se froncèrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Stooop !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin se figea.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Dévine, mais vous êtes un incapable. Regardez l’effet que vous faites. J’ai besoin de quelqu’un de sérieux, de rassurant. Vous êtes viré aussi ! Tous les deux vous êtes virés, sortez !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dévine n’empêcha pas sa mâchoire inférieure de tomber. Le visage rouge du directeur le dissuada de tenter de discuter. Il sortit du bureau avec un Jukin qui se retenait encore de pouffer. Johnny claqua la porte derrière eux. Quand il voulut le sermonner sur ce qu’il venait de lui faire, Jukin explosa tellement fort de rire qu’il tourna les talons et partit en boitillant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin rentra tranquillement chez lui, afin d’assimiler tout ce qui s’était passé. Il avait un sentiment flou car beaucoup de choses s’y mélangeaient, s’y superposaient. Heureusement, il avait put emporter le sac d’os avant de quitter les lieux.&lt;br /&gt;Il se confectionna un magnifique fauteuil, bien que les os n’étaient pas les meilleurs. Certains avaient des formes improbables, voire inutilisables. Il avait alors décidé d’écouter les os plutôt que de les restreindre à une forme, et réalisa ainsi un fauteuil étrange, particulier, unique. Jukin était persuadé que cet os qu’il avait dressé perpendiculairement au centre de l’assise, appartenait à son apparition. Et quand il s’asseyait, nu, bien profond dessus, il en était certain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-3598712103550892650?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/3598712103550892650/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/02/cest-encore-un-echec-cependant.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/3598712103550892650'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/3598712103550892650'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/02/cest-encore-un-echec-cependant.html' title='28'/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/S7JIBUYLtvI/AAAAAAAAAMY/M598ZT8dPZU/s72-c/Jukin+28+-+01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-7774209805250290236</id><published>2010-02-08T14:28:00.019+01:00</published><updated>2010-12-27T18:42:55.172+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='027'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='titre proposé'/><title type='text'>27</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 204, 204);font-size:110%;" &gt;Ce matin, Jukin ghgahhgegrdrghjgh.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204); font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;titre proposé par Tim&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/S6piEPrHwdI/AAAAAAAAAMI/c5WhnwdfJBI/s1600/Jukin+27+-+01.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/S6piEPrHwdI/AAAAAAAAAMI/c5WhnwdfJBI/s320/Jukin+27+-+01.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5452278123951800786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Un profond enthousiasme bouillait en lui. Comme des spasmes de joie dans tout le corps. Il avait hâte. Cependant, il ne savait pas de quoi. Aucun futur évènement inscrit dans son calendrier ne pouvait engendrer d’envie particulière. Ses mains s’agitaient frénétiquement quand les bouffées de bonheur débordaient. Une énergie raisonnait en lui.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Poussé par cette motivation, il s’installa à la table du séjour devant le coffret vitré de sa collection de peignes. Depuis longtemps, il devait les dépoussiérer et remettre un coup de neuf au coffret. Après avoir ôté la vitre, il les sortit un à un et les déposa bien alignés sur la table. A l’aide d’une époussette aux plumes délicates, il frotta la poussière qui se déposait en tas. D’une allure dynamique, il accumula un joli monticule, lorsque sa motivation disparut. Il n’était pas abattu ni déprimé, mais ne ressentait plus cette ondulation de plaisir qui le poussait à agir si facilement. La remise en état de son coffret ne lui apparaissait subitement plus indispensable ni agréable à faire.&lt;br /&gt;C’est alors qu’il agita ses doigts, par petits mouvements rapides. Il leva les mains vers son visage et se mit à tapoter ses lèvres alternativement avec le plat des doigts ou les ongles. Ses yeux se plissèrent, il sourit tout en continuant à agiter tous ses doigts. Cette forme précise faisait monter à nouveau en lui la hâte d’évènements fantômes. La motivation était revenue. Rapidement, le coffret fut flambant neuf. Afin de s’assurer qu’il y avait une causalité entre la forme et son état, il l’invoqua volontairement. Aussitôt le plaisir dégagé le galvanisait. Toutes ces tâches pénibles repoussées au lendemain venaient se présenter, souriantes. Un nom surgit des circonvolutions de son crâne, comme une évidence : la freedrug. En y réfléchissant, ce terme emprunté de l’anglais était idéal. Il synthétisait tous les aspects de sa découverte. A la fois un euphorisant (drug) obtenu gratuitement (free), par autosuggestion en adoptant la forme. Mais aussi un moyen de se libérer (free) des drogues (drug). Jusqu’à présent aucune addiction ne lui avait fait ressentir de manque quand il n’en prenait plus. Et sous les effets de sa dernière prise, il décida d’aller dans son jardin où il devait, depuis plusieurs saisons, attacher son gazon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette tâche harassante en décourageait plus d’un, et son voisin Sirunyk était justement en train de lutter contre lui-même pour avancer le chantier. Sur le point d’abandonner, il entendit son insondable voisin Jukin sortir de chez lui. Il découvrit dans son regard une étrange lueur et le vit s’engouffrer dans son cabanon pour en ressortir aussitôt avec une boîte remplie de colliers à gazon. Il allait attacher son gazon et il semblait plein d’entrain ! Sirunyk était pour le moins décontenancé. Alors au lieu de rentrer, abattu, il décida d’observer. Son voisin était déjà à genoux, la loupe de grossissement spécifique installée au front. Il enchaînait les poignées d’herbes avec allégresse.&lt;br /&gt;Jukin n’éprouvait aucune difficulté à recommencer en permanence ses nœuds malgré les nombreux ratages nécessaires à cette entreprise. C’était bien la première fois. Il entendit un bougonnement familier provenant du mur mitoyen. Sentant un regard pesant, il leva la tête. Sirunyk détourna le regard. En bonne disposition, Jukin se releva et s’avança en sa direction. Le voisin affectait déjà de reprendre à contre cœur l’attachement de sa pelouse. Jukin le voyait se forcer et s’énerver au moindre nœud à refaire. Il décida alors de l’interpeller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Voisin Sirunyk. J’ai peut être quelque chose qui pourrait vous aider.&lt;br /&gt;_Ah oui ? lança-t-il en se relevant, feignant l’indifférence.&lt;br /&gt;_Je suis prêt à vous transmettre la freedrug.&lt;br /&gt;_Mais qu’est ce que c’est que ça enfin ! Ca ne me regarde pas, lâcha-t-il outré, reculant pour bien signifier qu’il n’avait rien à voir avec cela.&lt;br /&gt;_Ne vous inquiétez pas, le rassura aussitôt Jukin. Ce n’est pas ce que vous croyez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et avant même que Sirunyk ne puisse réagir, Jukin avait sauté le muret et lui tenait les mains. Il lui faisait bouger les doigts ce qui augmentait sa crispation. Réalisant qu’il l’effrayait, Jukin décida de faire une démonstration. Sirunyk continua à reculer, faisant une grimace de dégoût. Toutefois il était suffisamment intrigué pour ne pas fuir totalement.&lt;br /&gt;Quand la bulle d’enthousiasme fut pleine, Jukin se pencha et fit quelques nœuds du gazon de Sirunyk. Ce dernier était sidéré à l’idée qu’un individu puisse avoir le courage de réaliser ne serait ce que quelques nœuds d’un gazon qui n’était pas le sien.&lt;br /&gt;Devant une telle prouesse et poussé par la jalousie, il oublia ses a priori et tenta l’expérience. Timidement il amena ses doigts à sa bouche et commença à tapoter. Voyant Jukin l’encourager du regard, il fit alterner ses doigts, comme des vagues successives, et ajouta un peu de frénésie. C’est suite à une expiration nasale que la boule de feu se forma dans son estomac. L’euphorie le gagnait, faisant plisser ses yeux et dessinant un sourire à ses lèvres. L’énergie gonflait ses reins et effaçait son impatience. La freedrug venait de prendre possession de lui, le libérant du poids du réel.&lt;br /&gt;Sirunyk se vautra dans l’herbe comme un porcelet. Il enchaînait les nœuds malgré les échecs, sans s’énerver. Un instant, il leva les yeux sur son voisin, le remercia sincèrement et se remit à la tâche.&lt;br /&gt;Satisfait, Jukin se laissa planer jusqu’à l’herbe de son jardin. Il se sentait encore plus heureux en offrant le cadeau de sa découverte que d’avoir fait la découverte elle-même. C’est donc lentement qu’il poursuivit d’attacher son gazon. Sirunyk acheva rapidement et sortit de chez lui. En savourant l’odeur du jardin, la fraîcheur revigorante de cette merveilleuse journée. Jukin s’offrit même le luxe de terminer sans les effets de la freedrug.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement il partit faire un tour en ville après avoir percé toutes les poussières du séjour. Ce qu’il appréciait le plus avec sa nouvelle découverte, c’était de ne pas ressentir le besoin d’en prendre aussitôt les effets estompés. Il faisait toujours bon malgré le jour déclinant. Les larges faisceaux de lumière orangée venaient frapper les bâtiments qui renvoyaient des masses contrastées d’ombres joyeuses. Depuis les collines, la ville apparaissait comme un zèbre ensanglanté. D’ailleurs, l’animal palpitait. Jukin sentait une électricité inhabituelle dans l’air. Les rues encore grouillantes déversaient une foule détendue mais dynamique.&lt;br /&gt;Plongeant dans la rue principale depuis un petit boyau désert, il crut apercevoir une jeune femme prendre de la freedrug. D’ailleurs, celle-ci le dévisagea un instant avant de sourire et se mettre à l’applaudir. Les passants alentour se retournèrent, sourirent à leur tour et tous l’applaudir un instant avant de reprendre leurs activités. Un homme le tapa amicalement dans le dos. Un « wouw ! » enthousiaste lui parvint depuis un groupe de gens sur sa gauche. La freedrug s’était répandue comme une traînée de poudre. La ville entière devait déjà profiter de sa découverte. Il marchait maintenant, saluant humblement les gens qui l’applaudissaient pour le remercier. En le frôlant, une mère le félicita d’avoir sorti son fils des drogues dures. Quelques jeunes gens prirent un peu de freedrug avec leur grand-mère. Ils applaudirent chaleureusement à son passage. Une main ferme le saisit au biceps. Il se retrouva aussitôt dans une cour sombre, entouré d’hommes sévères au faciès italien. Le plus petit d’entre eux reposait sur une chaise XVIIIème installée au centre. Il s’adressa d’une voix posée mais hautaine et menaçante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_ J’espèle qué vous léalisez l’étendoue des dégats. Et qué vous avez l’intention dé lélaper cette glave eleur.&lt;br /&gt;_ Que…. ?&lt;br /&gt;_Les gens ne sont plous voulnélables à la déplime et lé malché dé la dlogue s’est éffondlé pal votle faute, précisa-t-il avant de faire signe à ses sbires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils attrapèrent chacun un bras et placèrent leur pied sous son aisselle avant de tordre atrocement ses os. Jukin toujours euphorique n’avait pas encore intégré qu’on l’agressait. La douleur fut si soudaine et si terrible qu’il crut son âme se déchirer. Il hurla comme jamais. De souffrance comme d’être arraché au monde délicieux dans lequel il évoluait pour finir traîné rugueusement dans cet univers glacé qui n’était pas le sien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Êtes vous plêt à collaborer maintenant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin était dévasté. Il savait qu’il n’avait pas le courage de résister à la torture, ni de faire face à une telle organisation. Inventeur inspiré, il n’avait pas le panache d’un révolutionnaire. La mort dans l’âme, au bord des larmes, il répondit d’un oui blessé à peine audible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_Yé vois qué vous complenez vite. Vous n’aulez qu’à discléditer votle découvelte aux yeux de tous. Le maile vous y aidela, il est au coulant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi brusquement qu’ils l’avaient entraîné dans cette cour, ils disparurent sans laisser de trace. Et pour le narguer méchamment, le dernier sbire prit un peu de freedrug avant de glisser derrière le mur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’affaire se régla sans vague. Jukin eut l’appui du maire pour organiser une conférence évènement dans le plus grand stade de la ville. Retransmis en direct à la télévision, tous les habitants découvrirent, médusés, les faux effets possibles de la freedrug. Un handicapé mental et moteur sévère avait été amené et désigné comme un individu bloqué en drug. L’argument fatal. Même suite à une prise normale, on pouvait soit disant rester bloqué ainsi. Le choc assimilé, la peur devant cet homme déformé fit le reste. Les prises stoppèrent. Jukin n’entendit plus jamais parler des hommes de l’ombre. N’ayant aucun effet addictif, les gens perdirent aussitôt l’habitude, avant d’oublier complètement. D’oublier complètement qu’ils avaient été libres.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-7774209805250290236?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/7774209805250290236/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/02/nouvel-echec-au-jukin-moche-tres-moche.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/7774209805250290236'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/7774209805250290236'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/02/nouvel-echec-au-jukin-moche-tres-moche.html' title='27'/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/S6piEPrHwdI/AAAAAAAAAMI/c5WhnwdfJBI/s72-c/Jukin+27+-+01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-172289717317122614</id><published>2010-01-25T08:01:00.011+01:00</published><updated>2010-08-14T00:05:46.654+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='titre proposé'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='026'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 204, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;026.&lt;/span&gt; Ce matin, Jukin est sourd-muet.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);"&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;(titre proposé par Marion)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/S570VuyrEAI/AAAAAAAAALo/cm9RlXqRcCM/s1600-h/Jukin+26+-+02.png"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/S570VuyrEAI/AAAAAAAAALo/cm9RlXqRcCM/s320/Jukin+26+-+02.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5449061253339877378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Étrangement, aucune palissade, aucun grillage ou barbelé pour retenir les curieux. Jukin s’avança, méfiant. Outre les machines qui s’affairaient bruyamment, un bassin central était dégagé, depuis lequel un immense tube horizontal partait. A son entrée, une jeune femme aux cheveux blancs portant une blouse bleue de laboratoire, semblait monter la garde. Personne d’autre n’étant en vue, il se dirigea droit sur elle. Fatigué, il avançait lentement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Toute la nuit, le vrombissement de la grue, réveillé. Les saccades du marteau piqueur, encore réveillé. Le fracassement du bulldozer, toujours réveillé. Le petit matin avait fait son entrée en scène et il avait eu cette désagréable impression de ne pas avoir fermé l’œil de la nuit. Comme traversant un désert de sommeil pour finir épuisé sur le rivage du jour. Pour couronner le tout, sa tête était prise dans un étau de douleur.&lt;br /&gt;Sur les chantiers ils engageaient systématiquement une équipe supplémentaire de types qui venaient de tellement loin, qu’ils se levaient là bas quand on se couchait ici. Le vacarme infernal avait été incessant depuis la veille. « Et pour construire quoi d’ailleurs ? », s’était demandé Jukin. « Qu’est ce qui les poussaient à cet acharnement ? » Il était alors parti découvrir ce qui valait qu’on lui gâche sa paisible existence.&lt;br /&gt;En descendant mollement la rue devant chez lui, il avait cherché à deviner l’épicentre du bruit. Remontant cette même rue, son voisin Sirunyk l’interrompit alors par politesse :&lt;br /&gt;- Bonjour, vous allez bien ?&lt;br /&gt;Voyant les lèvres de Sirunyk bouger, par réflexe social, Jukin eut l’intention de lui répondre. Cependant, les effets sonores du chantier étaient bien plus profonds qu’il ne l’avait imaginé. Car en effet, il signa. Il répondit de façon courtoise, mais en langage des signes. Jukin comprit très vite le mécanisme linguistique responsable de son état. Au tréfonds de son esprit, des expressions telles que ‘clair de lune’ ou ‘jambon beurre’ étaient fixées. Ainsi le syntagme figé ‘sourd muet’ était tellement ancré en lui que sa surdité soudaine l’avait automatiquement rendu muet. Quand il voulait parler, les sons sortaient par ses mains. Sirunyk avait levé un sourcil, mi surpris, mi énervé avant de poursuivre sa route. Un énorme bruit d’éboulis de pierre avait donné aussitôt une direction précise à suivre pour Jukin. Le chantier s’averra proche de chez lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste avant de s’informer auprès de la gardienne, sa condition se rappela à lui. Trop tard. Ses mains vinrent accompagner les rictus de sa face. Il lui signa « bonjour » avant de demander ce qui se passait. Mais à son grand étonnement, Suzanne le comprit et lui répondit avec les mains.&lt;br /&gt;_Enchantée. Moi aussi je suis muette à cause de ma surdité. Ce bruit permanent au-delà du seuil de la douleur depuis hier a fait sauter mon ouïe. La ville tente une expérience sur la population dans ce tube. Vous pouvez entrer si vous le désirez, signa-t-elle en désignant l’énorme bouche d’entrée.&lt;br /&gt;Tout en métal, un simple rivet faisait la taille du poing. L’épaisseur était celle d’une vache. La paroi aussi lisse que du marbre mouillé était teinté de bleu dans une masse grise aux reflets roses. Tout semblait en acier, et bien que le métal soit froid, le tunnel sans fin apparut accueillant pour Jukin, comme s’il l’appelait. Il revint à la femme qui, sans être d’une beauté évidente, possédait une lumière dans le regard donnant à tout son être un charme profond. A l’avantage sur la beauté qu’il ne fanerait jamais et reflétait sûrement une beauté intérieure bien plus réelle qu’une plastique superficielle aussi parfaite soit elle.&lt;br /&gt;Attiré par le tunnel, mais perdu un instant dans le velours de ses yeux, Jukin lui demanda de la main ce qu’il y avait au fond. D’abord il ne comprit pas pourquoi elle lui répondit : « un jeune cerveau en parfait état de marche. » Il précisa alors qu’il parlait du grand tube. Bien entendu, employée de dernière minute sur cette mission ponctuelle, elle n’en savait rien. Il se détourna subitement et s’engouffra, trop piqué dans sa curiosité maladive. Surprise de sa réaction soudaine, Suzanne se contenta de fixer son dos rapetisser à mesure qu’il avançait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tunnel semblait vide. Une lumière diffuse le remplissait de façon homogène, mais ne semblait avoir aucune source apparente. Toujours lisse, toujours immense et rien de visible à l’horizon. Cependant le mystère le poussait à découvrir ce qui se passait ici. Le contraignant à faire toujours ce pas supplémentaire, accompagné de cette voix insidieuse : «encore un peu, tu y es presque. Persévère et tu seras récompensé. » Il marcha de longues minutes ainsi. Et ce processus monotone faillit lui faire rater un léger détail. Même avec toute son attention, la fine découpe de porte était presque invisible. Un liseré fin comme un cheveux était dessiné sur le métal. Pas de rivet, ni de charnière ou clenche. Même en glissant son doigt dessus, on ne sentait aucune aspérité. Ce n’était peut être qu’une marque dû à un équipement comme la soufflerie d’air fixée derrière. Cependant la possibilité qu’il existe un passage suffisait à le rendre fou.&lt;br /&gt;Il avait une patience de granit quand il s’agissait de satisfaire sa curiosité. Alors il s’assit et se focalisa sur la rainure quasi-invisible. De lents rouages commencèrent leurs révolutions dans les circonvolutions de son crâne. Ses yeux captaient les moindres détails des reflets et des grains de la matière. Tout était ensuite lentement analysé, comparé, pour donner naissance à des conjectures parfois folles.&lt;br /&gt;Un inconnu venant de l’entrée lui demanda ce qu’il faisait là. Le voyant signer, l’homme grogna et continua à s’enfoncer dans le tunnel. Le temps ne s’écoulait plus pour Jukin, mais les inconnus défilèrent. Ils passaient leur chemin sans chercher à comprendre. Et Jukin trouva. A travers ce flot de gens pas assez curieux pour s’arrêter et s’intéresser à lui, le dernier cran cérébral bascula dans le bon sens pour lui révéler la solution. Après qu’une énième inconnue ne s’éloigna, il se redressa. Ses genoux craquèrent et raisonnèrent joliment dans l’air léger du tube. Il fit un pas précis et leva les mains avant de caresser lentement la paroi. Sur son visage se dessina un sourire doux exprimant qu’il sentait la confirmation contre l’acier. Il recula ses mains et souffla dessus. Puis il les ferma et les rouvrit plusieurs fois comme pour les détendre. Aussitôt il enchaîna des mouvements très précis devant la paroi, communiquant avec elle. Il la touchait en des points particuliers, voyant des boutons complètement invisibles au commun des mortels. Et la porte s’ouvrit.&lt;br /&gt;Elle s’enfonça et coulissa sur le côté. Il s’engouffra sans réfléchir, elle se referma immédiatement sur lui. Un enfant passa sans remarquer la rainure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’épaisseur du tunnel, une coulisse étroite circulait, encombrée de câbles et de tuyaux sur sa partie intérieure. Un petit haut-parleur grésilla un chiffre : « 129 ». Les yeux de Jukin s’habituaient à la relative obscurité. Il avait l’impression d’être dans un sous-marin. « 130 ». Devant lui, les fils se perdaient dans le noir. Derrière lui, une légère lueur bleue semblait clignoter au loin. Il rebroussa donc chemin. « 131 ». Avec précaution il évitait de s’emmêler dans les câbles qui traînaient un peu au sol à sa droite.&lt;br /&gt;Il progressa assez vite pour atteindre les clignotements et se mit à 4 pattes. Il s’agissait d’une salle de contrôle où deux hommes en uniforme de la ville surveillaient des écrans à chiffres, des jauges et des moniteurs vidéo. Jukin se glissa au plus près sans être repéré et les écouta :&lt;br /&gt;« 134 »&lt;br /&gt;_Aucune surchauffe dans le réacteur à infini, assura le grand maigre sous son casque de chantier.&lt;br /&gt;_Bon, très bien, valida avec assurance le petit, vieux et gras en se levant. Surveille attentivement le niveau de pression dans le compresseur à particules. Il est temps que je rejoigne la réunion pour les dernières instructions.&lt;br /&gt;Le plus jeune acquiesça et ouvrit la bouche pour s’exprimer sans que rien ne sorte.&lt;br /&gt;« 135 ».&lt;br /&gt;Son chef le regarda sévèrement avant de lâcher :&lt;br /&gt;_Oui ?&lt;br /&gt;« 136 ».&lt;br /&gt;Le maigre luttait intérieurement. Il voulait savoir mais se demandait s’il pouvait se permettre de le faire. « 137 ». La voix impersonnelle et granuleuse du haut parleur le fit sursauter. La question sortit toute seule :&lt;br /&gt;_Que deviennent ils ?&lt;br /&gt;Le visage du gros chef se plissa pour former un sourire sardonique. Il avait parié avec lui-même combien de temps cette jeune recrue résisterait à la tentation. Il avait gagné plus rapidement qu’il n’espérait. A tel point que ce maigre collègue méritait, selon lui, sa place dans le tunnel avec les autres. Cependant, il ne put lui-même résister à la tentation de lui montrer qu’il faisait partie de ceux qui savent.&lt;br /&gt;_Tant que le générateur sera alimenté, ils existeront. Quand on le coupera, la majeure partie s’écroulera, inerte. Le reste finira son existence de manière totalement végétative. Néanmoins il existe toujours la possibilité qu’un être en réchappe, ce qui constitue une exception et un maximum.&lt;br /&gt;Le maigre en eut le sang glacé. Il savait que sans cette affectation de contrôleur, sa curiosité maladive l’aurait conduit tout droit vers l’infini tunnel. Il retourna à ses écrans, le regard vide, après que son chef ne quitta la petite pièce toujours clignotante de bleu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin était toujours en apnée, de peur d’être repéré. En quittant le tunnel à infini, il était entré malgré lui de plein fouet dans la catégorie ‘fugitif’. Après ‘sourd’ et immédiatement ‘muet’, il estimait que c’était le changement de catégorie de trop pour une seule et même journée. Cependant ‘Le fugitif sourd muet’ constituait un titre de roman policier intéressant pensa-t-il. Ou mieux, ‘Le signeur fugitif’. Il stoppa là ses digressions mal venues quand il découvrit le regard apeuré du jeune contrôleur posé sur lui. Ce dernier comprit qu’il se retrouvait dans la situation redoutée où il devait intervenir. Qu’il était justement là pour cela, ce qui le paralysait.&lt;br /&gt;Jukin se doutait que la petite cabine constituait l’unique passage vers la sortie. Alors il se releva d’un bond, bouscula sans ménagement le maigre toujours immobile et fonça. Il pouvait le faire. Ses jambes virevoltaient au dessus des câbles qui traînaient au sol. Il eut plus de temps que prévu pour s’éloigner avant que l’alarme ne soit donnée. Une lumière rouge clignota dans la coursive. Le jeune contrôleur imagina utiliser les câbles pour l’arrêter, son seul espoir de rattraper son erreur. Il plissa les yeux pour repérer le bon et tira d’un coup sec. Jukin faillit être surpris mais ôta son pied au dernier moment, qui glissa le long du câble sans être arrêté. Heureusement, la sortie était déjà visible.&lt;br /&gt;Il tirait sur ses bras pour maintenir sa vitesse et se retourna. Le chef s’était élancé derrière lui. Le maigre, un genou à terre, tenait toujours le câble dans la main, les yeux remplis de larmes. Devant, il aperçu Suzanne regardant vers l’entrée du tunnel, hypnotisée. Elle fit un pas à l’intérieur. Jukin ne pouvait pas hurler, il se contenta de signer « non ! » de la main. Bien entendu, elle ne l’entendit pas. Le bruit de course du chef à ses trousses le galvanisait. Il accéléra et attrapa la main de Suzanne au passage. Il l’arracha à son engloutissement sans se retourner et déboucha dans le bassin central. De part et d’autre des gardes sursautèrent à leur vue. A droite un type rouge aux yeux jaunes et à gauche un homme très noir. Personne ne devait parcourir le bassin dans ce sens. Ce temps d’hésitation donna un peu d’avance à Jukin qui fonçait vers l’entrée ouverte suivi de Suzanne.&lt;br /&gt;C’est alors qu’une rainure de terre s’affaissa tout le long du terrain. Le haut d’une grille en surgit et commença à monter. Les deux fugitifs écarquillèrent les yeux et ralentirent un instant avant de repartir de plus belle. Les gardes latéraux se rapprochaient ainsi que le petit chef arrivant de derrière. Heureusement que la ville avait économisé sur l’installation de cette grille de sécurité, car le moteur peu puissant la faisait lever lentement. Mais elle arrivait déjà à hauteur de hanche. Encore une centaine de mètres. Tout le monde convergeait vers ce point du temps où leurs destins devaient se croiser une dernière fois. A vingt mètres de la grille arrivée à l’épaule, Suzanne changea de course. Jukin tourna la tête pour la regarder. Cette fois c’est elle qui lui attrapa la main pour l’entraîner dans son saut en fosbury. Malgré la blouse et la masse à traîner, elle franchit la barre. Jukin fut soulevé juste assez pour finir déposé sur le dessus de la grille qui continuait à monter, une chaussure en moins. Les gardes et le chef se percutèrent violemment et s’effondrèrent contre la grille. Elle était désormais trop haute pour eux et impossible à escalader. Jukin se laissa tomber de l’autre côté tandis que le chef hurlait qu’on abaisse cette foutue grille. Qu’il soit sourd muet ou non, Jukin aurait fait le même geste à cet instant avant de se retourner et partir en courant avec Suzanne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son saut, le garde rouge n’avait réussi qu’à agripper la semelle, puis déséquilibré par la collision avec le petit chef, il avait atteint l’autre garde à la tempe de la pointe du coude. Le garde noir avait alors heurté un barreau de la grille avec sa pommette. Il succomba d’une rupture d’anévrisme, deux ans et demie plus tard. Le garde au regard jaune ne se remit jamais de son échec. Il quitta tout pour des pays exotiques qu’il parcourait la tête basse, toujours la main crispée sur cette chaussure réduite en lambeau avec le temps.&lt;br /&gt;Le grand maigre venait de sortir de la coulisse, immobile devant l’entrée du tube, il les regardait. Le petit chef gras s’en était sorti avec un simple bleu à l’œil. Cependant, il s’avança jusqu’à son frêle collègue et plongea ses yeux totalement en lui. Ce qu’il découvrit dans le regard de son supérieur lui fit couler ses larmes toujours collées. C’est d’une vue brouillée qu’il vit son chef s’engouffrer dans le tunnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand les deux fugitifs estimèrent être assez loin, ils s’arrêtèrent sous un porche. Suzanne le remercia de l’avoir sauvée du piège de sa curiosité avant de filer se réfugier dans une autre ville pour un moment. Jukin courut chez lui pour s’y enfermer le temps nécessaire. Quand le chantier aurait terminé ses activités, que la ville aurait jugé son nettoyage suffisant, ils arrêteraient les poursuites et stopperaient le générateur à infini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-172289717317122614?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/172289717317122614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/01/echec-au-jukin.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/172289717317122614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/172289717317122614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/01/echec-au-jukin.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/S570VuyrEAI/AAAAAAAAALo/cm9RlXqRcCM/s72-c/Jukin+26+-+02.png' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-3003780976330220499</id><published>2010-01-11T00:22:00.008+01:00</published><updated>2010-08-14T00:07:04.364+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='titre proposé'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='025'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 204, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;025. &lt;/span&gt;Ce matin, Jukin marche à l’envers.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 204, 204);"&gt;&lt;br /&gt;(titre proposé par Violaine)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/S0php_Dmb9I/AAAAAAAAALQ/XD9mAW2WcS4/s1600-h/Jukin+25+-+01.png"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/S0php_Dmb9I/AAAAAAAAALQ/XD9mAW2WcS4/s320/Jukin+25+-+01.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425256075050250194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Tout avait commencé au sortir du lit. Une seconde d’inattention, une légère variation d’un facteur imperceptible, une ombre encore planante sur son inconscient ou une simple poussière du hasard l’avait amené ce jour précis, à cet instant crucial, à se lever face à son lit. Le contraire de son habitude. Malheureusement, le poids des rituels l’avait aussitôt raccroché au rail du quotidien, avant même qu’il ne se retourne. A peine redressé, il s’était mis à marcher en direction de sa salle de bain, comme tous les matins. Les automatismes reprirent le dessus, mais il marchait à l’envers.&lt;br /&gt;Décalé de 180° jusqu’au matin suivant, il décida qu’il passerait tout de même sa journée normalement. Avant de s’engouffrer dos au salon, il prit la précaution de se confectionner une affichette. Placée judicieusement, elle l’empêcherait de rééditer la même erreur le matin prochain.&lt;br /&gt;Jukin se sentait téléguidé par son corps, bien que tout se passât évidement dans sa tête. Pour effectuer les gestes quotidiens les plus simples, il devait mettre sans cesse à l’épreuve la souplesse de son buste. Ainsi, il avait l’impression que son intérieur était très mal conçu, que tous les objets étaient justement disposés là où ils étaient le plus difficiles à atteindre. Son propre corps lui faisant toujours obstacle. Il trouva un seul avantage à marcher à l’envers : Lorsque l’on se cogne, ça fait moins mal sur les fesses que sur le nez.&lt;br /&gt;C’est quand il eut réussi à s’habiller et finir son petit déjeuner qu’un évènement lui mit la puce à l’oreille. En effet, il eut la soudaine envie de sortir pour se rendre chez le marchand de modélisme. Ce besoin lui était curieux car après son petit déjeuner, il avait pour habitude de se calfeutrer dans une grosse combinaison orange et de se blottir près du radiateur, le visage écrasé contre la fenêtre du séjour. Il éprouvait un plaisir immense par le contraste de température entre sa tête et son corps. Et pour la première fois, ce désir était parasité par une idée. Car il ne s’agissait pas d’une envie de sortir, mais bien d’une idée de sortir qui lui était comme imposée par un nouveau programme. Ne pouvant obéir qu’à lui-même, il sortit à l’envers et à contrecœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le modéliste n’habitait pas loin heureusement, alors il arriva vite dans sa boutique sale. Personne n’achetait plus de maquette. Si bien que la poussière s’en donnait à cœur joie. Elle proliférait partout et se durcissait en formant des croûtes grises impossibles à enlever. Dans les creux infimes de la matière venaient adhérer les plus petites particules de la poussière, sur lesquelles s’agglutinaient de plus gros grains gris. Ainsi les croûtes poussiéreuses pouvaient être considérées comme un prolongement des objets eux-mêmes, mais un prolongement maladif. C’était le fameux cancer des objets. Jukin se demanda alors pourquoi et comment ce magasin pouvait encore être ouvert. Et que diable venait-il faire ici ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le modéliste arriva alors. Un type maigre, avec une immense barbe, tout défroqué. On aurait dit un druide sans robe. Presque un clochard finalement. Mais son laisser-aller tenait plus de celui d’un savant fou que d’un SDF. Bien entendu, la clochette de la porte n’avait pas sonné, puisqu’elle était remplie de poussière. Krak, le nom sous lequel on connaissait le modéliste, regardait Jukin comme s’il l’attendait, bien qu’il ne puisse même pas savoir qu’il était entré.&lt;br /&gt;_ Ca à l’air d’aller, lança-t-il tout de go avant d’ajouter, exception faite de l’erreur de rotation du buste.&lt;br /&gt;Jukin était décontenancé, il ne put qu’affirmer.&lt;br /&gt;_ Oui.&lt;br /&gt;Krak, l’air complice, lui glissa alors :&lt;br /&gt;_ C’est une erreur que je fais souvent. Vous savez, le genre de mauvais pli que l’on prend et qu’il est impossible de corriger ensuite.&lt;br /&gt;_ Je suis désolé, mais de quoi parlez vous ?&lt;br /&gt;_ Vous savez il y a beaucoup de contrôles. La première fois, j’ai fait cette erreur et comme elle était mineure, mon instructeur m’a laissé continuer afin de me concentrer sur les bases. Malheureusement, j’ai enregistré cette étape et je lutte sans cesse pour me corriger, précisa Krak.&lt;br /&gt;_ Mais enfin de quels contrôles parlez vous ?&lt;br /&gt;_ De vos contrôles mon ami.&lt;br /&gt;_ Bon, vous allez devoir arrêter immédiatement de faire comme si tout cela était normal, s’énerva Jukin.&lt;br /&gt;_Tout ceci est normal voyons. Vous êtes câblé. Et je m’en suis personnellement chargé, et non pas un de mes assistants.&lt;br /&gt;_Vous êtes à deux doigts de la correction papi, cria Jukin sèchement. Qui êtes vous et que fais-je ici ?&lt;br /&gt;Krak décida de se reculer, par prudence. Il l’étudia brièvement, pensif. Il donnait l’impression de choisir ce qu’il pouvait dire de ce qu’il  ne pouvait pas.&lt;br /&gt;_ Monsieur, je suis un des plus grands spécialistes en modélisme. Comme vous le remarquez, cette discipline ne marche pas fort. Elle est pourtant ma passion. Déprimé, au fond du trou, on est venu me chercher. Un riche personnage avait eu vent de ma réputation. C’est le tournant de mon existence. Il a ouvert pour moi une voie nouvelle, certes illégale, mais d’un avenir radieux. Je suis désormais LE spécialiste en modélisme humain.&lt;br /&gt;Jukin accusa le coup. Il hésitait entre incrédulité et folie. Le barbu ne lui laissa pas le temps de choisir.&lt;br /&gt;_ Les plus riches fous viennent prendre commande ici même. Monsieur, vous avez l’honneur d’avoir été acheté, pour être radiocommandé par…&lt;br /&gt;Crac, firent les phalanges de Jukin sur le menton de Krak. Il ne s’attendait pas du tout à cela, car il avait activé comme toujours la commande de passivité.&lt;br /&gt;Pourtant son câblage était parfait. La seule explication possible était presque saugrenue. Cette personne devait avoir une structure cérébrale différente. Soit mutante, soit non humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois cette pensée passée à travers son esprit en un éclair, il se rua sur le boîtier de commande. Affalé derrière le comptoir, Jukin ne pouvait pas le voir. Mais il entreprenait de le contourner aussi vite que la marche inversée le lui permettait. Krak bougea des contrôles, ce qui fit accélérer Jukin. Apparemment, ce n’était pas ce qu’il espérait. Rien ne correspondait. Enervé, il tritura violemment les manettes et les boutons. Jukin vrilla et retrouva sa marche avant. Dans le même temps, Krak lui fit involontairement saisir un modèle d’avion de guerre. Malgré lui, Jukin plongea vers le modéliste affolé, brandissant une superbe maquette de Spitfire. Il empoigna le savant fou et le souleva. Krak continuait malheureusement d’agiter les commandes. Son câblage était sans doute parfait, mais les connexions habituelles du cerveau n’étaient pas les mêmes dans le crâne de Jukin. Ce dernier retourna le modéliste et avec la force d’un robot lui inséra profondément l’avion dans le cul. Krak lâcha la commande.&lt;br /&gt;Jukin s’immobilisa et découvrit une radiocommande à côté de l’empreinte où avait reposé l’avion dans la poussière. Il n’était pas du tout content d’avoir été ainsi manipulé, alors il s’en saisit, sans trop savoir qu’en faire. Krak n’osait pas bouger, malgré sa posture ridicule. On devinait la queue de l’appareil militaire qui sortait légèrement entre ses jambes. C’est alors qu’une flamme bleue jaillit. Jukin avait pressé la commande des gaz ! Le spécialiste en modélisme n’usurpait pas sa réputation. C’était du très bon travail. L’avion volait parfaitement, et lui avec.&lt;br /&gt;Jukin lui fit faire quelques tours entre les étagères avant d’entamer les acrobaties. Il apprenait très vite le maniement. Les hurlements de Krak n’entamaient en rien son enthousiasme. Cependant il fit une petite erreur, et dans l’étroitesse du magasin, elle fût aussitôt sanctionnée. Le modéliste s’écrasa sans parachute dans les maquettes de bulldozer. Dès l’impact du moteur brûlant, la poussière prit feu. Jukin comprit très vite que les choses prenaient une mauvaise tournure et sortit aussitôt. Heureusement, car toute cette poudre grise s’embrasa à la vitesse d’un avion à réaction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pompiers arrivèrent relativement vite sur les lieux, mais le principal avait brûlé. En fait le feu s’était éteint rapidement de lui-même, une fois que la poussière et les maquettes qui y étaient fusionnées avaient été consumé.&lt;br /&gt;Après enquête, le chef pompier conclut qu’il y avait eut tellement de poussière que c’était un miracle que tout n’avait pas encore flambé. C’était donc un accident par négligence d’entretien.&lt;br /&gt;Jukin put rentrer chez lui, la tête vide. Il avait encore cette impression désagréable que quelqu’un le manipulait. Que ses actes n’étaient pas dus à ses décisions propres, mais au plan et au choix d’un grand malade. Quel pourrait en être le but, là il n’avait pas de réponse. Mais il espérait que cette impression disparaîtrait rapidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-3003780976330220499?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/3003780976330220499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/01/025.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/3003780976330220499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/3003780976330220499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2010/01/025.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/S0php_Dmb9I/AAAAAAAAALQ/XD9mAW2WcS4/s72-c/Jukin+25+-+01.png' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-2983679336277173450</id><published>2009-12-28T03:13:00.010+01:00</published><updated>2010-08-14T00:08:00.206+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les24'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='024-2'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204); font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;024-2.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204); font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;Ce matin, Jukin se vole à main armée.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204); font-style: italic;"&gt;(suite et fin)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;span style=""&gt;…&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/S0ZiORrmj8I/AAAAAAAAALI/wfrLlXU_IJo/s1600-h/Jukin+24-2+-+01.png"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/S0ZiORrmj8I/AAAAAAAAALI/wfrLlXU_IJo/s320/Jukin+24-2+-+01.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5424130798618316738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On le ramena chez lui avec beaucoup de déférence et 1000 excuses, ce qui ne fit qu’augmenter son courroux intérieur. Il avait déjà prévu d’exploser un des entrepôts militaires. Le gouvernement était tellement embarrassé qu’ils ne l’avaient pas reconduit à l’arrière d’une fourgonnette, comme le prévoyait la procédure de sécurité, mais en simple passager d’une jeep camouflage. Il avait ainsi pu mémoriser la route jusqu’à cette base secrète. Après avoir repoussé l’idée de vendre ce renseignement, il se prépara pour son opération.&lt;br /&gt;Comme dans un film, il lança une musique rock du tonnerre et regroupa son matériel. Au sommet dramatique de la chanson, il enfila sa tenue, calé sur les gros riffs de guitare : rah ! serrer la ceinture, rah ! enfiler un gant, rah coller le scratch d’une chaussure de cuir noire à coque métallique profilée. Et pour l’accord final, il passa une cagoule.&lt;br /&gt;Le jour commençait à peine à décliner, mais il voulait faire ce voyage à pied. Aucune base militaire secrète ne prévoyait qu’un homme seul débarque en pleine nuit pour l’attaquer. Ce qui lui faciliterai les choses. Il n’eut aucun mal à retrouver le chemin, et arriva juste à la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bâtiments étaient situés dans une cuvette désertique, derrière de nombreuses rangées de grillages et barbelés. A l’opposé de l’entrée des véhicules, il se faufila et profita d’une souplesse dorsale naturelle pour se glisser sous les barbelés. De même, il entaillait les grillages et passait dessous grâce à son talent. Tout était calme dans l’enceinte. Des gardiens à position fixe discutaient tranquillement sur les miradors et aux portes. D’autres faisaient leurs tours de garde. Des années sans intrusion avaient sûrement endormi leur vigilance et Jukin avait tout son temps devant lui.&lt;br /&gt;Avec la patience d’un sage, il sortit ses tuteurs en bambou et commença par neutraliser un garde fixe. Il lui attacha ensuite un tuteur. De loin, le garde semblait toujours à son poste. Ainsi Jukin pouvait se débarrasser d’eux lentement, sans éveiller de soupçons. Après avoir étudié les déplacements des rondes, il fit de même avec les gardes mobiles. Un à un, ils furent équipés d’un bambou. Maintenant il n’y avait plus personne pour remarquer leur immobilité anormale. Il les avait tout de même mis en scène afin de laisser croire qu’ils discutaient entre eux, ce qui pouvait lui faire gagner du temps.&lt;br /&gt;La base était désormais inoffensive à l’extérieur des bâtiments. Les choses sérieuses pouvaient commencer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fit son petit tour afin de repérer toutes les alarmes. Finalement elles étaient maladroitement reliées au même centre névralgique. Avec du simple dentifrice, il le mit hors service. Les alarmes étaient désactivées sans qu’on puisse le remarquer. La base était coupée de l’extérieur. Il déposa quelques explosifs.&lt;br /&gt;Tout était prêt. C’est alors qu’il le reconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin-cagoulé s’approcha d’un entrepôt. Il contenait le bâtiment où il avait été séquestré, et plus loin dans la même structure, les bureaux où on l’avait interrogé. Il découpa les gongs de la porte à l’arrière, sans même lire les instructions placardées dessus, puisqu’il n’avait plus besoin de prendre de précautions. Il pénétra avec son flingue et découvrit la zone de stockage. Tout un mobilier à son goût, des équipements électroniques dernier cri, des œuvres d’art, des jouets, une piscine recyclable… Une vraie caverne d’Ali baba en somme. Un militaire s’emmerdait, assis sur une caisse.&lt;br /&gt;Sans scrupule, il le pointa de son revolver et lui ordonna de glisser dans son blouson en cuir un ordinateur portable ainsi qu’une boite du jeu ‘Dix de chute’.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après l’avoir éliminé, il répartit d’autres charges explosives entre tous ces objets. Puis il assomma furtivement de la crosse de son arme les deux gardes qui attendaient de l’autre côté. Il arriva rapidement au coin bureau. Après avoir encore neutralisé un soldat, il observa quelque temps les militaires de garde, abrutis devant une télévision clignotante de bêtise. Ils étaient 5 dans une salle de réunion dont le mur du couloir était une grande vitre. Rapidement cette fois, il plaça des charges aux emplacements stratégiques. Déjà dehors, la commande des explosifs brillait dans sa main. Il savoura un moment le pouvoir qu’il avait, s’imaginait les flammes et le bruit. Il s’était résolu à sacrifier ces vies humaines, car en tant que soldats, ils avaient accepté d’obéir aveuglément au gouvernement, de remettre à l’armée leur libre arbitre. Ainsi ils avaient tous participé à son kidnapping, sa séquestration dans des conditions inadmissibles et son interrogatoire-torture. Mais ce n’était pas une vengeance personnelle contre ces hommes.&lt;br /&gt;Accroupi derrière un buisson cramé, il appuya. La base militaire prit sa respiration et s’envoya en l’air. Jukin avait surdosé son c4. Il fut projeté en l’air par la boule de feu venant de l’entrepôt. L’ordinateur et le jeu amortirent sa chute dans un gros craquement. Ils étaient foutus. Certains soldats-tuteurs étaient désormais sur le flanc. Quand il se retourna vers le trou béant et fumant, ses esprits retrouvés, un gros bout de tôle tomba à ses côtés. C’était une plaque fixée sur le bâtiment, qu’il n’avait pas pris le temps de lire dans l’obscurité :&lt;br /&gt;« Propriété privé de M. Jukin – remise de compensation pour le contentieux de l’affaire Vagal. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-2983679336277173450?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/2983679336277173450/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/12/024-2.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/2983679336277173450'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/2983679336277173450'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/12/024-2.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/S0ZiORrmj8I/AAAAAAAAALI/wfrLlXU_IJo/s72-c/Jukin+24-2+-+01.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-6582146155231055674</id><published>2009-12-21T02:35:00.007+01:00</published><updated>2010-08-14T00:09:40.923+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='024'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les24'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 204, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;024-1.&lt;/span&gt; Ce matin, Jukin se vole à main armée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Sz-zjtZfCGI/AAAAAAAAAK4/LS5Q0JVJZwU/s1600-h/Jukin+24-1+-+01.png"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Sz-zjtZfCGI/AAAAAAAAAK4/LS5Q0JVJZwU/s320/Jukin+24-1+-+01.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5422249902440646754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La porte de sa chambre claqua. Il se réveilla en sursaut et aperçu l’heure avant d’être bâillonné. 8h50. Dix minutes avant que son réveil ne sonne. Deux hommes le ligotèrent et le transportèrent, tandis qu’un troisième ouvrait et fermait les portes. Il avait aussi à charge l’observation, afin qu’ils restent totalement furtif. Le jour pointait à peine, mais quand ils l’emmenèrent à l’extérieur, Jukin put apercevoir leurs tenues militaires, à la faible lueur du soleil encore bleu, avant d’être jeté à l’arrière d’une camionnette sombre.&lt;br /&gt;Le voyage fût pénible, car sa position, les mains attachées dans le dos, était très inconfortable. Son épaule droite se meurtrissait contre les reliefs métalliques du plancher, à chaque à-coup du véhicule. Quand les virages étaient serrés à gauche, ses mains s’écrasaient contre la paroi à cause de son propre poids. De plus, un massif fusil mitrailleur pointé entre les deux yeux, persuadait le train du sommeil de ne pas faire arrêt à la station Jukin. Il ne put même pas somnoler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin arrivés, les soldats le tirèrent dans un cachot, aussi brutalement que dans l’estafette. Le lieu était parfaitement humide, sentant la mousse à plein nez. Cette odeur forestière était agréable en elle-même. Mais dans un lieu clos, elle renvoyait sans cesse à la privation de liberté. Etait-ce là une manœuvre pour affaiblir la volonté des prisonniers ? Il n’aurait pu l’affirmer. Cependant, les conditions drastiques de sa détention, à savoir un lit constitué de deux feuilles de carton moisi empilées pour tout meuble, étaient clairement un moyen de réduire tout bonhomme en masse gluante aisément manipulable.&lt;br /&gt;Il eut ainsi tout le loisir de se demander ce qu’il avait bien pu faire. Dans son passé, qu’est ce qui allait à l’encontre de l’armée et des intérêts du gouvernement ? Même en réfléchissant à certains évènements troubles de son passé, il estimait son enlèvement hors de propos. Il aurait pu être simplement inculpé et écroué. Alors pourquoi ce kidnapping secret ? Jukin avait beau retourner le problème dans tous les sens, un élément lui échappait&lt;br /&gt;Sans fenêtre à sa cellule, il put difficilement estimer le temps de sa captivité. Elle lui parut interminable. Son horloge biologique n’avait plus aucun repère et tournait à vide. Il eut l’impression de dormir beaucoup, mais les rares temps de veille étaient un supplice. On lui apportait à manger parfois. Il soupçonnait tout de même que les horaires étaient volontairement chaotiques pour le déstabiliser d’avantage, s’il était nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, on le sortit de son trou pour le jeter dans un bureau. La lumière blanche transperçant la grande baie vitrée lui blessait les yeux. Pendant un long moment il ne vit qu’une forme noire indistincte à la place de la tête de son interlocuteur. Ce dernier, bien qu’encore flou, semblait extrêmement massif et puissant. En tout cas, on ne pouvait pas manquer la véhémence de son ton ni se tromper sur ses intentions.&lt;br /&gt;L’homme posa alors sa première question. Jukin ne la comprit même pas. Après quelques instants de bouche ouverte, il reçut la boucle d’une cravache en pleine joue. Puis une seconde fois au même endroit, encore plus fort. Il sentit la goutte de sang couler sur sa peau. N’ayant rien à dire de plus, quand la 2ème question arriva, il se contenta de fermer les yeux. Cette fois, ce sont ses larmes qui coulèrent le long de ses joues à l’impact du cuir déchirant.&lt;br /&gt;Ce petit jeu dura encore. Il ne pouvait rien répondre, car il n’avait aucun rapport, aucune connaissance de ce dont on le questionnait. Dans une sorte de lucidité du désespoir, le visage tuméfié, il réussit à souffler : « je m’appelle Jukin. » L’homme se suspendit dans sa furie : « pardon ? » Il cracha encore au milieu d’une bulle de sang : « Jukin ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conditions de son séjour changèrent aussitôt. On lui octroya une chambre avec fenêtre et cabinet de toilette individuel. Son identité réelle fût ensuite validée. Il s’agissait d’une petite confusion avec un certain M. Vagal. Ce dernier possédait un blog contestataire, hébergé à une adresse quasiment identique à celle du vieux blog de Jukin. Ils avaient donc pêché la mauvaise adresse IP et remonté jusqu’à lui. Totalement furieux devant cette injustice, ces manières inadmissibles avant même d’avoir vérifié son identité, il resta cependant courtois. Pour le moment, il prenait sur lui et gardait son calme apparent. Un projet de vengeance s’échafaudait déjà dans son esprit…&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(suite la semaine prochaine...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-6582146155231055674?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/6582146155231055674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/12/024-1.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/6582146155231055674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/6582146155231055674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/12/024-1.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Sz-zjtZfCGI/AAAAAAAAAK4/LS5Q0JVJZwU/s72-c/Jukin+24-1+-+01.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-2049066116232200786</id><published>2009-12-07T01:00:00.008+01:00</published><updated>2010-08-14T00:10:08.991+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='023'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 204, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;023. &lt;/span&gt;Ce matin, Jukin se lève en pleine nuit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SyUn0mJHmXI/AAAAAAAAAJc/-ZKFwXk-CcY/s1600-h/Jukin+23+-+01.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SyUn0mJHmXI/AAAAAAAAAJc/-ZKFwXk-CcY/s320/Jukin+23+-+01.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5414777911528364402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il était tellement tôt, que personne n’aurait pu affirmer, avec un aplomb total, qu’il s’agissait du matin. Mais peu importe. Jukin était debout et comptait commencer sa journée. Le petit déjeuner en valida le départ. Au dehors, la ville était silencieuse, comme un cocon protecteur. Et cette fois, la nuit venait renforcer ce sentiment, plutôt que d’amener terreur et angoisse. L’impression de commencer sa journée dans le calme et la fraîcheur était sûrement la raison de ce changement. Il huma l’air parfumé à sa fenêtre avant de sortir au hasard des rues. Ca sentait bon, sans toutes les sueurs du jour.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jukin avait l’impression d’arpenter des quartiers inconnus, tant les rues étaient différentes sans lumière. Ou comme ci la ville était en négatif. Au passage, il jeta un œil dans une ruelle perpendiculaire, le ramassa, fit quelques pas dans la grande rue et se figea. La pensée engendrée par la vision n’arrivait pas à se frayer un chemin dans les circonvolutions de son crâne. Cette image semblait aberrante dans la réalité. Pourtant identique à celle de sa mémoire, un blocage se créait une fois qu’elle était projetée dans le monde réel.&lt;br /&gt;Il venait d’apercevoir, au fond d’une ruelle sombre, Batman ! Totalement enthousiaste, il était pétrifié. Il n’osait pas revenir en arrière pour s’en assurer. Il reprit son chemin mais s’immobilisa plus loin. Il n’acceptait pas non plus de fuir ainsi. Après s’être dit qu’il regretterait toute sa vie, il vida sa tête et s’engouffra dans la ruelle sans réfléchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Batman était toujours là. Il finissait un méchant contre le mur. C’était donc bien le vrai, et non un type déguisé. Jukin en avait le souffle coupé. Il lâcha un rot nerveux quand Batman se tourna vers lui. Cette vision serait incrustée sur ses rétines, pour la nuit des temps. Le justicier masqué lui faisait signe d’approcher. Il pensa furtivement que c’était pour lui régler son compte, car il avait été témoin. Puis il se rappela qu’il n’était pas un criminel et donc qu’il n’avait a priori, rien à craindre.&lt;br /&gt;Cependant ses jambes refusaient de bouger. Batman vient à lui, suivi de sa cape qui flottait majestueusement : « Monsieur, avez-vous aperçu son complice qui fuyait ? » La question était simple, clair. Jukin répondu beaucoup plus sèchement qu’il n’aurait voulu : « Non. » Le chevalier sombre fit un geste d’agacement et se calma aussitôt : « Ce sera pour la nuit prochaine. » Jukin osa le regarder vraiment, prendre le temps de détailler la texture de son costume, l’harmonie de la coupe, les choix de courbes à la fois puissantes et saillantes.&lt;br /&gt;Batman interrompit ses observations en lui demandant : « Il vous plait ? » Cette fois, la réponse exprimait son enthousiasme : « Bien sûr. Il est parfait ! Un équilibre idéal entre la force, la menace et la distinction. » Batman semblait très détendu, voire nonchalant. Sa ronde quotidienne était sans doute terminée. « Vous voulez en essayer un ? » La mâchoire de Jukin se desserra et resta suspendue. Batman plaça sa lourde main gantée sur son épaule et ajouta : « Vous m’êtes sympathique. Je n’ai plus rien de prévu pour ce début de matinée, et il faut bien soigner les relations avec le public de temps à autre. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin eu à peine le temps de hocher la tête, qu’il fût engouffré dans un sac, baladé sur le dos de Batman ! Il ne vit jamais la batmobile, à son grand regret. Cependant, elle le transporta jusqu’à la batcave. Les images qui défilèrent ensuite devant ses yeux, étaient enregistrées quelque part dans son cerveau, mais ne seraient analysées et comprises que des semaines plus tard.&lt;br /&gt;Quand Batman lui ôta le sac, il avait été déposé devant l’armoire à costumes. Il était réellement dans le sanctuaire. Le justicier mystérieux l’amena un peu plus loin, devant une armoire incrustée d’une plaque en acier brossé où était gravé « costumes visiteurs ». Batman l’étudia des pieds à la tête, ouvrit la porte en chaîne, glissa son bras à l’intérieur et en ressortit un exemplaire de son costume, mais plus petit. « C’est exactement la même fabrication que les miens, en des tailles diverses pour tout le monde. » Il lui tendit en précisant : « Il n’y a pas de cabine d’essayage ici, ce n’est pas une boutique non plus. Alors changez-vous là. »&lt;br /&gt;Jukin s’exécuta. Il sentait peser le regard du héros sur lui. De la sueur perlait à son front. Torse nu, il enleva son pantalon et prit le bas du costume. Batman l’arrêta en lui indiquant : « Vous ne réussirez à enfiler la panoplie qu’en étant totalement nu. » Jukin risqua un regard vers le masque et rencontra les deux yeux noirs impératifs de la justice de l’ombre. Il ne pouvait faire autrement qu’obéir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien évidement, en voulant se presser pour enfiler le costume, il s’emberlificota et resta nu, à vue du héros, encore plus longtemps. Il finit par enfiler le masque et se sentit beaucoup mieux. Ca valait la peine. Un flash lumineux l’éblouit un instant. Batman lui amena un miroir cerclé d’argent pour qu’il se contemple. En toute modestie, il avait fière allure. Il se demanda à quoi pouvait ressembler son héros nu, étant donné la magnificence qu’apportait le costume.&lt;br /&gt;C’est alors que le légendaire homme chauve-souris s’approcha de lui : « Il est l’heure que je vous laisse. » Il le regarda une nouvelle fois se déshabiller et se rhabiller, sans bouger d’un cil. Jukin rougissait, et s’imagina que des caméras avaient enregistré des milliers d’hommes et de femmes nus dans la batcave. Et que Batman parcourait à l’occasion les compilations en DVD de ses fans.&lt;br /&gt;Il fût alors reconduit, sac sur la tête, dans un lieu inconnu. Son héros lui serra vigoureusement la main : « N’enlevez le sac qu’une minute après mon départ. » Puis resta immobile un instant : « Au revoir. » Jukin l’écouta s’éloigner, ainsi que le vrombissement de la batmobile qui s’atténua très vite. Il faillit même relever son sac pour tenter de l’apercevoir.&lt;br /&gt;Mais il se trouva alors dans le silence, face au jour que commençait à pointer. Il fit quelques pas, un peu abasourdi. Et réalisa qu’il ne savait pas où il était. Il faillit faire demi tour, mais se ravisa. Il était au milieu d’un marécage. 2 heures furent nécessaires pour rentrer, couvert de boue et de piqûres de moustiques. A moitié dégoûté, il se doucha et se prépara un chocolat chaud. Il s’assit alors, un peu détendu, à sa table de séjour, la tasse brûlante dans les mains. Il découvrit à ce moment une photo polaroïd, le représentant avec le costume, debout à côté de Batman qui souriait chaleureusement. Sur le bord blanc, son héros avait écrit au feutre indélébile : « Je ne t’oublierai jamais. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-2049066116232200786?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/2049066116232200786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/12/023.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/2049066116232200786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/2049066116232200786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/12/023.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SyUn0mJHmXI/AAAAAAAAAJc/-ZKFwXk-CcY/s72-c/Jukin+23+-+01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-315012733081892693</id><published>2009-11-23T03:53:00.007+01:00</published><updated>2009-12-31T00:18:16.300+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='022'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br/&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;22. &lt;/span&gt;Ce matin, Jukin a tué un chasseur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SwxpK5fgD3I/AAAAAAAAAJU/bdbUCpZyIC0/s1600/Jukin+22+-+01.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SwxpK5fgD3I/AAAAAAAAAJU/bdbUCpZyIC0/s320/Jukin+22+-+01.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5407812888517676914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C’était un chasseur qui avait un fusil en porcelaine. Il était arrivé un jour à l’improviste. Jukin n’aimait pas trop ça, mais l’homme avait l’air tellement naturel et sympathique, qu’il lui avait offert l’hospitalité. Un grand gaillard plein de bonhomie, relativement repérable, outre par sa tenue traditionnelle de chasseur, mais surtout par sa moustache dessinée à la règle et à l’équerre. En plus du contour aussi net qu’une lame de rasoir, l’épaisseur en était parfaitement régulière. Ce qui formait un trapèze sombre, en volume, sous son grand nez volontaire. Et pour rendre la chose totalement irréelle, les poils semblaient avoir été peigné un à un, afin d’être rangés parallèlement telle une légion au faîte de l’empire romain.&lt;br /&gt;Sans les politesses inutiles d’usage, l’homme expliqua sa présence ici. Il venait du sud à la recherche d’un gibier rare. Mais la nature ne raisonnait plus en lui comme avant. Et l’arme qu’il utilisait, exigeait une sensibilité fine comme le bout des ailes d’un canard. En cas d’osmose, la précision était fatale pour le règne animal. Mais dans le cas contraire, ce fusil devenait la plus mauvaise des armes à feu.&lt;br /&gt;Pedro le chasseur, car c’est ainsi qu’il s’était présenté, avait perdu ses sensations. Pour les retrouver, il devait vivre nu une après-midi entière, au plus profond de la forêt sauvage. Et afin de partir l’esprit libéré, il avait besoin de confier son matériel. Dans ces conditions idéales, il pourrait briser ses blocages et ouvrir de nouveau son être à la plénitude de la nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il laissa alors son équipement à Jukin, qui entreposa le tout dans sa cabane de jardin, verrouillée à double loquet. Cependant, la carabine en porcelaine devait rester avec lui. Le bien le plus précieux de Pedro requérait des attentions particulières. Quand il n’était pas utilisé en condition de chasse, le fusil devait être manipulé très lentement. Un souffle d’air trop brusque abîmerait la nature du matériau qui perdrait aussitôt ses propriétés. Paradoxalement, Jukin devrait aussi le déplacer. Car s’il stagnait trop longtemps, le fusil voyait sa matière se tasser et perdre aussi son efficacité.&lt;br /&gt;Tout cela était déjà très contraignant, mais le chasseur ajouta une dernière précaution. Jukin fût presque déçu d’apprendre que le fusil était très fragile et qu’au moindre choc, il se briserait, ce qui briserait le cœur de Pedro. Cela allait tellement de soi, qu’il ne pensait pas nécessaire de le préciser. Il avait secrètement espéré une précaution farfelue. Le chasseur, rassuré, lui laissa enfin ses vêtements et lui donna rendez-vous le lendemain. Jukin suivit du regard ses fesses nues disparaître au loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il alla immédiatement regarder le fusil de plus près. Complètement lisse, sans la moindre aspérité, ni le moindre bord droit. Même pour une arme, l’objet était fascinant. Bien que dure, la matière semblait vivante par les reflets innombrables et changeants qui la parcouraient. La porcelaine elle-même était blanche, mais des formes abstraites orange et rose y apparaissaient régulièrement. Le moment de le déplacer arriva déjà.&lt;br /&gt;Jukin se concentra et respira profondément. Il attrapa l’arme fermement, mais en douceur et la souleva. Le poids était idéal. Assez lourd pour ressentir la matérialité, mais pas trop pour rester agréable à porter. Il se déplaçait au ralenti, les yeux écarquillés, faisant attention au moindre de ses gestes. Tous ses muscles se crispaient.&lt;br /&gt;Pendant ce temps, Pedro avait atteint les profondeurs les plus sauvages de la forêt, recouvert de boutons de moustiques, les pieds griffés par les herbes rêches et les cuisses rougies aux orties. Il laissait échapper de son esprit les schémas préconçus par la société, qui avaient petit à petit restreint le champ de ses possibles, qui avaient emprisonné son être naturel primordial. C’est alors qu’un martin-pêcheur se planta dans son cul. Tout le bec était rentré d’un coup. Une fois la surprise passée, il arracha l’animal, furieux. Se balader nu et être piqué par des bêtes passait. Mais là, la nature allait trop loin. Il sentait bouillir en lui une certaine rage, une force qui le révoltait. Il était déjà prêt à retrouver son fusil.&lt;br /&gt;Jukin s’était quelque peu assoupi, mais émergeait à l’instant où il devait bouger l’arme. Les instructions étaient simples, mais tellement contraignantes, qu’il avait l’impression d’avoir reçu 1000 recommandations. Les bras crispés pour retenir ses gestes à regarder partout autour de lui. Bien entendu, à force de prendre 1000 précautions, il fit une maladresse qu’il n’aurait jamais fait autrement, et lâcha le fusil qui se brisa en 1000 morceaux. La situation était tellement désastreuse qu’il ne paniqua même pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il alla simplement chercher de la colle et entreprit de rassembler les morceaux. Même les mécanismes internes de la carabine étaient en porcelaine, c’était une catastrophe. Totalement en état de choc, il ne réfléchissait pas et recollait instinctivement à la volée. Les parties semblaient s’emboîter correctement les une après les autres.&lt;br /&gt;Il fixa le dernier morceau, reposa le fusil sur son coussin laissé au milieu de la table du salon. Puis il balaya la poudre de porcelaine qui restait au sol et la jeta à la cuisine. Il revint au séjour et s’immobilisa devant Pedro dans un état épouvantable. Croyant qu’il avait déjà découvert le poteau rose, il se mit à balbutier. Le chasseur restait calme, une plume bleue aux reflets orange collée à l’épaule. Il rompit le silence en lançant directement à Jukin : « Je suis prêt. » Ce dernier se détendit. Il comprit que Pedro n’était pas encore allé voir son arme.&lt;br /&gt;Alors il lui amena ses vêtements et tout le reste de son matériel. Tandis que Pedro se rééquipait en hâte, Jukin lançait des regards furtifs au fusil, afin d’estimer la réussite de sa manœuvre. Depuis sa position, il devinait à peine les craquelures. L’instant tant redouté arriva : le chasseur s’approcha du coussin où reposait son bien précieux. Pedro le saisit rapidement sans même le regarder,  avec toutes les précautions possibles, remercia chaleureusement Jukin de sa moustache impeccable et parti d’un pas décidé. Il ne revint jamais. C’était un miracle moderne, il n’avait rien vu ! Une fois l’émotion passée, Jukin pu se réjouir vraiment et se détendre. Pedro était un type sympa, mais il n’aimait pas les chasseurs.&lt;/div&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-315012733081892693?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/315012733081892693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/11/022.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/315012733081892693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/315012733081892693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/11/022.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SwxpK5fgD3I/AAAAAAAAAJU/bdbUCpZyIC0/s72-c/Jukin+22+-+01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-7069803234883257316</id><published>2009-11-09T00:46:00.015+01:00</published><updated>2009-12-31T00:09:34.279+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='021'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br/&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 0, 0); font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;21. &lt;/span&gt;Ce matin, Jukin a décidé de faire ressortir son côté animal.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SwGwpocp6pI/AAAAAAAAAI8/1DwGvFoS3Cs/s1600/Jukin+21+-+01.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SwGwpocp6pI/AAAAAAAAAI8/1DwGvFoS3Cs/s320/Jukin+21+-+01.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5404795257100036754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au dehors, raisonnaient les bruits du carnaval. La liesse battait son plein et il grimpa au grenier. De là haut, il pouvait observer les festivités. Après quelques instants à détailler les costumes, une conclusion s’imposait à lui : ils étaient nuls ! Quelle déception pour lui qui estimait tant l’idée de se travestir. Les gens faisaient ça par-dessus la jambe, sans envergure. Comme s’ils se moquaient de l’idée du déguisement, qu’ils prenaient ça à la légère, pour un jeu. Pendant que Jukin se griffait l’intérieur du bras, les yeux révulsés par ce qu’il voyait, il eu son idée.&lt;br /&gt;La foule continuerait à gesticuler dans la rue et ça durerait jusqu’aux premières lueurs du matin suivant. Il disposait donc de temps devant lui, et il en avait besoin. La première chose à faire était une liste du matériel. Il rassembla tout ce qu’il avait déjà dans son atelier et partit vadrouiller. Connaissant l’itinéraire du carnaval, il emprunta les ruelles désertées, car tout était broyé sur le passage de la procession. Ce qui manquait fut rapidement rassemblé. Qu’il le trouva dans des cours isolées, des décharges ou sur des toits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit avait envahi la ville, mais l’effervescence régnait toujours. Les gens n’existaient plus, tant ils étaient agglutinés. Ils formaient une agglomération organique, un carnaval grouillant. Tous ces corps se déversaient de rue en rue, émettant un bruit festif et des lumières vibrantes. Le carnaval arriva à la grande place de la ville, plongée dans l’obscurité. Le rituel prévoyait un petit tour du lieu avant de continuer.&lt;br /&gt;Tous les balcons étaient occupés par les habitants, attendant fiévreusement de pouvoir hurler leurs frustrations, couvertes une fois l’an par le vacarme de ce serpent humain. Le reptile d’âmes s’enroula sur les pavés et détruisait les pensées négatives. Elles jaillissaient dans l’air en une myriade d’étincelles qui explosaient de joie en crépitant. Partout où la procession passait, les esprits s’allégeaient des tensions sociales quotidiennes.&lt;br /&gt;Le tour de la place s’achevait. Tout le carnaval était réuni. La tête du cortège approchait d’un échafaudage installé en face de l’allée centrale. Quand ils le dépassèrent, des cellules photoélectriques placées judicieusement envoyèrent le signal d’allumage du système. Le podium construit sur l’échafaudage s’illumina. Des spots surpuissants placés tout en haut de l’église convergeaient vers la scène. Le carnaval entier se figea sur place et un murmure vint accompagner la découverte d’une silhouette brillant en son milieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin avait réussi son effet, le minutage était idéal. En cet instant figé, tout le monde admirait son costume de marmotte à pelage gluant. Le podium tournait lentement sur lui-même, si bien que le scintillement de la fourrure envoyait de petites étoiles dans tous les yeux écarquillés. Il avait récupéré une fourrure pour confectionner la majeure partie de son œuvre. Le bout des pattes avait été réalisé grâce à un vieux paillasson trouvé dans un terrain vague, de la même couleur que la fourrure. Matériau idéal, puisqu’il était fait pour que l’on marche dessus.&lt;br /&gt;La ressemblance étonnait, dans la mesure où Jukin avait intégré avec succès la posture de l’animal à sa morphologie humaine. Les yeux placés sur les côtés au sommet de la tête, permettaient de voir grâce à un jeu de miroirs astucieux. Justement la foule en contrebas se rapprochait de lui. Doucement, le podium descendit dans un léger bruit mécanique, couvert par l’agitation grandissante du carnaval. L’agglomération organique commençait à réaliser que la marmotte ruisselait réellement. Certains s’inquiétaient même qu’il ne s’agisse d’une authentique marmotte géante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant le mécanisme du podium et son déclenchement par la cellule photoélectrique n’avaient posé aucun problème, autant le rendu du pelage luisant avait été un vrai casse tête, un écheveuleur de crâne. Jusqu’aux derniers instants, il n’avait su comment procéder. Déjà, beaucoup de temps avait été perdu à trouver le meilleur rendu gluant.&lt;br /&gt;L’huile d’olive s’était révélée le summum. Cependant, l’effet ne durait pas, car l’huile était absorbée rapidement et se ternissait. Ce qui donnait l’impression d’une marmotte humide tout au plus, et ce qui ne le satisfaisait pas, bien entendu. Au moment où il s’était résigné justement, il aperçu des bouteilles de plongée vides, qu’il gardait depuis très longtemps. La solution se présenta alors de toute la force de son évidence. Il allait remplir les bouteilles avec l’huile d’olive. Le tube du détendeur percé de trous et fixé autour de l’encolure suffirait à répandre en permanence la substance gluante. Même la bosse formée par les bouteilles sous le costume ajoutait au réalisme. Toute la fourrure ruisselait, gorgée de la matière grasse luisante.&lt;br /&gt;Les gens les plus proches commençaient à faire la grimace. Leurs individualités se détachaient du carnaval. La marmotte avait atteint le sol pavé quand tous furent désagglomérés. Jukin fit un pas sur la pierre. La température se rafraîchit tandis que le podium remontait automatiquement. L’effet du costume était parfaitement réussi. Personne ne voulait le toucher.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-7069803234883257316?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/7069803234883257316/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/11/21.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/7069803234883257316'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/7069803234883257316'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/11/21.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SwGwpocp6pI/AAAAAAAAAI8/1DwGvFoS3Cs/s72-c/Jukin+21+-+01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-6425477331875680348</id><published>2009-11-03T10:58:00.009+01:00</published><updated>2009-11-03T12:14:53.640+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br/&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 0, 0);font-size:130%;" &gt;La selection.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà, le jury a fini de délibérer. Ci-dessous la liste de vos propositions que j'ai retenu, et qui feront l'objet d'un futur Jukin. Wouaw, vous avez la classe.&lt;br /&gt;Chacun recevra son Jukin d'or quand ils m'auront été livré du Venezuela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce matin, Jukin se réveillera demain (hier).&lt;/span&gt; Leila&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce matin, Jukin ne s'est pas réveillé chez lui.&lt;/span&gt; Candice&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce matin jukin ghgahhgegrdrghjgh.&lt;/span&gt; Tim&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce matin jukin a compris l'univers.&lt;/span&gt; Tim&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce matin jukin a perdu son bulbe céphalo-rachidien.&lt;/span&gt; Tim&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce matin, jukin a cru fondre.&lt;/span&gt; Tim&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce matin, Jukin marche à l'envers.&lt;/span&gt; Violaine&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce matin, Jukin est sourd muet.&lt;/span&gt; Marion&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce matin, Jukin s'emmerveille.&lt;/span&gt; Marion&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce matin, jukin n'est pas jukin. &lt;/span&gt;Marion&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce matin, Jukin se sent flasque.&lt;/span&gt; Marion&lt;br /&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je précise que Leila et Violaine ont chacune trouvé un Jukin déjà écrit, mais pas encore publié. Leila a même trouvé le titre du n°21. Violaine a saisi le sujet du n°22. Mais c'est de l'espionnage littéraire ça ! Bravo.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-6425477331875680348?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/6425477331875680348/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/11/la-selection.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/6425477331875680348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/6425477331875680348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/11/la-selection.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-4093724960420914018</id><published>2009-11-01T18:21:00.059+01:00</published><updated>2010-12-27T18:45:16.184+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='liste d&apos;accès aux Jukins'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='accès direct à un Jukin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tous les Jukins.'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-size:large;" &gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liste des Jukin publiés&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/033"&gt;033. Ce matin, Jukin se réveille demain &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(titre proposé par Leila)&lt;/span&gt;.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/032"&gt;032. Ce matin, Jukin a compris l'univers &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(titre proposé par Tim)&lt;/span&gt;.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/031"&gt;031. Ce matin, Jukin se sent flasque &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(titre proposé par Marion)&lt;/span&gt;.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/030"&gt;030. Ce matin, Jukin ne s'est pas réveillé chez lui &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(titre proposé par Candice)&lt;/span&gt;.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/029"&gt;029. Ce matin, Jukin a perdu son bulbe céphalo-rachidien &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(titre proposé par Tim)&lt;/span&gt;.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/028"&gt;028. Ce matin, Jukin s'émerveille &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(titre proposé par Marion)&lt;/span&gt;.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/027"&gt;027. Ce matin, Jukin ghgahhgegrdrghjgh &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(titre proposé par Tim)&lt;/span&gt;.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/026"&gt;026. Ce matin, Jukin est sourd muet &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(titre proposé par Marion)&lt;/span&gt;.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/025"&gt;025. Ce matin, Jukin marche à l'envers &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(titre proposé par Violaine)&lt;/span&gt;.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/024-2"&gt;024-2. Ce matin, Jukin se vole à main armée &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(suite et fin)&lt;/span&gt;.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/024"&gt;024-1. Ce matin, Jukin se vole à main armée.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/les24"&gt;(24-1 et2)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/023"&gt;023. Ce matin, Jukin se réveille en pleine nuit.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/11/022.html"&gt;022. Ce matin, Jukin a tué un chasseur.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/021"&gt;021. Ce matin, Jukin a décidé de faire ressortir son côté animal.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/020"&gt;020. Ce matin, Jukin voulait un meurtre.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/019"&gt;019. Ce matin, Jukin a un ami indien.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/018"&gt;018. Ce matin, Jukin ne s’est pas levé.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/017"&gt;017. Ce matin, Jukin est devenu riche.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/016"&gt;016. Ce matin, Jukin s’égosille pour rien.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/015"&gt;015. Ce matin, Jukin a bien mal à la tête.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/15-16-17"&gt;(15-16-17  La trilogie du crayon)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/014"&gt;014. Ce matin, Jukin a les idées claires.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/013"&gt;013. Ce matin, Jukin voit plus loin que d’habitude.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/012"&gt;012. Ce matin, Jukin a mal au ventre.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/011"&gt;011. Ce matin, Jukin est fou de RAGE.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/11-12"&gt;(11-12 Le double épisode de la rage)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/010"&gt;010. Ce matin, Jukin a pris deux p’tits dej’.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/009"&gt;009. Ce matin, Jukin est tout violacé.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/008"&gt;008. Ce matin, Jukin a voulu sauter de sa fenêtre.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/007"&gt;007. Ce matin, Jukin a oublié d’ouvrir les yeux.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/006"&gt;006. Ce matin, Jukin a retrouvé son amour perdu.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/005"&gt;005. Ce matin, Jukin a trouvé un cadavre de coccinelle.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/004"&gt;004. Ce matin, Jukin a vu son reflet dans le miroir.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/003"&gt;003. Ce matin, Jukin s’est souvenu de la veille.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/002"&gt;002. Ce matin, Jukin a eu envie de jouir debout.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jukinalaviealacon.blogspot.com/search/label/001"&gt;001. Ce matin, Jukin a eu l’idée de faire son site Internet de collection de viandes.&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-4093724960420914018?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/4093724960420914018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/11/001-ce-matin-jukin-eu-lidee-de-faire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/4093724960420914018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/4093724960420914018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/11/001-ce-matin-jukin-eu-lidee-de-faire.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-2889805994078349455</id><published>2009-10-26T14:17:00.020+01:00</published><updated>2009-11-03T11:57:18.942+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='020'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br/&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;20. &lt;/span&gt;Ce matin, Jukin voulait un meurtre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SuWl8KNKIfI/AAAAAAAAAHw/6fzXduNUUdE/s1600-h/Jukin+20-1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 301px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SuWl8KNKIfI/AAAAAAAAAHw/6fzXduNUUdE/s320/Jukin+20-1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396902181423686130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il avait envie de tuer. Une rage primitive, mêlée au mystère de la mort, lui remuait l’estomac. Comme ci prendre une vie humaine, pouvait le faire accéder à une connaissance interdite au commun des mortels. Oser tuer son prochain, se placer au dessus de tous, comme un dieu parmi les hommes décidant de leur sort. Puis plonger les mains dans un cœur vivant pour en ôter tout mouvement. Ce geste, ne serai-ce que l’idée de ce geste, pénétrer la chair palpitante et la rendre inerte, conférait aussi bien à la folie totale qu’à la clairvoyance absolue. Ce cœur s’arrêtant de sa main, dans sa main, libérait le sens pur de la vie. Mais aussitôt disparaissait. L’essence de la vie était dans ce passage, cet instant sans durée où elle n’est plus.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il s’engouffra dans un long tunnel humide. A tout moment, une chauve-souris pouvait surgir et virevolter le long des pierres froides suintant l’eau des égouts qui s’écoulait au dessus. Constituée d’un mélange de différentes mousses, relevée d’une pincée de terre mouillée et de craie, l’odeur fraîche n’était pas désagréable. La lumière diffuse provenant du bout était relativement douce et étendue, ce qui épargnait de toute ombre menaçante. Bien qu’au milieu d’un tunnel, on s’y sentait plutôt bien, comme dans une grotte. D’autant plus qu’un léger souffle chaud, telle la respiration d’un dragon endormi depuis la nuit des temps, emplissait la totalité du volume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin avançait d’un pas sûr et régulier. Vers la lumière. Il n’était qu’une ombre invisible parmi ce monde sous terrain. On ne remarquait même pas le rythme de ses pas qui semblait être le pouls de cet univers oublié. Inexorablement, il atteignit l’extrémité. Paisiblement dressé, il laissa écouler un instant du temps. Comme coulait à ses pieds un marigot. Il était encore dans le tunnel et en vivait la présence, aussi longtemps que nécessaire.&lt;br /&gt;Il franchit alors le ruisseau et après avoir monté un escalier, il rejoignit une artère principale. Quelques gens éparpillés erraient. Jukin croisa un petit homme triste. Ce serait lui. Il le suivit de près un moment afin d’observer sa démarche misérable. Sous ses yeux se découvrait une chevelure fine, presque transparente, au sommet de laquelle une tonsure commençait à pousser. La vue était imprenable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En un souffle, le petit homme fût descendu jusqu’à une minuscule crique. On ne pouvait absolument pas la voir en surplomb, ils seraient tranquilles. Paralysé par la peur, rien que quelques gargouillis écorchés sortaient de la gorge de l’homme. De temps à autre, une fine pellicule d’eau de mer venait les fouetter, quand des vagues se brisaient sur la roche à leurs pieds. Jukin n’attendit pas plus. Il planta sa lame dans la tempe de l’homme jusqu’à son poing. C’est lui qui le maintenait debout. L’ayant retirée, le petit homme s’effondra. Jukin se jeta sur lui et enfonça deux doigts dans le trou du couteau. Une fois assez agrandi, il y glissa l’index et le majeur de chaque main et tira de toutes ses forces jusqu’à arracher la face du crâne avec le visage. Il la jeta à la mer.&lt;br /&gt;Un nuage de vapeur fine s’échappa de la cavité encore chaude. Le cerveau semblait toujours vivant. Jukin se releva et écrasa les circonvolutions grisâtres avec son talon. Méticuleusement, il réduit tout en bouillie. Mais il devait faire vite, alors il reprit son couteau et éventra profondément le corps inerte. Après avoir reposé la lame, il ouvrit en deux de ses deux mains le pull découpé, la chemise, le tricot de peau et enfin la poitrine. L’odeur des viscères se répandit dans l’air et déjà des mouettes changeaient de direction vers eux. Le cœur était immobile ! Jukin en fût horrifié.&lt;br /&gt;C’est en ressentant son acte comme inachevé qu’il eut pitié pour l’homme, car sa mort perdait tout son sens. Heureusement, le cœur pulsa lentement. Soulagé, il plaça sa main ouverte juste au dessus et attendit. Quand la nouvelle contraction arriva, il détendit en avant son bras crispé, enroula ses doigts tout autour et broya le cœur aussitôt. Du sang fût expulsé par le trou béant de la tête et probablement par l’anus. Il arracha du corps cette chair molle et pendante dans sa main. Contemplant un moment l’informe muscle sanguinolent, il l’envoya rejoindre le visage au fond de l’océan.&lt;br /&gt;Puis il se recula et l’image du paradoxe de la vie s’imprima en lui. Avant qu’elle ne se fige, il fit rouler le cadavre qui tomba à pic dans les vagues, englouti par l’écume. Des mouettes criaient en fonçant là où le corps avait disparu. Jukin n’était plus innocent. A jamais il serait une autre personne.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(prochain Jukin  le 09 novembre)&lt;/span&gt;&lt;br/&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br/&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-2889805994078349455?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/2889805994078349455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/10/20.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/2889805994078349455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/2889805994078349455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/10/20.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SuWl8KNKIfI/AAAAAAAAAHw/6fzXduNUUdE/s72-c/Jukin+20-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-2824627354026207132</id><published>2009-10-12T00:27:00.013+02:00</published><updated>2009-11-03T11:50:52.516+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='019'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br/&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/StJcKoq_BzI/AAAAAAAAAHQ/BbzN_oioxJc/s1600-h/Jukin+19+-+01.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/StJcKoq_BzI/AAAAAAAAAHQ/BbzN_oioxJc/s320/Jukin+19+-+01.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5391473041702061874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 0, 0); font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;19. &lt;/span&gt;Ce matin, Jukin a un ami indien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’envie de manger une pomme fraîche du marché l’avait réveillé tôt. Sans doute un rêve délicieux dans lequel le croquant juteux du fruit défendu était irrésistible. De bonne humeur, il rejoignit donc les étalages colorés, submergés du brouhaha léger de nombreux visiteurs décontractés. Déambuler de la sorte lui était plutôt agréable, mais il ne prenait jamais le temps de le faire.&lt;br /&gt;Alors il en profita. Ce qui lui apparu le plus évident au 1er coup d’œil, c’était tous ces petits objets clignotants de couleur. Apparemment les gens en étaient friands, alors il s’en vendait même au milieu de la charcuterie. Jukin adorait les coins du marché où on ne distinguait même plus ce qui était à vendre, de ce qui ne l’était pas. D’ailleurs en marchandant correctement, tout était pratiquement à vendre. Il réussit ainsi à acquérir les tréteaux d’un étalage qui finit par terre. Puis revendit ces mêmes tréteaux en réalisant une petite marge. Ce pécule en poche, il sentit que c’était le moment d’aller acheter sa pomme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il traversa encore des stands parfumés, recouverts de fripes collantes, de viandes noircies par les mouches mais aussi de jouets chatoyants, de sucreries luisantes de gourmandise. Le slalom tranquille dans la foule bigarrée et vaporeuse s’acheva à un primeur qui semblait propre. Son regard s’arrêta sur une pomme totalement rouge recouverte de fines veines noires : c’était celle de son rêve.&lt;br /&gt;Il l’attrapa aussitôt, en même temps qu’un homme à sa droite. Leurs mains tirèrent toutes les deux avec la même force et ils se regardèrent. Se répondant d’un grand sourire, ils tirèrent de nouveau. Les yeux noirs de l’homme avaient un éclat joyeux, Jukin n’avait pas peur. Il devait d’ailleurs lui renvoyer la même impression quand l’homme lui lança : « c’est la pomme de mon rêve. » Jukin se saisit un instant, l’homme en profita. Dans le même mouvement il paya le fruit et commença à partir lentement à reculons. Remis de la surprise, Jukin se rapprocha de lui et lui répondit : « j’ai fait le même rêve. » Pendant que l’homme réfléchissait, Jukin l’étudia. Il avait le type indien : peau mate, moustache noire épaisse, aura mystérieuse. Mais plus étrange, l’homme portait le costume typique des indiens d'Amérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand ce dernier réalisa ce qui se passait, il invita Jukin à le suivre. Confiant, il emboîta le pas. L’indien s’immobilisa devant le stand d’un coutelier et s’offrit un petit canif de voyage. L’homme ouvrit le couteau d’un geste vif et le regarda droit dans les yeux. Les évènements devenaient quelque peu inquiétants, mais il gardait sa décontraction. L’indien posa alors la pomme entre les omoplates de Jukin et la trancha en son milieu. La lame pressée un instant dans le dos le chatouilla.&lt;br /&gt;L’indien lui tendit une moitié en ajoutant : « je m’appelle Moufid ». Jukin l’accepta et se présenta à son tour. Puis il lui sourit et lui balança un coup de pied dans le genou. L’indien se rua à terre en se tenant l’articulation. Il rit fort avant de se relever et fit mine de dépasser Jukin. C’est alors qu’il lui assena un violent coup de coude au coccyx. La fulgurance de l’impact l’emporta au sol. Il ne sentit plus ses jambes pendant un instant. Quand il retrouva ses moyens, il rit très fort et partit en courant. Moufid le suivait. Au passage, ils renversaient des marchandises aussi bien que des gens et disparaissaient dans le décale de stands.&lt;br /&gt;Essoufflés, ils se réfugièrent dans une ruelle proche. De là, ils décidèrent de lancer de grandes bombes à air parmi la foule. Plus les gens sursautaient, plus ils riaient. Finalement, ils se promenèrent lentement, se moquant souvent des exposants saoulés par le soleil de toute une journée. Juste quand les derniers étales se rangeaient, Moufid s’arrêta devant Jukin et le regarda droit dans les yeux. Ils se sourirent tristement. Jukin comprenait que son ami partait et qu’il ne le reverrait pas. Il ne put se résoudre à quitter la place du marché, maintenant vide, avant que le service de nettoyage ne l’expulse gentiment. Il repoussait le moment où il devait rentrer chez lui. Car pendant un instant, il n’avait plus été seul.&lt;/div&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(prochain jukin le 26 octobre)&lt;/span&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-2824627354026207132?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/2824627354026207132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/10/019.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/2824627354026207132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/2824627354026207132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/10/019.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/StJcKoq_BzI/AAAAAAAAAHQ/BbzN_oioxJc/s72-c/Jukin+19+-+01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-3150248247863244924</id><published>2009-10-02T19:55:00.017+02:00</published><updated>2009-11-01T18:25:26.123+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;Pour préparer sa rentrée, Jukin vous offre la possibilité  de lui suggérer un  titre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsZCuzk81uI/AAAAAAAAAGg/t6TsDla3DmA/s1600-h/juk+rentree+sainte+blck.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 88px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsZCuzk81uI/AAAAAAAAAGg/t6TsDla3DmA/s400/juk+rentree+sainte+blck.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5388067376081983202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, si je trouve votre titre drôle et/ou intriguant, en tout cas inspirant,&lt;br /&gt;je le  sélectionne direct pour en faire un nouvel opus.&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wah la classe, mon titre est devenu un vrai Jukin!&lt;/span&gt;" Le but de toute existence digne de ce nom.&lt;br /&gt;Il ne vous reste plus qu'à laisser vos propositions en commentaire à ce message,&lt;br /&gt;sous la forme canonique:  "Ce matin, Jukin..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici les 18 premiers titres:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;001   Ce matin, Jukin a eu l’idée de faire son site Internet de collection de viandes.&lt;br /&gt;002   Ce matin, Jukin a eu envie de jouir debout.&lt;br /&gt;003   Ce matin, Jukin s’est souvenu de la veille.&lt;br /&gt;004   Ce matin, Jukin a vu son reflet dans le miroir.&lt;br /&gt;005   Ce matin, Jukin a trouvé un cadavre de coccinelle.&lt;br /&gt;006   Ce matin, Jukin a retrouvé son amour perdu.&lt;br /&gt;007   Ce matin, Jukin a oublié d’ouvrir les yeux.&lt;br /&gt;008   Ce matin, Jukin a voulu sauter de sa fenêtre.&lt;br /&gt;009   Ce matin, Jukin est tout violacé.&lt;br /&gt;010   Ce matin, Jukin a pris deux p’tits dej’.&lt;br /&gt;011   Ce matin, Jukin est fou de RAGE.&lt;br /&gt;012   Ce matin, Jukin a mal au ventre.&lt;br /&gt;013   Ce matin, Jukin voit plus loin que d’habitude.&lt;br /&gt;014   Ce matin, Jukin a les idées claires.&lt;br /&gt;015   Ce matin, Jukin a bien mal à la tête.&lt;br /&gt;016   Ce matin, Jukin s’égosille pour rien.&lt;br /&gt;017   Ce matin, Jukin est devenu riche.&lt;br /&gt;018   Ce matin, Jukin ne s’est pas levé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204); font-style: italic;"&gt;019. Ce matin, Jukin a un ami indien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A vos claviers les asticots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;PS: la rentrée, c'est pour le 12 octobre&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-3150248247863244924?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/3150248247863244924/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/10/blog-post.html#comment-form' title='35 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/3150248247863244924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/3150248247863244924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/10/blog-post.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsZCuzk81uI/AAAAAAAAAGg/t6TsDla3DmA/s72-c/juk+rentree+sainte+blck.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>35</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-191682481233021635</id><published>2009-07-06T01:50:00.024+02:00</published><updated>2009-11-01T18:25:26.123+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Jukin est en vacances.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsZCaoC8ZYI/AAAAAAAAAGY/tXuSKacyFu8/s1600-h/jukin+vacs.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 88px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsZCaoC8ZYI/AAAAAAAAAGY/tXuSKacyFu8/s400/jukin+vacs.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5388067029389174146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Ce petit saligaud part 3 mois. Hou ! Hou ! Bourgeois ! Vendu !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt; Mais il revient en octobre.  Ahhhhhh&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;span&gt;. Ça vous laisse le temps de rattraper votre retard de lecture de Jukin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br/&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-191682481233021635?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/191682481233021635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/07/19.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/191682481233021635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/191682481233021635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/07/19.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsZCaoC8ZYI/AAAAAAAAAGY/tXuSKacyFu8/s72-c/jukin+vacs.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-7733824823998167054</id><published>2009-06-29T02:15:00.013+02:00</published><updated>2009-11-03T11:15:50.693+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='018'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br/&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;18. &lt;/span&gt;Ce matin, Jukin ne s'est pas levé.&lt;/span&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SkgIH6t_q8I/AAAAAAAAAFo/fg64XNXq17A/s1600-h/Jukin+-+18.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SkgIH6t_q8I/AAAAAAAAAFo/fg64XNXq17A/s320/Jukin+-+18.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352537089244113858" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-7733824823998167054?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/7733824823998167054/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/06/18.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/7733824823998167054'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/7733824823998167054'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/06/18.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SkgIH6t_q8I/AAAAAAAAAFo/fg64XNXq17A/s72-c/Jukin+-+18.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-9128509619119354238</id><published>2009-06-22T12:22:00.014+02:00</published><updated>2009-11-03T11:37:35.354+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='017'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='15-16-17'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br/&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;17. &lt;/span&gt;Ce matin, Jukin est devenu riche.&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Smr6j-21w-I/AAAAAAAAAFw/T1qTYwAplGM/s1600-h/Jukin+-+17.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Smr6j-21w-I/AAAAAAAAAFw/T1qTYwAplGM/s320/Jukin+-+17.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5362373802413376482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’était levé tôt, ce qui était déjà une bonne chose. Et aussitôt, le désir d’écrire son autobiographie revint le titiller. La première fois, il avait été saisi en se couchant. Maintenant il se levait, motivé par l’idée de partager sa vie. Cependant les efforts demandés afin de remplir un gros livre le décourageaient. Il avait besoin du retour du public dès les premiers chapitres. C’est à ce moment que le premier éclair frappa son destin. Dans un flash, Jukin comprit qu’il devait publier son autobiographie par blog. Toujours en caleçon, il ressortit et brancha son ordinateur obsolète mais fonctionnel. Il payait encore l’abonnement Internet !&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Très rapidement il publia le premier article de sa vie. Il était enthousiaste et rafraîchissait la page toutes les minutes afin de voir s’il y avait des commentaires. Une heure plus tard il allait abandonner quand il découvrit le premier : « je suis arivé par hazar, ms c trop nul ton truc. mdr :-) ». La déprime l’ensevelit aussitôt. Il prit tout un tas de couvertures et grimpa les escaliers pour le grenier. En haut, il s’emmitoufla en boule et se laissa dévaler. En bas de l’escalier, il rebondit contre une petite commode qui se renversa. Il laissa écouler 20 bonnes minutes dans son refuge de coton et de douleur.&lt;br /&gt;A moitié asphyxié, il ressortit et découvrit le contenu de la commode répandu sur le sol. Il fixa immédiatement son regard sur une longue boîte rouge brillant. Elle contenait un crayon HB qui avait été imprégné de sa cervelle. Il n’était plus le seul possesseur de ses pensées intimes. Jukin l’avait délibérément enfermé là, car il avait peur de ce qu’il pouvait écrire avec. Alors intervint le second flash : il écrirait son blog grâce au crayon. Comme un moyen d’exorciser sa peur en prenant sa revanche sur le mauvais accueil de son blog. Il était pénible ensuite de tout retaper, mais il sentait qu’une substance supplémentaire et particulière venait intégrer son récit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il profita aussi du crayon pour ajouter une illustration qu’il scanna, puis publia ce nouvel article. Après une pause où il croqua une poire, il rafraîchit sa page par réflexe : 120 commentaires. Il pensa immédiatement à une erreur. Il vérifia plusieurs fois, il n’y avait pas d’erreur. Et cette fois, aucune moquerie, les commentaires étaient enthousiastes. Sous l’effet encourageant, il écrivit un second article avec un second dessin et les publia. La réaction fût immédiate, il dépassa les 2000 commentaires. Dans la foulée il accepta un contrat pour que des t-shirts soient édités. Il ne touchait qu’un euro par exemplaire vendu, mais en était très fiers. On sonna alors à sa porte. Un fan travaillant comme grossiste informatique lui offrait un matériel high-tech tout neuf. Dont une palette graphique à reconnaissance de caractère, lui permettant d’utiliser son crayon sans retaper le texte ni scanner le dessin. Le livreur le reconnu et lui demanda un autographe en bafouillant.&lt;br /&gt;Une fois débarrassé des formalités, Jukin referma la porte, tout content. Il publia son 3ème article. Aussitôt, sa sonnette raisonna. Il ouvrit pour découvrir une équipe de télévision qui lui annonça qu’il était devenu le plus riche habitant de la ville. 2 300 000 t-shirts avaient déjà été vendus ! Ils voulaient faire un sujet sur lui. Etonné du nombre de personnes présentes pour cela, on lui expliqua le succès de son blog et l’engouement suscité. Toute la rédaction s’était déplacée, du gardien au producteur, afin de rencontrer le phénomène. Pendant qu’on l’installait et qu’on le maquillait, il observa la centaine de personnes qui déambulait chez lui. Ils commençaient à fouiller, certains se prenaient en photo avec des objets à lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand l’interview commença, se fût dans un silence de cathédrale, des milliers d’yeux clignotaient vers Jukin. Il se mit à expliquer comment les choses s’étaient passées. La foule réagit franchement quand il évoqua la découverte de son 1er commentaire. Ils huèrent en cœur cet internaute anonyme et commencèrent à s’animer. Ils applaudirent sa chute dans l’escalier et crièrent quand il raconta sa 1ère publication due au crayon. Ils sautèrent frénétiquement pour arborer leurs t-shirts quant il évoqua le contrat. Ils étaient chauds et gesticulaient partout. Le coude d’un homme bouscula un tableau au mur. Le cadre et la vitre se brisèrent au sol. Personne ne fit attention et ils piétinèrent le verre, leurs pieds en sang. Jukin avait tout vu mais ne pouvait rien dire. L’interview s’acheva alors. 3 jolies jeunes filles, deux brunes et une blonde, se dirigèrent vers lui au milieu de la cohue générale. Une fête s’improvisait chez lui.&lt;br /&gt;Les filles le complimentaient en se rapprochant de plus en plus. Il sentait leurs parfums frais et excitants. La 1ère à s’agenouiller fût la blonde. Elle lui déboutonnait le pantalon, quand les deux autres s’agenouillèrent à leur tour. Jukin recula. Elles se jetèrent sur son bas ventre, toute langue dehors. Il fût repoussé, les rejeta et recula encore brusquement. Son dos heurta son Viming. La poterie extrêmement chère à son cœur glissa de son support et explosa au sol. Jukin hurla subitement. D’un déchirement vocal qui figea tout le monde. Le 2nd hurlement, clairement dirigé vers la foule, dissuada mêmes les plus enthousiastes à rester. En un instant, il se retrouva seul, devant les restes du tableau, de son Viming et du moniteur oublié par l’équipe.&lt;br /&gt;L’émission fraîchement enregistrée y repassait. Il se découvrit dans l’écran, les regards avides des 3 jeunes filles derrière lui. Son lui cathodique lui paru tellement futile qu’il ressentit un soulagement tout à coup. Il revit mentalement son trou dans la terre. Il était si plein de ses perspectives colorées, de ses formes géométriques translucides que lui seul comprenait. Le moniteur qui clignotait devant lui en diffusant maintenant de la neige était si vide en comparaison.&lt;br /&gt;Cette vie, il ne l’avait pas choisi. Il se l’était imposé par les autres. Si bien qu’elle ne lui allait pas, qu’il ne s’y plaisait pas. Il prit son crayon précieusement glissé dans la poche arrière de son pantalon et enfila une casquette. Il sorti et marcha dans la ville, évitant au possible les fans qui le reconnaissaient. Enfin, il rencontra ce qu’il cherchait : un homme sérieux en costume 3 pièces, le visage fermé, la coiffure et le menton ambitieux. Alors il lui offrit cette vie, par l’intermédiaire du crayon, à cet homme moins chanceux qui en rêvait. Il lui conseilla au passage de se procurer une boîte de gants en latex. Après avoir fait un heureux, Jukin retourna à SA vie, celle qui ne faisait pas de vagues, celles qu’on ne remarquait pas, celle pour laquelle il mourrait.&lt;/div&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-9128509619119354238?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/9128509619119354238/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/06/17.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/9128509619119354238'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/9128509619119354238'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/06/17.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Smr6j-21w-I/AAAAAAAAAFw/T1qTYwAplGM/s72-c/Jukin+-+17.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-6757189740720257103</id><published>2009-06-15T04:21:00.007+02:00</published><updated>2009-11-03T11:37:35.355+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='016'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='15-16-17'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br/&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;16. &lt;/span&gt;Ce matin, Jukin s’égosille pour rien.&lt;/span&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SkgA3jnNVFI/AAAAAAAAAFY/LkoQCeQeTLs/s1600-h/Jukin+-+16.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SkgA3jnNVFI/AAAAAAAAAFY/LkoQCeQeTLs/s320/Jukin+-+16.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352529111582331986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il hurle à la fenêtre de son séjour qu’on lui rende son crayon. Que la personne qui lui a fait cela lui a volé une partie de sa vie. Ce crayon était en effet imprégné de sa cervelle après avoir passé une journée dans son oreille. Ca le mettait d’autant plus en rage, que tout le monde semblait l’ignorer, semblait s’en moquer. Comme s’ils considéraient sa vie sans importance. Et soudain, un immense essaim de doute le traversa. Ses yeux s’écarquillèrent, sa maison devient gigantesque. Avaient-ils raison ? Sa vie n’était elle qu’un trou dans la terre ?&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jukin rejoint immédiatement la forêt la plus proche avec une pelle sur l’épaule. Au niveau du parking, il s’immobilisa devant une affiche publicitaire. Elle représentait un pot de fleur en fonte d’où dépassaient deux minis jambes à talon aiguille. Il était estomaqué. Cette image était pour lui l’exact condensé abstrait d’une journée de son passé. Comme-ci quelqu’un avait pu faire un résumé mental d’une journée entière. Et surtout comme s’il avait trouvé le moyen d’en capter l’essence émotionnelle, ce que lui-même en gardait dans sa mémoire. Quelqu’un avait utilisé son crayon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour se détendre, il dégaina sa pelle et arracha une motte de terre à la va-vite. L’herbe ainsi défigurée gémissait. Sa réaction un peu navrante l’avait effectivement calmé, alors il observa le trou. Etait-ce là sa vie ? Il avait du mal à y croire. Cette noirceur sans relief lui donna un frisson. Il poursuivit le long de la route qui borde la forêt. De temps à autre, il jetait un coup d’œil entre les arbres sur sa droite. Une petite voiture, les vitres grandes ouvertes, la radio à fond, le dépassa. Un spot radiophonique publicitaire le souffla au passage : « ce matin, envie de jouir debout ? Le baume epoxy est là pour vous libérer de vos bactéries… » Il s’immobilisa, sous le choc. Un autre de ses souvenirs intimes était devenu une réclame. Ces gens n’avaient vraiment aucun scrupule pour réussir à vendre leurs merdes. Ils ne faisaient même pas l’effort de se creuser la tête, ils volaient carrément les idées.&lt;br /&gt;La plus grosse agence de publicité avait son siège de l’autre côté de la forêt justement, il parti à toute allure. Arrivé à proximité du bâtiment, il se mit à genoux et longea sous les fenêtres. Il jetait rapidement un coup d’œil dans les bureaux jusqu’à découvrir un employé qui écrivait avec un crayon. Ce dernier semblait surpris de ce qu’il écrivait. Jukin en conclu qu’il s’agissait de son crayon. Il se demanda d’ailleurs pourquoi l’homme portait des gants en latex. Une marque de respect était déplacée de la part de gens aussi mesquins. Mais peut être de la peur devant un objet dont la substance créative leur semblait sûrement inhumaine. Incapables qu’ils étaient de réaliser que leur attitude générale envers la vie leur fermait les portes de la créativité et que celle émanant du crayon était simplement normale pour un individu ayant un minimum d’ouverture d’esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin ne perdit pas de temps. Il jeta une explosion par-dessus le bâtiment. L’onde de choc fit vibrer toutes les vitres de la façade opposée. L’employé affolé se leva et rejoint ses collègues dans le couloir. Jukin se redressa et fit glisser la fenêtre. Il s’introduisit souplement et vérifia ce qui se déroulait dans le couloir. La cohue était telle que personne ne faisait attention à lui. Alors il se tourna vers le bureau. Son crayon reposait là, négligemment. Qu’il semblait banal ! Il s’en saisit, et compris aussitôt l’usage des gants. Tout le long était encore gras et onctueux de son cérumen d’oreille. Il prit un gant dans la boîte, l’enfila, replaça un crayon HB identique sur le bureau et déguerpit en refermant la fenêtre avec son petit trésor serré dans sa paume.&lt;br /&gt;En rentrant chez lui, il repassa devant son trou dans la terre. Il cru y voir cette fois des perspectives déformées disparaître dans l’obscurité. Mais il ne prit pas le temps de s’arrêter, il était trop excité.&lt;br /&gt;Dans son séjour, il déposa délicatement le crayon sur la table, s’engouffra par le même mouvement dans sa salle de bain, ôta le gant et lava méticuleusement ses mains. Une fois sèches, il tira précautionneusement une feuille blanche du placard et la déposa à côté du crayon. Il s’assit en face. Il était fasciné, mais ça lui faisait peur. Il savait d’avance qu’il serait effrayé du résultat, que peut être il se retrouverait en présence de son futur. La curiosité et l’excitation le poussaient à essayer tout de même. Il savait qu’ensuite il enfermerait le crayon à double tour car il était lâche. Mais il ne pu s’empêcher de le saisir, pour savourer délibérément cette fois le contact avec son cérumen et de laisser le crayon former une petite phrase : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce matin, Jukin a brisé un chasseur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-6757189740720257103?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/6757189740720257103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/06/16.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/6757189740720257103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/6757189740720257103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/06/16.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SkgA3jnNVFI/AAAAAAAAAFY/LkoQCeQeTLs/s72-c/Jukin+-+16.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-2741538610102767369</id><published>2009-06-08T12:44:00.005+02:00</published><updated>2009-11-03T11:37:35.355+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='015'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='15-16-17'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;15. Ce matin, Jukin a bien mal à la tête.&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SjU_-_zjMxI/AAAAAAAAAFQ/RxlVZNApXjs/s1600-h/Jukin+-+15.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SjU_-_zjMxI/AAAAAAAAAFQ/RxlVZNApXjs/s320/Jukin+-+15.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347250484084421394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça lui a pris comme ça, dès le réveil. Pourtant il avait une impression évanescente d’avoir fait des rêves doux et apaisant cette nuit. Il ne se sentait même pas encore de mauvaise humeur, malgré la douleur. Ce n’était donc pas un malheur psychologique qui lui causait ce trouble. Quelque chose, quelque part dans son corps, clochait. Il s’assit en tailleur, ralentit sa respiration et ferma les yeux. Comme l’on retrousse une jambe de pantalon, son esprit s’était retroussé en lui-même. Méthodiquement, Jukin parcourait tout son corps. Il communiquait intimement avec lui. Ses organes lui répondaient un à un, puis ses os, ses fibres nerveuses…&lt;br /&gt;La transe s’acheva quelques heures plus tard. Insatisfaisant, les réponses étaient toutes positives. Aucun dysfonctionnement interne. Il se déplia, posa sur sa table de chevet le calepin de notes qui était resté sur son lit. En effet, à l’heure du coucher, il avait eu envie d’écrire son autobiographie. Cela c’était soldé par un échec, mais il avait trouvé rapidement le sommeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un lavement approfondi pourrait peut être résoudre le problème se dit-il tout à coup. Il ne tergiversa pas bien longtemps. A peine arrivé à l’institut, on l’installa dans une machine à laver. Il ne savait pas à quoi s’attendre, on ne lui avait donné aucune instruction. Aussi subitement qu’un éclair, il fut immergé dans l’eau. Et dans l’instant suivant, tout était aspiré. Il clignotait d’eau. Les cycles étaient tellement rapides et puissants, qu’ils lui laissaient cette impression d’être gonflé totalement par le liquide. Comme-ci le moindre espacement dans son corps était envahit ; de ses poumons, à l’intérieur de ses yeux. Ebouriffé comme après être passé au travers d’une tempête, il était déjà redéposé sur le trottoir, son mal de tête un cran plus douloureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sûrement abruti par la souffrance, il s’engouffra chez le magnétiseur du coin. Jukin garda son regard tourné vers la fenêtre sur sa droite, car l’homme assis derrière son bureau était trop laid et odorant. Cet inconfort ne faisait qu’aggraver les choses. L’homme avait des mains immenses, même du coin de l’œil, Jukin le remarqua. Il le laissa les passer le long de son corps, comme un scanner organique. Le magnétiseur émettait un bourdonnement simultanément, c’était totalement ridicule. Il décida cependant de ne pas l’interrompre. Avec force de conviction dans la voix, entre deux bourdonnements, il lui assurait que le mal refluait. Jukin ri beaucoup, même après avoir payé la somme indécente réclamée. Si bien que la souffrance s’était légèrement atténuée. Pendant une fraction de seconde, il s’égara à la naïveté et se demanda si peut être ça n’avait pas fonctionné. Evidement, l’euphorie passée, la douleur vrilla de nouveau ses tempes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin rentra, mécontent. En passant devant la fenêtre du séjour, il vit un crayon. Un crayon en l’air. Il s’immobilisa et regarda son reflet de plus près : il avait un crayon dans l’oreille. Enfoncé pratiquement jusqu’à la gomme ! Il le retira aussitôt, délicatement. La douleur diminuait au fur et à mesure que la mine sortait. Enfin soulagé, une angoisse monta en lui quand il réalisa la longueur de crayon qui avait passé la journée dans son cerveau. Il pensa un instant qu’en l’utilisant, on pourrait peut être écrire son inconscient, ou ses pensées cachées, ou ses idées futures. Ne se sentant pas bien malgré tout, il déposa le crayon sur le rebord rond de la fenêtre. Il alla se coucher, bien qu’il fasse encore profondément jour. Il s’endormit aussitôt. Sur la table de chevet, trônait encore le carnet vierge de son autobiographie. Mais nulle part de quoi l’écrire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br/&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-2741538610102767369?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/2741538610102767369/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/06/15.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/2741538610102767369'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/2741538610102767369'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/06/15.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SjU_-_zjMxI/AAAAAAAAAFQ/RxlVZNApXjs/s72-c/Jukin+-+15.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-3522180154440131255</id><published>2009-06-01T03:03:00.004+02:00</published><updated>2009-11-03T11:15:14.609+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='014'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;14. Ce matin, Jukin a les idées claires.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SiMpGjwAF5I/AAAAAAAAAFI/1wGaEBClUgA/s1600-h/juk.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SiMpGjwAF5I/AAAAAAAAAFI/1wGaEBClUgA/s320/juk.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342158775644067730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le tube néon qu’il a installé un mètre au dessus de son lit pour se réveiller plus rapidement, le brûle d’une lumière blanche. Tellement forte qu’il a l’impression qu’elle éclaire sa pensée. Les idées noires disparaissent entre les circonvolutions de sa cervelle. Total, le réveil n’en est pas moins brutal. Ce qui lui donne l’impression de vibrer légèrement. Le passage du sommeil profond à un immédiat état de conscience est désagréable, mauvais. Pourtant, la lumière blanche dans son esprit fait naître des envies joyeuses et altruistes. Il désire aider une vieille à traverser, un enfant à faire ses devoirs, un sourd et muet à apprendre le langage des signes.&lt;br /&gt;Plein d’entrain, il sauta de son lit et sortit de sa chambre. Dans le séjour, la lumière naturelle rayonnait déjà. Cependant, son cerveau ne subissait plus les effets du néon. Les idées noires en profitèrent pour ressurgir et comme une vengeance, elles submergèrent complètement son cerveau. Jukin alla se poster dans sa salle de bain, et par le petit trou du mur du côté, il observa les fenêtres de l’immeuble en face. Il se l’était interdit jusque là, mais ne pouvait pas s’en empêcher aujourd’hui. La voisine arriva dans sa salle de bain et ôta son peignoir. Il profita de ses courbes harmonieuses, la main dans le caleçon. Puis il enfila à la va vite des vêtements quotidiens et rejoignit une rue. Un petit homme maigre le croisa, il le frappa violement au visage. Le temps qu’il l’observe s’affaler ridiculement au sol, il s’immobilisa sous une enseigne lumineuse blanche. Des photons purs atteignaient sa matière grise. Les pensées noires refluèrent immédiatement. Jukin se précipita dans l’obscurité d’une ruelle perpendiculaire, s’accroupi et pleura.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste avant que les idées sombres ne l’envahissent de nouveau, il réalisa qu’il avait interrompu un équilibre primordial en lui. Qu’il devait absolument le rétablir. En attendant, il avait déjà regagné l’allée principale, volé la glace d’un petit garçon uniquement pour la jeter dans la poussière, et shooté si violement dans le talon d’une anorexique qu’elle s’était non seulement écroulée, mais que sa jambe s’était luxée de sa hanche. Il luttait intérieurement contre son lui obscur, ce qui lui semblait au-delà de ses forces. Mais entre une claque à une vieille handicapée ridée et un doigt dans l’œil d’un innocent, un éclair de lumière lucide avait électrocuté son cerveau : il devait retourner ces pensées égoïstes contre lui.&lt;br /&gt;Le premier doigt tranché au couteau de chasse ne fût pas le sien, mais l’intention y était. Il se fit alors des entailles sur le dessus des mains, il était sur la bonne voie.&lt;br /&gt;Le second doigt tranché ne fût pas le sien non plus. Malheureusement des passants aléatoires faisaient les frais de ses hésitations à s’automutiler. Il passa une cordelette autour de son coup et serra vivement. Sa peau se déchirait au frottement de la fibre. L’équilibre commençait à se rétablir. Mais il devait accomplir un acte symbolique rédempteur, un don de lui-même afin de mériter le retour total au calme.&lt;br /&gt;Il trancha son petit doigt de la main gauche. Ça craqua comme une carotte crue sous la lame. Le geste net et précis cautérisa la plaie instantanément. Il ne ressentit rien, la douleur était hors sujet. Lentement, il regagna le chemin de son domicile. Son regard flottait, son corps avançait automatiquement. Arrivé dans sa chambre, il grimpa sur son lit, débrancha et décrocha immédiatement le néon.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-3522180154440131255?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/3522180154440131255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/06/14.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/3522180154440131255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/3522180154440131255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/06/14.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SiMpGjwAF5I/AAAAAAAAAFI/1wGaEBClUgA/s72-c/juk.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-9004035884310307131</id><published>2009-05-25T00:19:00.001+02:00</published><updated>2009-11-03T11:15:09.500+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='013'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;13. Ce matin, Jukin voit plus loin que d’habitude.&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/ShnIPzC433I/AAAAAAAAAFA/q_2akirNk2w/s1600-h/jukin.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/ShnIPzC433I/AAAAAAAAAFA/q_2akirNk2w/s320/jukin.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5339519006950350706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au bout de son lit, il aperçoit ses orteils gonflés dépassant de la couette. L’ongle du pouce droit jaillissant de la fine couche de peau rose. De longues stries le parcourent jusqu’à la bordure blanche en contact avec l’air. Au-delà de ses pieds, les fibres des portes de l’armoire apparaissent sous un jour nouveau : elles vibrent lentement, le bois est encore vivant. Un acarien du bois se faufile même. Un peu téméraire, il fonce de crevasse en plateau, sans ralentir. Il finit par tomber.&lt;br /&gt;Ce sursaut amena Jukin à se lever. Il se glissa jusqu’à la fenêtre de son séjour et observa distraitement. Un soleil blanc et fatigué projetait une lueur maladive dans son jardin. Son regard fixa les reflets laiteux luisant sur les murs de son atelier. Un mouvement sur la droite, il détourna son regard. Sur le dessus du mur du fond semblait apparaître péniblement un paresseux. Cet animal n’avait rien à faire là. Et pour le confirmer, un aigle majestueux vint se poser à côté. Jukin pensait les imaginer plus que les voir, car le fond du jardin était à la limite de ses possibilités visuelles, alors il força sa vue. Un étrange effet de zoom le rapprocha des deux formes : il s’agissait bien d’un paresseux et d’un aigle ! A cet instant, le rapace enserra la peau du dos du mammifère et jaillit dans l’air en l’emportant. Le mouvement des ailes et la puissance dégagée étaient fantastiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin se détourna de la fenêtre et baissa les yeux, mais il ne voyait plus ses pieds. Non pas car ils avaient disparu ou qu’il ne regardait pas au bon endroit ; plutôt parce qu’ils étaient trop près et que ses yeux voyaient très loin, au-delà. En relevant la tête il eut effectivement l’impression que son appartement était plus petit, plus serré autour de lui. Il pouvait presque lire le numéro et la marque sur ses clés de maison pendant à sa porte d’entrée. Et comme par magie réflexe, ses yeux zoomèrent encore. ‘TESA rs25’. Il pouvait même voir l’emprunte grasse de ses doigts marquée sur le métal brillant. De larges sillons parallèles recouvraient la surface argentée, piqueté de rouille.&lt;br /&gt;Il voulu regarder ses doigts à des fins de comparaison, mais il ne pouvait plus les voir. C’était affolant de passer la main devant son propre visage et de deviner à peine un voile beige. Il fit un effort colossal pour dézoomer, mais rien ne se passait. Bien au contraire, en apercevant une orange dans sa cuisine, il zooma involontairement encore un peu, pour découvrir sa peau granulée et percée de trous réguliers. Son cerveau ferma ses yeux automatiquement, c’était infernal. A tâtons il réussit à s’orienter et s’habilla. Il jeta un coup d’œil furtif mais ne vit que des tâches de couleur floues. Sa main attrapa la clé d’entrée, il ouvrit et se rua dehors. Ses pieds traversèrent le jardin en priant pour que rien ne traîne dans le passage. Il atteint la rue sans encombres et ouvrit les yeux. Enfin il pouvait voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ville lui semblait étouffante par l’effet du zoom, mais au moins il reconnaissait des devantures de magasin, des voitures et des gens ; net. Il marchait lentement car il ne pouvait sûrement pas voir les obstacles sur son chemin immédiat. Prenant de l’assurance, il se mit à observer ce qu’il voyait. Devant lui, à quelques kilomètres, une jeune fille en jupe se pencha en avant. Il ne pu s’empêcher de retenir son intention d’y voir de plus près entre ses cuisses. Sa pulsion fut incontrôlable, la jeune fille disparue. Il cru d’abord l’avoir perdu de vue, car l’échelle des lieux n’avait pas changé. Mais la vérité le frappa : il se trouvait visuellement dans une autre ville. Comme-ci son corps flottait dans une ville fantôme, tandis que son esprit vivait dans une ville animée.&lt;br /&gt;Il était fasciné, il n’avait plus envie de fermer les yeux. Il lui suffisait de rester immobile, ses yeux voyageaient pour lui. La tête d’un nouveau né un peu plus loin, il zooma dans son duvet naissant, emmêlement cotonneux léger. Il zooma encore, emporté par son pouvoir, mais le décor se transforma. Tout était devenu froid, dur, comme de la roche. Il déplaça son regard aux contours, et reconnu les cratères de la lune. Jukin était dans l’espace, il se sentait euphorique. Un satellite passa dans son champ de vision et l’éblouis un instant. Il lui en fallait plus.&lt;br /&gt;Il zooma encore et encore dans le vide de l’espace. Les premières galaxies apparurent. Il traversa la plus grosse dont la teinte rose le surprit. Pourtant, c’était le même rose sur la robe de son ex-amoureuse que son corps portait en cet instant. Plongé dans le noir du vide, les lumières intersidérales lui donnaient l’impression paradoxale de regarder dans un microscope. Soudain, il sentit un ralentissement de sa vue, un effort s’exerçait sur ses yeux. Son dernier zoom s’acheva dans une galaxie plus sombre, contenant en son centre un soleil rougeoyant. Encore quelques efforts, il plongea au cœur de l’étoile vaporeuse, et y découvrit un orteil.a&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-9004035884310307131?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/9004035884310307131/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/05/13.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/9004035884310307131'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/9004035884310307131'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/05/13.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/ShnIPzC433I/AAAAAAAAAFA/q_2akirNk2w/s72-c/jukin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-5334733349535835958</id><published>2009-05-18T03:02:00.021+02:00</published><updated>2009-11-03T11:37:22.678+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='11-12'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='012'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;12. Ce matin, Jukin a mal au ventre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il sentait quelque chose de très dur au fond de lui. En toute logique, il alla aux toilettes pour s’en débarrasser. Un petit pas de danse rituel devant la cuvette avant de baisser son pantalon, mais il ne le sentait pas du tout. Il s’assit et frissonna au contact froid de la faïence. Ce qui eut pour effet désagréable de le contracter d’avantage. Vraiment, tous les signes étaient négatifs. Il commença d’abord par essayer de ne pas y penser. Laissant la nature faire son orifice, en pensant à des cascades d’eau, des éruptions volcaniques, des geysers islandais. N’importe quoi au hasard de la nature, afin de distraire son esprit, de se détacher de son corps, de se détendre et peut être de détendre cela. Mais ses sensations internes l’informaient d’un immobilisme complet. Il se dit d’ailleurs que ce qu’il avait à offrir au monde n’était pas naturel, donc cette méthode ne devait pas être indiquée.&lt;br /&gt;Evidement encore plus agacé, il enclencha la méthode du poussé. Doucement, il ne voulait pas se blesser. Son esprit était perplexe face à ces sensations étranges, nouvelles, inconnues. Il sentait un mouvement mais en bloc, comme-ci tout bougeait avec. Toujours énervé, il fini par effectuer une grosse poussée. Il s’arrêta aussitôt car il cru s’être tout arraché. La douleur s’entendit à l’abdomen en son entier. Paradoxalement, il fut soulagé de ne rien trouver au fond de la cuvette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rassuré, l’exaspération repris le dessus, alors il réfléchit à un stratagème. En prenant un peu de papier toilette, il espérait déclencher le processus évacuateur, par habitude physiologique. Cela se révéla une très bonne idée. Aucunement pour se débarrasser de son solide, mais afin de comprendre ce qui lui arrivait. En effet, le long du rouleau, il découvrit un message des membres du groupe de musique Rage. Ses voisins il fût un temps, qui avaient été expulsé par malchance de la ville. Déprimé car il était leur plus grand fan, Jukin était aussi très fiers du pouvoir de leur subversion. En tout cas, il s’agissait d’une vengeance. Il devina que le groupe, déçu de son sort s’en était pris au symbole de leur réussite passée : leur fan n°1. Il ne leur en voulait même pas.&lt;br /&gt;Le message avait été perversement dissimulé dans l’objet même qu’il ne devait plus jamais utiliser. C’était un empoisonnement constipant au ciment. Heureusement, il lui restait du contre ciment dans son atelier. Faire ses besoins grâce à du contre ciment était saugrenue, mais le faire dans sa cabane au fond du jardin le ramenait simplement à un passé lointain. Il trouva aussitôt la bouteille en question et n’attendit pas pour prendre une bonne rasade. Tout son tube digestif s’enflamma et des larmes de feu roulèrent le long de ses joues. Wouaw. Etant donné la puissance du liquide, ça devrait couler tout seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/ShHTekipekI/AAAAAAAAAE4/AMRrNaVTUNE/s1600-h/Jukin+-+12.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/ShHTekipekI/AAAAAAAAAE4/AMRrNaVTUNE/s320/Jukin+-+12.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5337279555569285698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il attendit un instant. Une sensation de corrosion généralisée le parcourait, mais rien ne bougeait. En manipulant la bouteille, il comprit : le produit était périmé depuis l’Egypte ancienne. Son principe actif était foutu et il n’en avait pas de plus récent. Impossible de se déplacer jusqu’au magasin maintenant. Il farfouilla les produits sur son établi. De l’huile de moteur. Il eut une idée. Allongé au sol les jambes écartées, le pantalon en bas des pieds, il s’introduisit un entonnoir et y versa une bonne dose d’huile. Il termina la bouteille à la bouche. Il se redressa sur les coudes et releva les jambes. Il sentait l’huile couler. Celle provenant de l’entonnoir rejoignait celle venant de la bouche. Il était prêt pour l’expulsion.&lt;br /&gt;Il se redressa d’avantage, aspira profondément et poussa d’un coup. Le bloc bougea. Mais à peine. La peau de son front était déjà toute poisseuse. Il poussa de nouveau, très fort. Le ciment s’ébranla. Il était lourd, il était énorme. S’il relâchait sa poussée, il n’y arriverait pas. Alors il ramassa un tasseau de bois et le serra de toutes ses molaires. Il poussa, il poussa. Le bloc arrivait à la surface. Il continua de poussa jusqu’au coucher du soleil. Et quand les dernières lueurs disparurent, Jukin hurla et le bloc sorti. Il eut l’impression d’être arraché de l’intérieur. Devant lui, un bloc de ciment gigantesque. Il ne comprenait ni comment il avait survécu avec ça dans le ventre, ni comment il avait réussi à le faire sortir. Mais après les efforts demandés, il décida de rassembler le reste de son courage et nettoya le bloc. Tout sentait la rose, alors il sculpta un buste à l’effigie des membres du groupe Rage.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-5334733349535835958?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/5334733349535835958/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/05/ce-matin-jukin-mal-au-ventre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/5334733349535835958'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/5334733349535835958'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/05/ce-matin-jukin-mal-au-ventre.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/ShHTekipekI/AAAAAAAAAE4/AMRrNaVTUNE/s72-c/Jukin+-+12.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-8901385923499936646</id><published>2009-05-11T12:37:00.003+02:00</published><updated>2009-11-03T11:37:22.679+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='11-12'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='011'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;11. Ce matin, Jukin est fou de RAGE.&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SgsfWREnDHI/AAAAAAAAAEw/Ila2CP05V7Q/s1600-h/Jukin++11.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SgsfWREnDHI/AAAAAAAAAEw/Ila2CP05V7Q/s320/Jukin++11.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335392650950806642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous savez, ce nouveau groupe de blardcore monté par les 3 jeunes qui habitent la maison d’à côté. Il les a découvert en concert et comme on dit dans ces cas là : ce fût la claque. A la fin du set, il s’est jeté sur leur cd démo. Maintenant, il tourne en boucle à fond chez lui. Une telle énergie se dégage de leur son, qu’il n’a pas encore dormi depuis le concert. Leurs compositions ont cette profondeur mystérieuse qui le fait planer dans la magie des étoiles. Jukin s’acheta une sono à un prix exorbitant. Il avait besoin de cela pour mettre le son fort et garder une super qualité.&lt;br /&gt;Heureusement d’ailleurs que l’on sonna à sa porte avant qu’il n’active son nouveau système. Jukin ouvrit à deux jeunes souriants. Le blond lui dit : « Bonjour, nous sommes vos voisins. On est désolé de venir pour ça, mais en fait, on est dérangé par la musique. » Il réalisa alors que c’étaient deux membres des Rage. Déjà la sueur recouvrait ses mains tremblantes. Il bavait de la mousse. « C’est gentil d’écouter notre musique » continua le plus petit « mais c’est trop fort, ça nous empêche de répéter. » Jukin commença à ouvrir la bouche : « Oh, je … » et la mousse coula sur son t-shirt du groupe. Totalement confus, il rougi jusqu’à en devenir violacé. « Ce n’est rien Monsieur » le rassura le blond. « Si vous pouviez simplement baisser la musique ». Jukin acquiesça maladroitement de la tête et leur claqua la porte au nez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour dans le séjour/local de répétition, les membres de Rage constatèrent le silence, enfin. Ils étaient tout de même étonnés que ce type ne puisse jamais se lasser d’écouter leur son en boucle, 24h/24. Quelques craquements d’enceinte leur parvinrent, ils se regardèrent. Soudain une vague de guitares saturées les submergea. Le volume était encore plus fort. Visiblement, ce gars n’avait pas bien compris. Ils devinèrent alors plus qu’ils n’entendirent la sonnette de leur maison. Leur voisin, cette fois vert de gêne, mais toujours de la mousse autour de la bouche, leur tendit un gâteau. Indéniablement il sentait bon, sûrement fait maison. Ils ne pouvaient s’empêcher tous les 3 d’être attendri et le firent entrer.&lt;br /&gt;Jukin déposa le plat sur une table mais se prit le pied dans sa manche. Il perdit l’équilibre, traversa la pièce en sautillant et alla valdinguer dans la batterie qui se cassa en deux dans un fracas assourdissant. Il se releva aussitôt et voulu remettre les restes de la batterie debout, comme pour la réparer. Ses bras bloqués par des câbles, il bascula encore. La guitare et la basse en firent immédiatement les frais sous les yeux complètement ahuris des Rage. Ils restèrent figés, bouche grande ouverte fac à Jukin, devenu translucide, qui quitta la pièce en emportant son gâteau. Arrivé chez lui, il n’en croyait pas ses yeux. Il était totalement mortifié. Il alla à son coffre fort et en sorti sa grosse tirelire cochon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Rage étaient catastrophés jusqu’à ce qu’ils entendent leur musique raisonner dans toute la rue ! Ils se précipitèrent au dehors et découvrirent tout un matériel sonore installé sur les toits, en haut des poteaux électriques, dans les buissons. Les gens à leurs fenêtres ou dans la rue n’avaient pas du tout l’air content.&lt;br /&gt;Une limousine noire débarqua. Un homme massif aux cheveux gris, portant un costume sur mesure un peu ringard en sorti et se dirigea droit sur le groupe. « Bonjour messieurs. Je suis désolé de venir pour cela, mais en tant que maire, voici un document d’extradition de la ville. Les plaintes à l’encontre de votre groupe s’amoncèlent sur mon bureau, j’étais contraint de prendre cette décision. D’autant que j’aime beaucoup la profondeur de vos compositions. Mais ce soir, vous n’êtes plus là. » Sur ce, il tourna les talons et disparu dans la limousine qui démarra aussitôt. Ils étaient tétanisés.&lt;br /&gt;Une limousine noire réapparut. Mais cette fois un jeune homme aux cheveux coupés à la militaire, en costume classe, sorti et s’approcha. « Je suis SuperMiky, producteur du label BLrecord. » Ils ne s’attendaient pas du tout à cela. C’était le nec plus ultra en distribution blardcore, ce qu’ils pouvaient rêver de mieux. « J’adore votre son et j’aimerai vous signer, étant donné que vous habitez la ville. » « Euh, comment ça parce qu’on habite la ville ? » avança timidement le blond. « Oui, on ne signe qu’à des résidents, notre règle d’or afin de créer une émulation entre les groupes, un élan musical qui assure notre futur. » Les 3 membres se regardèrent. Ils étaient fous de rage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-8901385923499936646?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/8901385923499936646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/05/ce-matin-jukin-est-fou-de-rage.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/8901385923499936646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/8901385923499936646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/05/ce-matin-jukin-est-fou-de-rage.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SgsfWREnDHI/AAAAAAAAAEw/Ila2CP05V7Q/s72-c/Jukin++11.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-7792985725616419415</id><published>2009-05-04T01:51:00.004+02:00</published><updated>2009-11-03T11:14:51.961+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='010'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;"&gt;10. Ce matin, Jukin a pris deux p’tits dej’.&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Sf4uCNKJNpI/AAAAAAAAAEg/1dTBszeo80M/s1600-h/Jukin+-+10.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Sf4uCNKJNpI/AAAAAAAAAEg/1dTBszeo80M/s320/Jukin+-+10.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331749624280069778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand il reposa le paquet après s’être versé des céréales, il vit leur niveau sous le trait à la date d’aujourd’hui. Il avait donc déjà mangé sa dose de céréales pour la journée. De même quand il se servit du jus d’orange pressé de sa bouteille de la semaine. Il était vraiment troublé dans la mesure où il avait la faim d’avant le p’tit dej’ et qu’il ne se souvenait pas du tout l’avoir pris. Lancé comme il était, il finit tout de même la procédure et se régala.&lt;br /&gt;Cependant, d’angoissantes perspectives se présentèrent à lui aussitôt : quelqu’un vivait peut être chez lui à son insu. Mais alors pourquoi cette personne avait pris la peine de marquer les niveaux, pouvant ainsi la faire repérer ? Soit elle n’existait pas, soit c’est ce qu’elle cherchait inconsciemment. Jukin se dit aussi qu’un savant fou avait peut être pris le contrôle de son esprit. Il aurait ainsi été le cobaye d’un test de manipulation à distance. En puisant dans sa mémoire, le savant aurait trouvé la séquence « prise de p’tit dej’ » et l’aurait suivi pas à pas. Tout cela en maintenant son esprit en état d’inconscience. Il lui semblait qu’il se perdait dans des considérations saugrenues. Une fois ses idées triées, il fût persuadé qu’un individu avait envahit son intérieur et cherchait à être découvert. Cas classique d’une culpabilité post-parasitique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il alla prendre le pulvérisateur pour plantes sous l’évier, et se mit à asperger consciencieusement tout son séjour. Le moindre cm² de matière avait ainsi reçu son pchit. Une fois la rallonge électrique dépliée et branchée, il y connecta sa lampe halogène de bureau. Il parcourut toute la pièce en rayonnant de lumière la fine pellicule d’eau qui recouvrait TOUT. C’était beau, comme ça brillait ! Mais il ne trouva rien. Pourtant il avait vu les professionnels de la police agir ainsi. Déçu, il passa 4 bonnes heures à éponger toute l’eau.&lt;br /&gt;S’il y avait eu des empruntes ou des traces-indices, elles avaient définitivement disparu maintenant. Il était persuadé que depuis sa petite cachette, l’intrus gloussait. Ca l’énervait, mais il ne voulait pas lui faire ce plaisir. Alors il fit semblant de faire le ménage. C’est ainsi qu’il trouva l’idée de fouiller l’unique conduit d’aération de la maison, enfouis dans le plancher du grenier.&lt;br /&gt;La grille d’admission enlevée, il réalisa comme c’était étroit. Tout juste la largeur d’un homme. Aussi fin qu’un neurone. Il hésita une seconde mais n’ayant pas le choix, il se glissa lentement. Il découvrit aussitôt un emballage alimentaire. Une preuve tangible qui lui donna le courage de s’enfoncer plus profond dans les circonvolutions noires. Il avait d’ailleurs l’impression que ça se rétrécissait car il ne pouvait presque plus bouger. Finalement il s’arrêta. Enfin plus précisément, le diamètre du conduit l’arrêta.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était totalement comprimé, bloqué dans le noir, seul au milieu de chez lui. C’est la pensée au parasite écroulé de rire qui le fit lâcher prise mentalement. Il se mit à convulser, de manière immobile ! Cependant, sa rage contenue libérait une énergie considérable qui réussit à faire vibrer le conduit. Cette sensation légère de mouvement décupla encore ses forces et l’oscillation devint infernale. Le tube en fer blanc s’arracha de ses fixations. Il s’écroula sur le mince plafond en plâtre qui s’éventra tristement et assista à son atterrissage dans le séjour. La poussière blanche décida de tout recouvrir systématiquement.&lt;br /&gt;Jukin pu s’extirper en rampant du cylindre déchiré. Il prit un instant pour reprendre son souffle, allongé sur le dos. Un tiraillement à la colonne vertébrale lui rappela quand il s’était retrouvé paralysé, dans la même position, au milieu de son jardin. C’était sûrement l’évocation de ce souvenir qui généra le flash mémoriel : il s’était couché la veille sans manger ! Totalement épuisé, il s’était laissé choir lourdement sur son lit et avait trouvé le sommeil aussitôt. Il avait été réveillé tôt par un bruit d’explosion. Il s’était donc levé et avait pris son p’tit dej’. Mais encore fatigué, il s’était recouché pour tomber dans un sommeil plus profond que d’habitude. Peut être parce qu’il venait de manger. Et au 2nd réveil, à l’heure habituelle, il avait oublié ! L’affaire était résolue.&lt;br /&gt;Il se releva et découvrit les dégâts dans le plafond. En fait, le conduit devait être le vestige d’une ancienne installation car il n’était relié à rien. Il lui suffirait de reboucher le trou dans le grenier, avec un sol en lattes, ce qui laisserait passer la lumière du jour. En plus il aurait toujours une vue depuis le séjour de ce qui pouvait se passer dans son grenier. L’intrus n’aurait plus aucun endroit où se cacher.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-7792985725616419415?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/7792985725616419415/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/05/ce-matin-jukin-pris-deux-ptits-dej.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/7792985725616419415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/7792985725616419415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/05/ce-matin-jukin-pris-deux-ptits-dej.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Sf4uCNKJNpI/AAAAAAAAAEg/1dTBszeo80M/s72-c/Jukin+-+10.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-9163491092813913349</id><published>2009-04-27T01:49:00.004+02:00</published><updated>2009-11-03T11:14:45.005+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='009'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;09. Ce matin, Jukin est tout violacé.&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 0, 0);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SfTzoFly8FI/AAAAAAAAAEY/FuZ7EYxBZXE/s1600-h/Jukin+-+09+-+01.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SfTzoFly8FI/AAAAAAAAAEY/FuZ7EYxBZXE/s320/Jukin+-+09+-+01.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329152129107161170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Autant cette couleur est étrange pour la peau d’un adulte, autant elle ne lui va pas si mal. Il se dit que personne d’autre ne pourrait la porter dans son corps avec autant d’élégance. Alors il sortit nu. Les gens le regardaient de travers, il cru s’être trompé. Que peut être ça ne lui allait pas du tout. Mais rapidement, il réalisa que c’est sa nudité qui dérangeait les passants. Il en fût profondément étonné, puis relativisa : était-ce SA nudité ou LA nudité en général qui les importunait ?&lt;br /&gt;Afin d’en avoir le cœur net, il lui fallait comparer la réaction des gens devant l’anatomie d’une personne non violacée. Alors il calfeutra sa couleur avec des vêtements judicieux et un masque clone pour le visage. Il déambula dans les rues à la recherche du cobaye idéal. Un jeune skater virevoltait plus loin près d’un arbre. Il se rapprocha discrètement et attendit qu’il se repose deux minutes. Dans un mouvement torsadé, il lui emporta tous ses vêtements. Les passants alentour se figèrent pour dévisager le cobaye. Et contrairement à ce que Jukin espérait, ils ne furent pas choqués, bien au contraire. Ils éclatèrent de rire. Bientôt, il ne restait d’eux plus que des confettis de peau épars. Le skater fila sans son skate.&lt;br /&gt;Jukin devait réitérer son expérience. Heureusement, dans une ruelle limitrophe, un vieux rappeur faisait son show de chien de chienne. Devant la foule rassemblée, la petite tornade passa. Même les chaînes autour du cou avaient disparu. Seulement cette fois, les gens furent scandalisés. Des insultes fusaient et venaient rejoindre les poings serrés lancés en l’air. Le chanteur remballa son poste et déguerpit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin compris qu’il n’aboutirait à rien sur la question de la nudité. Sa peau toujours violacée, il décida donc d’arpenter les rues, habillé de vêtements banals. Et déjà les premiers regards pesants le visaient. Comment se faisait-il que le nouveau et différent engendraient des réactions aussi négatives ? Ce n’était tout de même pas évident et logique à première vue.&lt;br /&gt;Sorti alors de nul part un homme à 4 bras. Jukin s’immobilisa aussitôt. Il cligna des yeux pour s’assurer que le défaut ne venait pas de sa vue. Et ça le révulsa. Particulièrement l’air naturel du type. Il s’élança dans son dos et quand ce dernier se retourna, il était prêt à lui faire la morale. Alors il vit un enfant. Derrière l’homme. Un enfant aux longs bras. En réalité, les 4 bras appartenaient à deux personnes distinctes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incroyable comme la tolérance devait s’appliquer à soi et moins aux autres ! Alors il fonça au grossiste peinture du coin, acheta de toutes les couleurs ainsi qu’un pistolet portable à projection. Il s’équipa rapidement et retourna déambuler dans les rues. Il n’osait pas tirer dans un premier temps, tellement les regards étaient brûlants d’animosité. Il devait tout de même leur sembler déroutant avec son harnais pistolet et sa peau violacée. Quelqu’un cracha à son passage et par réflexe défensif il pressa la détente.&lt;br /&gt;Tout le monde s’immobilisa, lui y compris. Il avait peur de la colère de sa 1ère victime. Mais les spectateurs de la scène, une fois le silence de la surprise passé, se mirent à l’encourager. Alors il fit pivoter la buse couleur et tira de nouveau. Devant la foule amusée qui commençait à jubiler, le cracheur n’osait protester. Et en toute franchise, les tâches jaunes et bleues lui donnaient un ton agréable. Les gens lui sourirent. Sans se moquer. Un simple moyen de contagion du plaisir.&lt;br /&gt;Jukin repris alors sa route et enchaîna les tirs. Il s’appliquait à choisir les couleurs au mieux et déjà la liesse avait gagné la rue. Les bizarres y passaient inaperçu et se mêlaient à la fête. Ses réserves presque épuisées, Jukin enleva son harnais et déposa les cylindres de peinture restant en cercle. Il y mit le feu et tout péta. Une fine pluie colorée recouvrait les derniers épargnés. Pris par l’euphorie, Jukin avait totalement oublié son violacé.&lt;br /&gt;Quand il le réalisa, il commença à enlever ses vêtements, il n’avait plus peur. C’est en ôtant son slip qu’il effectua un sérieux mouvement de hanche. La veine qui y était pincée fût dégagée et déjà sa couleur non conforme s’effaçait. Quelques personnes commençaient à le regarder étrangement et à le signaler à leurs voisins. Il avait recouvré sa couleur naturelle et la pluie avait cessé. Un silence aussi soudain que glacé souffla sur toute la rue. Les gens le montraient du doigt en le dévisageant de leurs yeux écarquillés. Atterré, il chercha ses vêtements en vain et fuit. Le bruit de ses pas disparaissant au loin troubla pour quelques instants le silence absolu du monde.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-9163491092813913349?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/9163491092813913349/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/04/ce-matin-jukin-est-tout-violace.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/9163491092813913349'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/9163491092813913349'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/04/ce-matin-jukin-est-tout-violace.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SfTzoFly8FI/AAAAAAAAAEY/FuZ7EYxBZXE/s72-c/Jukin+-+09+-+01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-6551817971014557410</id><published>2009-04-20T02:34:00.008+02:00</published><updated>2010-03-30T21:50:54.203+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='008'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;08. Ce matin, Jukin a voulu sauter de sa fenêtre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Sey7bJaDfrI/AAAAAAAAAD4/n-Z4oo6j4-U/s1600-h/Jukin+-+08+-+02.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Sey7bJaDfrI/AAAAAAAAAD4/n-Z4oo6j4-U/s320/Jukin+-+08+-+02.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326838534328516274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’idée de faire un joli bond dans l’herbe verte et dense en contre bas le stimulait de plaisir physique. Seulement voilà, le vertige ça ne s’explique pas. Une fois sur le rebord en pierre, la tête lui tournait invraisemblablement. Plus question de rigoler. Il descendit donc au rez-de-chaussée et se laissa tomber de la lucarne basse et ronde du séjour. L’herbe était plus plate et jaune à cet endroit du jardin. Il n’eut pas le plaisir escompté au contact de la nature. Que ce soit en vol, à travers l’air, ou au sol, sur le gazon. Mais déjà à cette hauteur peu élevée, il eut des frissons gzigzou tout le long de son système nerveux. Ce serait donc un devoir pour lui maintenant de réussir le grand saut.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il remonta au grenier et s’approcha de la fenêtre. Mon dieu, comme c’était haut. Trop crispé, il alla soulever une épaisse couverture rouge au fond du grenier pour y découvrir un coffre. Il en souleva le couvercle, une boîte sombre reposait à l’intérieur. Par un geste très précis, comme venant d’un rituel ancestral, il la prit lentement. Une fois déposée sur une petite table haute, il fit tourner le fermoir en or qui brillait sur la surface laquée de la boîte.&lt;br /&gt;Il l’ouvrit et contempla un instant le pistolet qu’elle renfermait. Trapu, fait d’un métal noir élimé, il se saisit de la crosse recourbée et plaça 3 balles dans le barillet, ça devrait suffire. Il fit volte face violement et tira 3 coups successifs dans 3 directions du plafond. Les balles se logèrent dans le plastique dur, parmi d’innombrables autres balles. Tout comme la fumée disparaissait au bout du canon de l’arme, la crispation refluait de Jukin. Dans la même atmosphère sereine qu’à l’aller, il rangea l’arme et replaça la couverture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’état d’esprit plus ouvert, il considéra son épreuve du saut autrement. Il se dit que la fenêtre n’était pas un problème en elle-même, c’était plutôt le fait qu’elle soit située si haut par rapport au sol : le mystère qu’il voulait sûrement percer. Il comprit qu’il ne pourrait réussir que par accident. Comme en se prenant les pieds dans un étend à linge afin de perdre l’équilibre et basculer dans l’inconnu. Pourtant il ne s’en sentait pas capable. Un intermédiaire, c’est ça qu’il lui fallait ! Pas humain bien sûr, car faillible, mais un système mécanique idéal. Il dessina un plan au crayon blanc sur un beau papier bleu. Tout était détaillé, les moindres côtes d’angles, de longueur… Il entassa le matériel et se mit à l’ouvrage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un fatras de cordes entourant des planches et passant dans des poulies vint encombrer le grenier. Jukin plaça de gros ressorts à des endroits stratégiques et attrapa le bout d’une corde. Il fit glisser une grosse planche harnachée sur le rebord de la fenêtre. La moitié à l’intérieur, l’autre partie à l’extérieur ! Après 4 respirations ventrales, il s’avança lamentablement à 4 pattes sur la planche, tenant toujours l’extrémité de la corde qui se tendit. Sa tête atteignant pratiquement le bout, il s’allongea sur le flanc. Tout son corps reposait à l’extérieur. Ca tournait à fond dans son crâne. Il se sentait basculer à tout instant. Pourtant, il était toujours immobile sur sa planche. Il vérifia mentalement son système mais hésita un instant. Il failli renoncer car il avait peur. Gisant sur le flanc, suspendu dans le vide, il se disait qu’il n’avait rien à faire là, encore moins dans cette position. Et il lâcha la corde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’ultime instant où il allait se résoudre à abandonner, une bouffée de courage lui était montée. La corde libérée, le premier ressort se détendit et projeta un bloc de bois contre une planche. Elle bascula et entraîna un sac de nœuds vers l’arrière qui tira une autre corde à travers une poulie. Une grosse table en chêne fût soulevée et enclencha les ressorts 2 et 3. Les 4 planches qui y étaient reliées se brisèrent subitement, en libérant de fines échardes. Elles se plantèrent dans l’échine d’un pauvre mulot qui parti au galop dans sa sphère de métal. L’échauffement de la sphère fit craquer un fil de soie.&lt;br /&gt;Jukin attendait, les yeux fermés. Il reconnaissait au son chaque étape du processus. Et à chacune de ces étapes, son cœur accélérait d’avantage, et son corps se recroquevillait d’avantage. L’instant crucial approchait. Un nouveau ressort se détendit, une ultime planche virevolta, la dernière poulie libéra la dernière corde.&lt;br /&gt;Il bloqua sa respiration, s’attendant à tout. Bien entendu, rien ne se passa. Il prolongea cette attente insupportable au-delà de la limite et ouvrit les yeux. Il cru voir un oiseau passer sous lui. Toujours immobile sur sa planche, il bascula. Le système venait d’enclencher le final. Il ne pu profiter du saut car il chuta comme une pierre. Il se réceptionna à plat dos. Après le bruit sourd et le choc, il compris que ce n’était pas une bonne idée. Il était paralysé. Il pu profiter pleinement de l’herbe pendant les 26 heures où il resta coincé, avant qu’une bête sauvage ne vienne lui remettre le dos en place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-6551817971014557410?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/6551817971014557410/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/04/ce-matin-jukin-voulu-sauter-de-sa.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/6551817971014557410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/6551817971014557410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/04/ce-matin-jukin-voulu-sauter-de-sa.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Sey7bJaDfrI/AAAAAAAAAD4/n-Z4oo6j4-U/s72-c/Jukin+-+08+-+02.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-3242501183730230142</id><published>2009-04-13T00:28:00.005+02:00</published><updated>2010-03-30T21:49:09.921+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='007'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;07. Ce matin, Jukin a oublié d’ouvrir les yeux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SeNqBU18ZgI/AAAAAAAAADw/-tFnLrW9uqM/s1600-h/Jukin+07.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SeNqBU18ZgI/AAAAAAAAADw/-tFnLrW9uqM/s320/Jukin+07.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5324215755489437186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelle galère. Il savait qu’il manquait quelque chose, que c’était important et utile, mais il ne voyait pas quoi. Il savait aussi qu’il allait se le traîner toute la journée à essayer de trouver. Evidemment ça tombait la journée où il devait accomplir son devoir citoyen annuel obligatoire. Le sort avait tiré pour lui l’accompagnement d’un groupe de touristes aux falaises de la mer. Impossible d’y couper, le voyage s’annonçait pénible. Il eu l’impression de mettre un an à s’habiller et échoua dans toutes ses tentatives de prendre son petit déjeuner. Il savait qu’il avait là des indices pour le mettre sur la voie, mais il n’insista pas, ça allait le bloquer.&lt;br /&gt;Il se félicita de connaître par cœur le chemin de la gare routière. Vu ses mauvaises dispositions, il était persuadé qu’il se serait perdu. A l’heure rendez-vous, il rejoignit le brouhaha autour du car qui leur était réservé. L’autre accompagnateur le salua, mais il ne su pas déterminer s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme. Encore un de ces androgynes tarés, pensa-t-il. Et ça ne le mettait pas en confiance.&lt;br /&gt;Il regretta que le chauffeur du car n’allume l’éclairage intérieur, car il n’arrivait pas à identifier les touristes. Du coup, les conversations se mélangeaient et il était sûr de ne pas répondre à la bonne personne, au moins 2 fois sur 3. Ca commençait à l’agacer sérieusement de s’entendre répondre « mais, je ne suis pas une fille Monsieur ». Il décida alors de rester silencieux pour le reste du trajet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa frustration ne faisait qu’augmenter. C’est pourquoi il ressentit un soulagement à l’arrivée du car à destination. L’air frais lui fit du bien et comme son collègue accompagnateur était déjà venu, il prit les choses en main. Jukin avait toujours des doutes sur son sexe, mais il était heureux de ‘le’ laisser faire. Il se contenta de suivre le groupe, tout en prétextant judicieusement qu’ainsi il refermait la marche. Aucune image mémorielle ne lui revint jamais. Par contre, il sentait la douce caresse du soleil sur sa peau. Il se dit que ce devait être son énervement qui aiguisait ainsi ses sens. Les souvenirs de cette journée avaient une dimension qu’aucun autre souvenir n’eut jamais en lui.&lt;br /&gt;Ils commencèrent alors à longer les falaises. Jukin ne trouvait rien d’extraordinaire à ce paysage censé être à couper le souffle, une belle arnaque. Cependant les touristes semblaient ravis, alors tout était pour le mieux.&lt;br /&gt;Une main délicate vint se glisser entre ses jambes et il entendit susurrer à son oreille : « où tu veux, quand tu veux ». Puis des lèvres fraîches pincèrent sensuellement son lobe d’oreille. Cette fois il était sûr qu’il s’agissait d’une jeune femme ! La voix charmante et langoureuse avait des accents indécents. Il était tout chamboulé et comme cela s’était produit très rapidement, il n’avait pas eu le temps de voir de qui il s’agissait. En remontant toute la file du groupe, il lui sembla entendre « dommage ». Mais même en dépassant son collègue, il ne vit aucune personne correspondre à la voix. Ils étaient tous tellement banals qu’ils formaient un magma sombre duquel on ne distinguait rien ni personne en particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est quand il voulu revenir vers le groupe, que la terre trembla. Il s’immobilisa et fût soufflé par un nuage de fumée. Les touristes et l’accompagnateur hurlèrent. Un grand fracas obstrua toutes ses perceptions. Il sentit la poussière retomber lentement. Comme traversant un épais nuage sonore, des voix floues lui parvenaient. On l’appelait. « Là, en bas ! Aidez nous ! » « Penchez-vous et tendez la main ! » Jukin s’exécuta mais ne distinguait rien. Les volutes de terre étaient plus épaisses qu’il ne l’avait imaginé. Les voix perçaient plus fort et l’énervaient. « Ici ! Mais penchez vous bon sang ! » Il cru à peine sentir des doigts pendant un instant. « Fais quelque chose, on est juste là abruti ! » S’en était trop. Jukin venait de dépasser son quota de patience.&lt;br /&gt;Il répondit calmement : « C’est à vous de faire un effort » puis se releva lentement, épousta ses genoux, et parti. Il ignora les hurlements dans son dos. Le terrain devait être très accidenté car il trébucha souvent avant de rejoindre une route. Les bruits de la ville proche le guidèrent jusqu’à elle. Il y trouva un taxi et rentra immédiatement. Il n’eut jamais la moindre nouvelle de qui que ce soit, pas même de la mystérieuse femme. Pour rire, il se disait qu’ils étaient toujours là bas, où même qu’ils étaient morts de faim. L’espace d’un instant, il cru deviner ce qu’il avait oublié toute cette journée. Finalement il se dit qu’il avait dû se lever du pied gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-3242501183730230142?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/3242501183730230142/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/04/ce-matin-jukin-oublie-douvrir-les-yeux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/3242501183730230142'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/3242501183730230142'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/04/ce-matin-jukin-oublie-douvrir-les-yeux.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SeNqBU18ZgI/AAAAAAAAADw/-tFnLrW9uqM/s72-c/Jukin+07.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-7468590990489259912</id><published>2009-04-06T00:43:00.008+02:00</published><updated>2010-03-30T21:46:17.883+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='006'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;06. Ce matin, Jukin a retrouvé son amour perdu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Sdk0RZJ_TII/AAAAAAAAADY/6P1jMTbqaFI/s1600-h/Jukin+06.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Sdk0RZJ_TII/AAAAAAAAADY/6P1jMTbqaFI/s320/Jukin+06.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321341908130155650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Qu’est ce qu’il était laid. Laid à en pleurer. Laid à en vomir pour être parfaitement honnête. Ça le décevait profondément. Il se demandait d’ailleurs s’il n’en avait pas une part de responsabilité. Comme une pomme délaissée au fond d’un placard se dessèche et flétris. Il aurait peut être dû l’entretenir, son amour perdu. Avec des souvenirs. Un pèlerinage régulier, c’est ça qu’il fallait. Retourner à l’endroit précis où il l’avait trouvé. C’était une très bonne idée. Mais pour cela, il lui fallait un nouvel amour perdu, l’autre était irrécupérable. On ne peut tout de même pas entretenir quelque chose d’aussi dégoûtant.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il enfila une belle chemise et se plaça à la terrasse d’un café. Un diabolo pétillant dans son verre, il observait ce qui passait. Quand une fille s’approchait, il la montrait du doigt et hurlait « non ! » si elle ne correspondait pas à ses critères. « Non ! » celle-ci était trop jolie, trop fraîche pour un amour perdu. Il avait besoin d’une fille plus nostalgique. « Non ! » celle-là était trop moche, complètement hors sujet. « Non ! » celle-ci était trop grosse. « Non ! » celle-là trop maigre. « Non » pas assez féminine. « Non ! » trop vieille. « Non ! » trop joyeuse. Mais attendez. Jukin s’était figé dans l’espace, la bouche entrouverte et les yeux légèrement écarquillés. Approchait du trottoir d’en face, une fille brune et mince, toute mignonne, le regard profond et un soupçon mélancolique. Comme une échalote tombée du ciel, Jukin était tombé amoureux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le temps suspendait son vol tel un albatros géant, et sans qu’il ne réalise, elle était devant lui. Complètement hypnotisé, il la laissa passer. Il s’en redit compte immédiatement et lui fit un croque en jambe afin qu’elle ne disparaisse pas si vite. Elle s’effondra sur les tables, rebondit sur une chaise et termina sa cascade assommée par un énorme pot de fleur en fonte. Il se redressa et la regarda au sol. Quelle était belle dans une petite marre de sang. Un homme à la terrasse l’interpella, furieux : « Mais vous n’êtes pas bien mon vieux ! ». Jukin lui sourit et répondit : « Vous ne comprenez pas, je suis amoureux. ». L’homme comprit aussitôt et le laissa tranquille.&lt;br /&gt;Jukin se pencha alors sur la fille. La main tremblante, il lui caressa gentiment la joue en y étalant du résineux. Comme elle le laissait faire les yeux fermés, il lui attrapa la tête en gesticulant. Il lui exprimait tout son amour par des phrases niaises toutes faites, en bougeant les mains avec emphase, quand il entendit :« hé ! ». Il leva la tête et vit un homme arriver en courant du bout de la rue. « Ne bougez surtout pas sa tête monsieur ! Attendez des secours ! ». Jukin lâcha la tête et se redressa. Il sourit à l’homme et lui dit : « Vous ne comprenez pas, je suis amoureux. ». L’homme souffla un « hooo » car il comprit aussitôt et rebroussa chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jukin fit basculer avec ses pieds la fille sur le côté. Il passa un bras sous ses fesses, un autre sous ses épaules et la souleva. La tête pendait dans le vide. Il marcha le menton haut, le torse gonflé et le regard fiers jusqu’aux urgences hospitalières. Tel un héros moderne, il la déposa sur le comptoir devant le personnel éberlué. On le fit attendre un bon moment. Il observait les gens de l’entretien qui nettoyaient la grande traînée de sang en lui lançant des regards haineux.&lt;br /&gt;Un médecin se présenta à lui. Jukin voulu lui couper l’herbe sous le pied en lui disant : « Vous ne comprenez pas, je suis amoureux. ». Le visage de l’homme à la blouse blanche devint sombre : « Justement monsieur. Ce sera difficile. L’état de votre amie est stabilisé. Seulement elle est dans un coma profond. Nous attendons d’autres tests pour nous prononcer. Mais nous ne savons pas si elle en sortira un jour. ». Incroyable. C’était fini. Aucune idylle n’était envisageable avec un légume. Jukin réalisa alors qu’il avait un nouvel amour perdu. Fou de joie, il se dit qu’il devrait l’honorer cette fois, effectuer son pèlerinage. Une fois sorti de l’hôpital, devant ce soleil superbe, il se dit aussi qu’il verrait ça plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-7468590990489259912?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/7468590990489259912/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/04/ce-matin-jukin-retrouve-son-amour-perdu.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/7468590990489259912'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/7468590990489259912'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/04/ce-matin-jukin-retrouve-son-amour-perdu.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Sdk0RZJ_TII/AAAAAAAAADY/6P1jMTbqaFI/s72-c/Jukin+06.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-7913687976843267772</id><published>2009-03-30T00:26:00.009+02:00</published><updated>2010-03-30T21:45:19.719+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='005'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;05. Ce matin, Jukin a trouvé un cadavre de coccinelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SdlB00H6HcI/AAAAAAAAADo/h2Ejoy0dcT8/s1600-h/Jukin05C.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 310px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SdlB00H6HcI/AAAAAAAAADo/h2Ejoy0dcT8/s320/Jukin05C.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321356810315767234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il était en train de peindre ses volets et en attaquant une nouvelle fenêtre, il l’a découvert sur le rebord. Il était là. Immobile. Ses petits yeux sans expression le dévisageaient. Jukin, ça lui a fait un coup. Comme un poignard de glace dans le cœur. Tellement attristé, il décida de ramener la coccinelle chez lui. Il alla déchirer un petit bout de papier journal qu’il plia en deux comme une rigole. Ha ! ha ! Il la plaça devant l’animal et emprunt de toute la délicatesse du monde rassemblé, il la fit glisser dessus avec le bout de l’ongle. Les yeux exorbités de concentration, il ramena son petit trésor jusqu’à la table de chevet. Soulagé qu’il n’y ait eu aucun incident, il s’étendit quelques minutes sur son lit pour se détendre. Remis de ses émotions, il fabriqua un mini coussin en velours vert pour lui rappeler les vertes plaines ainsi qu’un socle miniature en acajou pour l’y sublimer. Il ajouta 4 fines bougies rouges et deux rameaux de laurier. Il se mis en apnée et déposa le petit corps sur son coussin. Il eu un frisson car la scène était réellement poignante une fois les bougies allumées. Il alla chercher une goutte d’eau au bout d’une aiguille et la glissa entre les mandibules de la coccinelle. Elle fût absorbée rapidement. Jukin n’y croyait pas vraiment, mais il se dit qu’avec 1000 précautions quotidiennes et tout son amour, peut être que… quelque chose pouvait… enfin que tout n’était peut être pas…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;                     Son repas terminé, il amena dans sa chambre les minuscules bouts de viande qu’il avait découpés méticuleusement et gardés sur le rebord de son assiette. A l’aide d’un cure dent, il plaçait la viande devant les crochets de la coccinelle, puis avec une pince à épiler, il en actionnait les mandibules qui sectionnaient d’infimes particules de nourriture et les ingérait. Il se dit que son imagination lui jouait des tours, mais il lui semblait qu’elle était déjà plus rouge.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Il était agenouillé dans le jardin en train de rassembler un peu de terre humide quand le drame éclata. ‘’ Cui ! cui ! ‘’ Un oiseau était entré dans la maison ! Terrifié, Jukin se leva d’un bond, forma une boule avec la terre dans sa main et la balança par-dessus le toit. Au moment où il pénétrait la maison, il reconnu le splotch typique d’une boule de terre qui s’écrase dans l’œil d’une petite fille. Dans la chambre, c’était l’enfer. Son autel était sans dessus dessous : l’unique bougie restant sur la table de chevet était renversée et brûlait le laurier. Le socle acajou était brisé en 1200 fragments et le coussin introuvable ! Ses yeux s’affolaient dans tous les sens quand un ‘’cui ! ‘’ dans son dos l’alerta. Il fonça en direction de la cuisine et y trouva l’oiseau de malheur.&lt;br /&gt;Complètement rageux, Jukin fondit sur lui. L’oiseau eu tout juste le temps de déglutir qu’une main ferme se resserrait sur son cou. Il fût traîné dehors et approché d’un mur. L’homme le tenait par la tête, le cou toujours serré. Il gigotait comme un condamné, alors Jukin s’empressa de lui assener un coup de poing violent dans le corps. L’animal cessa aussitôt de bouger. Mais ça ne lui suffisait pas. Alors il lui remit un gros coup, et un autre, et encore un. Le corps de l’oiseau était de plus en plus plat. Ca résonnait sourd dans le mur. Au final, tout l’intérieur de l’animal était à l’extérieur. Il jeta tout ça dans la benne et comme cela arrive souvent, c’est à l’endroit le plus improbable et le plus évident qu’il découvrit son trésor : sur son propre oreiller !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il réinstalla précautionneusement son autel et en y plaçant le coussin de velours, il remarqua un changement inquiétant : sa coccinelle avait blanchi. Il se précipita en cuisine lui chercher une goutte d’eau, mais ce qu’il découvrit en retournant au chevet le mortifia et lui ôta tout espoir.&lt;br /&gt;Il ne pouvait désormais que se raccrocher à son souvenir, pour imaginer sa coccinelle à la place de la boule blanchâtre qui l’avait remplacée. Son cœur était serré dans sa poitrine, quand la boule se mis à vibrer. L’enveloppe émettait une légère lumière ainsi qu’un craquement. Jukin était paralysé de fascination. L’intensité de la lumière augmenta soudainement en même temps que celle du son. Et avant d’atteindre un seuil critique douloureux, la boule se brisa. Une fumée sombre s’en échappait. Il ne distinguait pas grand-chose, pourtant il fût attiré par une traînée rouge. Il la suivit des yeux un moment et pu finalement l’identifier : un papillon rouge à points noirs ! Il ne fit pas tout de suite le rapprochement, mais suivi l’insecte qui virevoltait vers l’extérieur. C’était un papillon splendide, aux dimensions impressionnantes. Le rouge de ses ailes scintillait de 1000 feux dans la clarté du jour. Il se tourna vers Jukin et vola autour de sa tête. Il en retrouva le sourire. Il cru même le voir faire un clin d’œil avant de passer le mur du fond pour rejoindre les gens dans la rue. Le spectacle était magistral, des centaines de personnes passaient la tête par la fenêtre où rejoignaient les autres dans la rue afin d’en profiter. Ils étaient tous tellement émerveillés qu’ils ne purent s’empêcher d’applaudir. Pour les remercier, le papillon effectua une jolie pirouette avant de disparaître dans le ciel. C’est à l’instant où il rentrait chez lui, la tête basse, que Jukin compris. Au fond, c’est lui qu’ils avaient applaudi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-7913687976843267772?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/7913687976843267772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/03/ce-matin-jukin-trouve-un-cadavre-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/7913687976843267772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/7913687976843267772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/03/ce-matin-jukin-trouve-un-cadavre-de.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SdlB00H6HcI/AAAAAAAAADo/h2Ejoy0dcT8/s72-c/Jukin05C.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-343565411443764949</id><published>2009-03-23T02:53:00.008+01:00</published><updated>2010-03-30T21:44:28.773+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='004'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;04. Ce matin, Jukin a vu son reflet dans le miroir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Sci7wvtlEkI/AAAAAAAAACo/S3KK8WDhAXo/s1600-h/jukinC04-2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 262px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Sci7wvtlEkI/AAAAAAAAACo/S3KK8WDhAXo/s320/jukinC04-2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316705806226625090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il ne comprit pas aussitôt de quoi il s’agissait. D'abord, il avait cru découvrir une vieille photographie autoportrait à un endroit de sa salle de bain où il n’avait jamais regardé. Mais le doute s’installa quand le portrait s’adressa à lui. Il mit une bonne demi heure à réaliser qu’il s’agissait de sa propre image. Et quand il la regardait, muet, elle lui parlait de son propre chef. Il n’osait pas engager la conversation avec ça. Il ne savait même pas comment appeler ce truc d’ailleurs. C’était quoi en fait ? C’était lui, enfin, sa gueule à lui, même sa voix. Mais ce n’était ni ses paroles, ni ses pensées. Pouvait il s’agir d’un lui d’un autre temps ? Il se décida à lui demander directement car il sentait qu’il était dans une impasse.&lt;br /&gt;« _ Euh… ça…vous êtes un moi… d’un autre espace temps ? »&lt;br /&gt;« _Uuhuuuhuuhuhuhhu… » lui fut-il répondu.&lt;br /&gt;Jukin était scandalisé. Il se sentait arnaqué dans sa propre salle de bain et par sa propre image. Au moins il avait rapidement intégré ce principe d’image. Il se demanda subitement si c’est ainsi que les autres le voyaient. Est-ce qu’ils avaient chacun une image différente de lui ? Sans même le savoir, et sans même pouvoir le vérifier, les comparer les unes aux autres ? Et s’il était celui là même qui était le plus loin de la vérité avec son image depuis l’intérieur. Finalement, il était le seul à avoir cette image interne, tandis ce que tous les autres partageaient des images extérieures de lui, donc sans doute plus semblables les uns aux autres que la sienne. Alors quel était son lui fixe et absolu ? Il se dit qu’il ne réalisait pas complètement les implications de ses réflexions, mais aussi que ça valait mieux pour lui. Il revint à ‘ça’ et décida de l’appeler ‘Image’.&lt;br /&gt;« _Hein, Image, t’étais plus bavard tout à l’heure ! »&lt;br /&gt;Il n’en était plus intimidé, mais Image gardait le silence pour le moment. Jukin laissa passer volontairement quelques minutes et cria subitement. Image fut totalement surpris et sursauta. Ca fit marrer Jukin profondément et Image se vexa. C’était encore plus ridicule. Alors Jukin éteint la lumière et Image disparu.&lt;br /&gt;« _Rallume à la fin, ce n’est pas drôle ! »&lt;br /&gt;« _Ca y est, tu te décides » lui lâcha Jukin en réactivant le système lumineux.&lt;br /&gt;« _Je n’ai rien à te dire » grogna-t-il.&lt;br /&gt;« _M’enfin, ce n’est pas sérieux. Il y a moins d’une heure, tu déblatérais à tout rompre. Et maintenant, M. Image n’a plus rien à dire. Il faut que tu me parles, que tu m’expliques. »&lt;br /&gt;« _Mais que veux-tu que je t’explique ! »&lt;br /&gt;« _Et bien, ça, qu’est ce que c’est, qu’est ce que ça veut dire ? »&lt;br /&gt;« _Ca, ça, tu n’as que ce mot là à la bouche. Je m’appelle M. Image, alors commence par me considérer comme il se doit. »&lt;br /&gt;« _Tu es infernal. Ce n’est pas possible de parler avec toi. C’est MOI qui t’ai trouvé ton nom. C’est TOI qui devrais me remercier. »&lt;br /&gt;« _Uhuuhhuhuhhuuuuuhh… ! »&lt;br /&gt;« _Et voilà, tu recommences. »&lt;br /&gt;C’est à ce moment là que Jukin se pencha un peu vers le miroir, la tête légèrement inclinée. Et il vit quelque chose qui ne lui plut pas du tout. Sur la nuque d’Image, il y avait un petit nœud orange pour retenir une queue de cheval. Hors lui, M. Jukin, n’avait pas de queue de cheval ! C’était une imposture flagrante démasquée. Image dû comprendre au regard de Jukin ce qui se passait, car il esquissa un geste de recul derrière sa vitre. Totalement courroucé, Jukin se saisit de la brosse à traire sur le lavabo et la balança vers l’image en hurlant « uhuuhuuhuhuhhhuuuhh… ! ». Image se mis à hurler aussi, mais c’est la terreur que l’on entendit dans sa voix à l’instant où le miroir se brisait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-343565411443764949?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/343565411443764949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/03/ce-matin-jukin-vu-son-reflet-dans-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/343565411443764949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/343565411443764949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/03/ce-matin-jukin-vu-son-reflet-dans-le.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/Sci7wvtlEkI/AAAAAAAAACo/S3KK8WDhAXo/s72-c/jukinC04-2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-2650902060329081171</id><published>2009-03-16T01:35:00.007+01:00</published><updated>2010-03-30T21:43:06.955+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='003'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;03. Ce matin, Jukin s’est souvenu de la veille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SfOr8ryOnOI/AAAAAAAAAEQ/VuLNWMrAGmo/s1600-h/Jukin+-+03.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SfOr8ryOnOI/AAAAAAAAAEQ/VuLNWMrAGmo/s320/Jukin+-+03.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5328791843143326946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’était une journée extraordinaire. Une de celles dont on se souvient. Une pour laquelle on laisse filer les suivantes uniquement à se remémorer comme c’était parfait. Dès le réveil, les choses s’étaient enchaînées à merveille. Un soleil rayonnait dans son cœur. Le petit dej’ fût pris devant la fenêtre grande ouverte afin de profiter de l’odeur de l’air. La saveur du jus d’orange pressé et des tartines grillées à la confiture de framboise n’en était que meilleure. Habillé légèrement, il sorti faire un tour dans le parc tout près de chez lui. Il souriait en voyant des chiens ramasser des balles, des enfants tomber ou de jeunes amoureux s’embrasser. Il trottina gaiement à travers les allées jusqu’à ce que les cris d’enfants et les rires de mamans ne s’estompent. Il rejoignit la ville et tourna à un coin de rue. Un bonhomme était coincé dans une grande boîte invisible. Il tenta de l’aider et réalisa alors qu’il s’agissait d’un mime. Ils rirent tous les deux quand il lui rendit son bras. En fait, il y avait un festival de théâtre de rue. Jukin pu y profiter des jongleurs en tenue de bobsleigh, des clowns sans nez rouge et des chanteurs à la petite semaine. Ca respirait la joie de vivre.&lt;br /&gt;Toujours le sourire aux lèvres, il décida de se remplir le ventre. Il trouva une crêperie déserte et s’installa tout au fond. On pouvait y confectionner ses crêpes personnalisées. C’était jour de fête, alors il se permit toutes les folies. Il prit deux crêpes salées : la première recouverte de beurre normand y mêlait cacahuètes de Strasbourg, crème épaisse et cubes de viande d’épaule de raton laveur. La seconde, beaucoup plus sobre, avait été trempée dans l’huile d’olive et simplement saupoudrée de tétons parfumés. Pour le dessert, il se laissa tenté par la spécialité du chef : deux bananes imbibées de coulis de pistache montées en cornes sur la tête du cuisinier. On devait se rendre en arrière cuisine pour les déguster. Jukin ne regretta pas son choix. Afin d’éviter de sombrer suite à ce copieux repas, il bu un coup de cidre et reparti en excursion. Il s’engouffra sous un porche où des hommes parlaient à voix basse. Les pavés défoncés étaient glissants. Il poursuivit au hasard et déboucha sur un terrain vague. Une grande étendue de terre ou quelques touffes de mauvaise herbe dépassaient. On aurait cru l’ancien cimetière de vieux bâtiments car ça et là on devinait des briques et des pierres à moitié cassés. C’était l’apothéose. Jukin se sentit un peu bête, mais il ne pu retenir les larmes qui montaient à ses yeux. Il du les laisser ruisseler sur ses joues quand il découvrit une petite marre saumâtre un peu plus loin. Son esprit commençait déjà à vibrer.&lt;br /&gt;Il s’élança du trottoir et posa son premier pas qui s’enfonça dans la terre. Son autre pied craqua en se heurtant à une pierre. Jukin jubilait. Il fit d’autres pas en titubant avant de se vautrer le visage en avant et la bouche grande ouverte. En s’écrasant au sol, il avala un pissenlit par ses racines. Il rampa jusqu’à la marre et frissonnait à chaque fois qu’un de ses os crissait sur un bout de tuile dur. Il plongea ses mains dans le liquide gluant et en aspergea des mottes de terre qu’il mélangea avec. Soudain il bondit et projeta son dos sur un agglo pointu. Les deux se fracassèrent. Une fois redressé, il commença à barbouiller la boue toute fraîche sur lui. Fou, il trempa directement son pied terreux dans la marre et en étala la mixture sur sa jambe gauche. Il se laissa choir volontairement pour se rouler aux 4 points cardinaux. Ses membres étaient libérés de sa conscience et pouvaient ainsi effectuer les mouvements les plus interdits. Il se tordait de bonheur en sentant ses membres pénétrer la terre meuble ou s’écraser douloureusement contre une pierre. Toutes les tensions, les frustrations de son existence s’évaporaient. Épuisé, il finit par s’immobiliser sur le dos. Un nuage de vapeur d’eau quittait sa gorge. Il se traîna jusqu’à un reste de banc en bois au bord du terrain vague. Sa journée s’acheva apaisé, le regard dans le vide. Les derniers rayons du soleil s’évanouissaient au loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-2650902060329081171?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/2650902060329081171/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/03/ce-matin-jukin-sest-souvenu-de-la_16.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/2650902060329081171'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/2650902060329081171'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/03/ce-matin-jukin-sest-souvenu-de-la_16.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SfOr8ryOnOI/AAAAAAAAAEQ/VuLNWMrAGmo/s72-c/Jukin+-+03.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-369912018462768963</id><published>2009-03-09T01:22:00.008+01:00</published><updated>2010-03-30T21:42:13.626+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='002'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;02. Ce matin, Jukin a eu envie de jouir debout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SfOruJSLggI/AAAAAAAAAEI/lCxtUJhq6to/s1600-h/Jukin+-+02.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SfOruJSLggI/AAAAAAAAAEI/lCxtUJhq6to/s320/Jukin+-+02.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5328791593363931650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il ne sait pas trop ce qui lui a pris, cependant, il ne pouvait pas s’enlever cette idée de la tête. C’est peut être cette énorme érection matinale qui l’obsédait. Mais vraiment, il n’avait jamais vu sa verge dans de telles proportions. Ça l’inquiétait presque. Et si c’était une maladie dégueulasse. Une fois douché et son pénis revenu à une taille normale, il ressentait encore le besoin de se laver. C’est ce sentiment qui lui inspirait de la crainte. Celle d’être envahit par un agent infectieux. Il s’imaginait des bêtes terribles le parcourant dans les plus petites parcelles de tissu organique le constituant. Il se mit à se jeter en l’air, en effectuant des vrilles folles. Comme s’il voulait sortir de lui même, pour se débarrasser de ses aliens. Une fois qu’un mal de crâne insupportable l’eut paralysé, il se calma et s’imposa de rationaliser : « je suis rempli de microbes et ils me sont vitaux de toute façon. » Il n’était pas réellement soulagé, mais ça lui évitait de paniquer aussitôt. L’envie lancinante de jouir debout lui revint encore. Et cette fois sous un jour nouveau. Il y voyait aussi un moyen de se débarrasser de sa maladie. La violence de l’éjaculation, comme une explosion salvatrice, emporterait avec elle les germes malfaisants. Il jubilait. Mais soudain, un doute s’insinua. Son érection fabuleuse reviendrait-elle ? Déjà un picotement aux couilles lui indiquait qu’une bandaison était imminente. Il ne pouvait pas encore en deviner la qualité. Jukin savait pertinemment qu’il ne devait pas se forcer et laisser venir les choses. Invoquer mentalement le contexte matinal avait le pouvoir de le placer dans de bonnes dispositions, à condition de ne pas s’y limiter en voulant à tout prix y être fidèle. Sa queue était bien dure, il la serra dans sa main. Il avait déjà atteint le gonflement habituel, et plein d’espoir, il se sentait largement de la ressource. Patience, patience. De nouvelles images se projetaient sur l’écran de sa conscience. Toutes neuves et pleines de sueur, elles glissaient remplir ses corps caverneux, quitte à les faire craquer. Ça venait, c’était énorme. Il en pris conscience un instant, ce qui interrompu le processus. Aussitôt il se replongea en lui même et sorti son membre. Il déborda littéralement. Il l’avait. Il la tenait la fabuleuse gaule. Il s’y cramponna des deux mains et prolongea encore ses films mentaux. Sa tunique et son pantalon traversèrent la pièce d’une jolie hyperbole. Il serra les dents et fronça les sourcils. Il voulait se retenir jusqu’au malaise, afin d’accumuler la totalité des germes dans son chibre bleui maintenant. Il continuait de foncer quand tout parti d’un coup. Il fût projeté en arrière, tandis que la jute recouvrais toute la surface du mur jusqu’à déborder sur le plafond. Jukin fini sur le flanc et expira. Un sourire extatique, presque crispé, déformant ses lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-369912018462768963?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/369912018462768963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/03/ce-matin-jukin-eu-envie-de-jouir-debout_09.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/369912018462768963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/369912018462768963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/03/ce-matin-jukin-eu-envie-de-jouir-debout_09.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SfOruJSLggI/AAAAAAAAAEI/lCxtUJhq6to/s72-c/Jukin+-+02.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4776713628511769100.post-7967570328641637451</id><published>2009-03-02T00:33:00.031+01:00</published><updated>2010-03-30T21:05:10.032+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='001'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(204, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;01. Ce matin, Jukin a eu l’idée de faire son site internet de collection de viandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SfOrUuJK1PI/AAAAAAAAAEA/RSOu7XOnfic/s1600-h/Jukin+-+01+-+02.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SfOrUuJK1PI/AAAAAAAAAEA/RSOu7XOnfic/s320/Jukin+-+01+-+02.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5328791156581651698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ca commence à sentir dans la cuisine. Une odeur de moisi et de pâte à tartiner. Il en a marre de glisser dans le petit jus rouge qui s’est répandu en flaques sur le carrelage. Alors il revient du magasin d’informatique où le gars lui a vendu tout un matériel inutile et déjà à moitié obsolète. Mais il veut se débarrasser de toute cette barbaque, sans pour autant être résolu à la jeter comme ça. Il désire en capturer l’existence et même la partager. L’Internet lui semble le meilleur moyen pour cela.&lt;br /&gt;Polaroid à la main, il flash tous ces morceaux mi sanguinolents, mi mousse végétale. Il met un quart d’heure à allumer tout le matériel d’informatique. Puis, comme le mec lui a indiqué, il insert la disquette griffonnée au crayon : création de site. Tout un tas de fenêtres et d’affichages clignotent devant ses yeux. Il ne comprend rien. Alors il tape au clavier en suivant son instinct. Il regrette un instant de ne pas avoir acheté de souris, mais la facture aurait dépassé son pouvoir d’achat. Finalement un buzz le ramène à l’écran qui affiche : site créé. Jukin n’en croit pas ses globes oculaires. Il a réussi ! Surexcité, il met la disquette gribouillée : surf internet. Des panneaux apparaissent au milieu de bannières clignotantes. Il cherche son site. En fait, il réalise qu’il n’en connaît pas l’adresse. Il se résout à insérer la disquette : recherche internet. Il tape fébrilement : « collection » « viande », dans la case. Il parcourt les 3 pages de réponses et fouille tous les sites. Ça n’a aucun rapport : sites de rencontres, d’animaux empaillés, d’agrandisseurs de pénis, de musées ennuyeux, de voyages pas chers... Pas la moindre trace de chair morte. Dans un coup de folie, il tente la recherche : « collection » « de » « viandes ». Shlaken : il obtient les 3 mêmes pages de réponses. Il les parcourt machinalement et retrouve les mêmes sites. Il continue jusqu’à la 3ème page tout de même. C’est alors qu’il remarque une réponse supplémentaire tout en bas, en petits caractères : collection de viandes. Il manque de briser son clavier en lui mettant un coup de poing pour valider. Jukin voit alors s’afficher d’innombrables bouts de bêtes, bien rouges, parfois bien verts. C’est extraordinaire. Malheureusement, ce ne sont pas SES bouts de bêtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4776713628511769100-7967570328641637451?l=jukinalaviealacon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/feeds/7967570328641637451/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/03/ce-matin-jukin-eu-lidee-de-faire-son.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/7967570328641637451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4776713628511769100/posts/default/7967570328641637451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jukinalaviealacon.blogspot.com/2009/03/ce-matin-jukin-eu-lidee-de-faire-son.html' title=''/><author><name>niknikko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14329094442530788825</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SsnSqHLBxQI/AAAAAAAAAGo/y-myL-Yo20g/S220/nikkolite+orange+carr%C3%A9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_eD0EJ3z5RJA/SfOrUuJK1PI/AAAAAAAAAEA/RSOu7XOnfic/s72-c/Jukin+-+01+-+02.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
